L'église
L'église Notre-Dame de Dresde est une église luthérienne de style baroque et une structure monumentale dans le district New Market de Dresde. Elle est l'une des plus belles églises d'Europe, au niveau architectural, et appartient aux constructions religieuses protestantes de l'Allemagne baroque. Mis à part la cathédrale de Strasbourg, cette construction de grès est parmi les plus imposantes du monde tout en possédant l'un des plus grands dômes d'église au nord des Alpes. Cette église a été construite de 1726 à 1743. Au cours de la Seconde guerre mondiale, elle est lourdement endommagée, lors de raids aériens contre la ville de Dresde au cours de la nuit du 13 au 14 février 1945, alors qu'un feu immense ravage la ville et elle s'écroule au matin du 15 février pour se consumer. Dans la république démocratique d'Allemagne, ses ruines sont préservées et prennent la forme d'un mémorial. Sa reconstruction, débutée en 1994 et terminée en 2005, est le fruit du travail et de dons émanant d'associations et de donateurs provenant du monde entier.
Déjà au XIe siècle, une petite église romane, dédiée à la Vierge Marie et probablement la plus ancienne église de Dresne, est constuite sur l'emplacement de l'église actuelle. Cet édifice fut modifié plusieurs fois au cours du Moyen-âge. Lors de la Réforme, l'édifice est remis à la municipalité maintenant contrôlée par les luthériens. Tôt au XVIIIe siècle, l'édifice est devenu délabré et est jugé trop petit pour répondre à une foule de fidèles toujours croissante.
En 1722, le conseil de ville décide de construire une nouvelle église qui est une cathédrale luthérienne bien que le Prince-électeur de Saxe, Frederick August I (1670-1733) soit catholique. L'architecte de la ville et l'un des grands maîtres du style baroque allemand, George Bähr (1666-1738) est chargé de préparer les plans. Ceux-ci sont approuvés par le conseil de ville le 26 juin 1726 et la pierre angulaire est posée le 26 août. La construction, qui dure jusqu'en 1743, coûte 288,570 talers dont la majorité provient de dons. L'originalité de cette église provient du fait que Bähr reproduit le nouvel esprit de la liturgie protestante en plaçant l'autel, le choeur et les fonts baptismaux directement à la vue de toute la communauté. L'intérieur est consacré, le 28 février 1734 par le surintendant Valentin Ernst Löscher avec de la musique de circonstance composée par Theodor Christlieb Reinhold.
À l'origine, le dôme devait être construit de bois puis recouvert de cuivre mais, depuis 1734, Bähr préconise l'idée de construire un dôme de pierre et ce, avec l'appui de August II le Fort. La conception du dôme repose sur celui de l'église Santa Maria delle Salute, de Venise, sise à l'entrée du Canal sur l'Adriatique et dont le dôme dominait le paysage urbain. Un triomphe du génie, comparable au dôme de Michelange pour la basilique Saint-Pierre, de Rome, le dôme, construit entièrement en grès, se dresse dans le ciel et ce, sans support interne. Malgré des doutes initiaux, le dôme s'est avéré extrêmement stable. De plus, la forme concave de sa base rappelle une cloche ce qui est unique au monde et d'où son surnom: « la cloche de pierre ». Durant la construction, des fissures firent leur apparition et en conséquence, la construction de la lanterne ne put débuter qu'en 1741. Le 27 mai 1743, cinq ans après la mort de George Bähr, une croix venait couronner la structure monumentale. Cette décision fut prise par Löscher et contrevenait au plan original de Bähr qui prévoyait l'installation d'un obélisque.
Les murs extérieurs forment une carré approximatif qui est brisé par un choeur semi-circulaire. Les tours d'escaliers dans les coins servent de support pour le dôme et mènent aux tribunes sises entre les piliers. En face du choeur, un escalier courbé double avec, au centre, un lutrin et derrière lui, un autel baroque monumental couronné par le buffet d'orgue. La chaire placée sur le pilier gauche n'est installée que plus tard à cause de problèmes d'acoustique. À l'intérieur du dôme, les bancs sont alignés de façon concentrique vers le lutrin et l'autel alors qu'entre les piliers et derrière ceux-ci, les bancs sont placés autour. ...... Les proportions, principalement avec ses hauts piliers et ses hautes et étroites fenêtres rappellent les cathédrales gothiques. L'édifice mesure 91,2 mètres (300 pieds) de haut, 42 mètres (137,8 pieds) de large, et 50 mètres (164 pieds) de long. Le dôme débute à une hauteur d'environ 40 mètres (131 pieds) et la lanterne est à 62 mètres (203,4 pieds) au-dessus du sol. À sa base, le dôme de pierre possède un diamètre extérieur de 26.2 mètres (86 pieds) alors qu'à son sommet, il mesure environ 10 mètres (33 pieds). Il pèse environ 12,000 tonnes métriques. Le sommet de la coix est à 95,7 mètres (314 pieds) du sol).
Le dôme de pierre oblige l'exécution de travaux afin de corriger des faiblesses de construction. Les huit piliers intérieurs, construits de grès, sur lesquels repose la majeure partie du poids du dôme vont à l'encontre de l'opinion de George Bähr dont les plans prévoyaient que le poids du dôme devait reposer sur les murs extérieurs. La pression exercée par le dôme cause le Stauchungen lequel entraîne une coopération inférieure de la part du seul Tragglieder de l'église. La poussée résultante sur la corniche principale produit des fissures au niveau des chapiteaux des piliers. En 1735, seulement une année après l'inauguration de l'édifice, les piliers doivent être réparés avec des pinces d'acier et du plâtre et, à partir de 1736, des attaches d'aciers sont installées afin d'assurer leur stabilité.
En 1760, lors la Guerre de sept ans, le dôme est la cible de plus de 100 boulets de canon lancés par l'armée prussienne dirigée par Friedrich II. Les projectiles ne font que rebondir et l'église est sauvée. Les réparations ne sont effectuées qu'en 1765. À nouveau, les fûts de pilliers sont protégés par des pinces et des bandagen afin de prévenir un nouvel affaissement du dôme. En 1820/21, les premières rénovations extérieures sont exécutées: les plants sont enlevés, la maçonnerie à nouveau verfugt alors que les pierres partiellement branlantes sont protégées. L'humidité et le manque de chauffage dans l'église affectent la durabilité des structures en bois qui doivent être partiellement changées en 1844. D'autres rénovations partielles sont effectuées en 1861 mais le problème de base concernant l'affaisement du dôme n'est pas résolu.
En 1849, l'église est le centre des troubles révolutionnnaires connues sous le nom de la « révolte de mai ». L'église est entourée de barricades et de violents combats font rage pendant plusieurs jouts avant que les rebelles, qui n'avaient pas déjà fui, furent rassemblés dans l'église puis arrêtés.
De plus en plus, les piliers intérieurs doivent être supportés par l'installation de matériaux étrangers. Des réparations fréquentes sont faites sur les chapitaux et les fûts des piliers parce que ceux-ci ne sont pas d'aplomb. En 1930, des tiges d'acier sont insérées dans les piliers mais elles s'avèrent peu efficaces. En 1938, suite à un rapport préparé par George Rüth, des arches de renforcement en béton armé sont installées entre les huit pilliers et le dôme est renforcé à l'aide d'attaches de béton armé. Les armatures sont solidement attachées l'une à l'autre afin de prévenir leur dispersion. Ce travail est complété en 1942 et ce sera la dernière réparation effectuée avant que l'église ne soit détruite.
Le 13 février 1945, les forces alliées anglo-américaines commencent le bombardement de Dresde. Remarquablement, l'église survit à deux jours et deux nuits d'attaques et les huit piliers intérieurs de grès supportent le dôme colossal assez longtemps pour permettre l'évacuation de 300 personnes qui avait trouvé refuge dans la crypte de l'église. Malheureusement, les piliers succombent à la chaleur générée par plus de 650,000 bombes incendiaires qui tombent sur la ville. La température ambiante et à l'intérieur de l'église atteint 1,000 degrés Celsius. Finalement, le dôme s'effondre à 10 heures du matin le 15 février. Les piliers rougeoient et explosent; les murs extérieurs se brisent et quelques 6,000 tonnes de pierre chûtent et pénètrent dans le plancher.
L'autel est seulement partiellement endommagée durant le bombardement et le feu qui détruisent l'église. L'autel et son reredos ainsi que le choeur sont parmi les seuls éléments restant debout. L'ameublement est brisé par les débris qui tombent et les fragments se retrouvent parmi les ruines.
L'édifice disparaît de la silhouette de la ville et ses pierres noircies restent empilées au centre de la ville pendant les prochaines 45 années sous le contrôle communiste de ce qui était alors l'Allemagne de l'est. Peu après la fin de la Seconde guerre mondiale, les résidents de la ville commencèrent à récupérer les fragments de pierre et à les numéroter en vue d'une reconstruction éventuelle. L'opinion publique découragea les autorités de retirer les ruines et d'y installer un stationnement.
En 1982, le site des ruines devint un lieu de rencontre pour le mouvement pour la paix et aussi pour les protestations populaires pacifiques contre le gouvernement de l'Allemagne de l'est. Le jour anniversaire du bombardement, 400 citoyens se réunirent, en silence et munis de fleurs et de chandelles, au site des ruines, en tant que participant au mouvement des doits civiques des allemands de l'est. En 1989, le nombre de protestataires à Dresde, Leipzig et dans les autres partie de l'Allemagne de l'est s'élevait à des dizaines de millers et c'est alors que le mur de Berlin tomba. Ce geste ouvrait la voie à la réunification de l'Allemagne.
La reconstruction
En 1989, le jour de la Réforme, une lettre ouverte publiée par Günter Voigt suggère à l'évêque de l'église luthérienne de la Saxe, Johannes Hempel, de considérer très sérieusement la reconstruction en tant qu'important symbole. Suite à une rencontre avec un groupe de 10 citoyens, le 24 novembre 1989, Karl-Ludwig Hoch lance son "appel de Dresde". Cet appel s'étend au monde entier le 12 février 1900. Il est envoyé aux Britanniques et aux Américains qui sont à l'origine du bombardement de Dresde en février 1945 parce que cette reconstruction s'inscrit comme un symbole de réconciliation. Le trompettiste virtuose Ludwig Güttler est nommé président et porte-parole. L'idée de la reconstruction poursuit son chemin et un comité est mis en place pour préparer le devis de la reconstruction archéologique avec l'aide de quelques éminents citoyens de la ville de Dresde et la collecte de dons se met en branle. Le 18 mars 1991, le synode de l'église luthérienne de la Saxe se prononce en faveur de la reconstruction et, le conseil de la ville de Dresde en fait autant en 1992. Un fonds de dotation est constitué en août 1994.
Dès les débuts, les plans sont sujets à critiques de la part des architectes et des historiens: sans ces ruines, le mémorial de la guerre n'existe plus. Compte tenu des importants dommages, le projet peut seulement créer un nouvel édifice et utiliser des équipements contemporains et de la technologique moderne. Sous un couvert historique, l'église sera une réplique de l'édifice original. Pour convaincre ceux qui sont contre le projet, les supporteurs insistent sur la valeur symbolique de la reconstruction et sur le fait que les coûts seront assumés principalement à partir de dons privés.
Le 4 janvier 1993, les travaux archéologiques débutent. Les ruines consistent en un amas de 26 000 tonnes de débris et de pierres. Parmi celles-ci, la tombe de George Bähr est retrouvée de même qu'environ 2 000 morceaux de l'autel. Chaque pierre jugée utilisable est mesurée, inventoriée et entreposée. Avec sa position dans les ruines et avec l'aide d'un programme informatisé de géomatique spécialement développé pour cette tâche, chaque pierre retrouve sa place dans l'édifice original. Plus de 8 000 pièces purent être récupérées et de ce nombre, environ 3 539 retrouvèrent leur place dans la façade extérieure.
La pierre angulaire de la nouvelle église est posée le 27 mai 1994 et la reconstruction débute sous la supervision de l'expert Eberhard Burger. Les travaux débutent par la reconstruction de la crypte qui sera inauguée le 21 août 1996. Un autel de pierre fait de calcaire noir irlandais est installé dans l'apex de cette crypte cruciforme à voûte en tonneau. Il a été conçu par Anish Kapoor, un artiste vivant en Angleterre et issu d'une mère juive et d'un père hindou. Il s'agit du premier autel en Allemangne qui ait été conçu par un artiste d'ascendance juive. Le lieu est un lieu de silence et de commémoration. Il contient le tombeau redécouvert et restauré de George Bähr.
La reconstruction de l'église principale débute en 1996. Un total de 43% des matériaux de la structure originale ont été partiellement réutilisés et certaines grosses pièces ont été replacées à leur place d'origine. Les restes de la tour de coin et du choeur ont aussi été intégrés dans la construction. À elles seules, les morceaux provenant des ruines représentent 34% de la structure totale. Pour des raisons de statique, le dôme ne comprend que des pierres neuves. L'utilisation de vieilles pierres noircies par l'oxydation parmi les pierres neuves produit un effet de casse-tête géant mais, avec le temps, les nouvelles pierres vont noircir et il deviendra impossible de les différencier. Deux crochets et une structure cachée d'acier supportent maintenant l'édifice. Si requis, les éléments d'aciers pourront être remplacés car ils sont facilement accessibles. Grâce aux méthodes modernes de fabrication, les blocs de grès peuvent être produits au millimètre près. Dans le but de réduire les forces émanant du dôme et qui ont causé, dans le passé, la déviation et l'affaisement de l'église, la géométrie de chacune des 560 pierres différentes du dôme a été déterminée par un programme informatique. Un nouveau mortier, fruit de recherches menées aux universités de Dresde et de Karlsrube, a été utilisé afin de résister aux pluies. L'intérieur du dôme est terminé en 2001 tandis que les travaux sur l'extérieur s'échelonnent de mai 2002 à juillet 2003.
À l'intérieur, l'autel, créé par Johann Christian Feige, de 1733 à 1739, contient une représentation en relief de l'agonie de Jésus au jardin de Gethsémanie sur le Mont des Oliviers. Principal item rescapé après la guerre, il est réutilisé consciemment avec ses avaries. De plus, il forme, avec sa rugosité optique, un contraste avec le décor luxuriant du décor baroque de l'église tout en étant un mémorial durable. L'autel comprend aussi les statues de deux personnages du Nouveau Testament ainsi que de deux personnages de l'Ancien Testament: complètement à gauche, Moïse et les tables de la Loi, au milieu à gauche, saint Paul avec le glaive et le livre, au milieu et à droite, saint Philippe avec la croix, et complètement à droite, Aaron avec ses vêtements sacerdotaux. Immédiatement au-dessus, l'oeil de Dieu trône sur un lit de nuages et, finalement, la balustrade de l'orgue.
La première église ne comportait pas de baptistère parce que les baptêmes étaient célébrés à l'église Sainte-Croix (Kreuzkirche) mais, l'église du XIXe siècle en possédait un qui a péri en 1945. Au cours des travaux intérieurs de restauration, il est planifié d'obtenir, de l'église Saint-Pierre (Petrikirche), de Freiberg, des fonts baptismaux créés par Johann Christian Feige. Le conseil municipal refuse mais propose ceux de l'église Saint-Nicolas (Micolaikirche). Les fonts, en bois, ont été créés en 1753 et consacrés le 25 janvier 1754 au cours de la reconstruction baroque de l'église Saint-Nicolas (Nicolaikirche) par Johann Gottfried Stecher (1718-1776), de Hainichen. Il fut requis de remplacer le revêtement doré par la couleur s'harmonisant au décor baroque.
Les huit peintures à l'intérieur du dôme avaient été créées en 1734 par Giovanni Battista Grone, décorateur de théâtre italien. Elles montraient les évangélistes Luc, Matthieu, Marc et Jean de même que des portraits des vertus chrétiennes de la foi, l'amour, l'espérance, et la miséricorde. La première tentative de reconstruction est manquée parce que l'évangéliste Jean est trop brillant. Le tout est effacé et une nouvelle surface de plâtre est créée. Après une longue procédure de sélection, le peintre Christoph Wetzel et le restaurateur Peter Tauber sont choisis pour repeindre le dôme le plus fidèlement possible.
Sept nouvelles cloches sont fondues aux ateliers A. Bachert, de Bad Freidrichsall (Baden-Wuttemberg). Seule la cloche commémorative «Maria» est rescapée parmi les quatre cloches qui possédait l'église jusqu'à la Seconde guerre mondiale. En 1926, elle fut expédiée à l'église de Hubertusburg et ainsi, elle échappa à la destruction. Plus tard, elle est installée dans des églises de Werms et Dittmanns. En 1998, la cloche retourne à Dresde où elle est placée dans une tour temporaire au côté de l'église. Maintenant réunie aux sept nouvelles cloches, elle forme un carillon unique de 8 cloches qui sonna pour la première fois, le dimanche de la Pentecôte, le 2 mai 2003.
La croix originale sur la tour a été exécutée par Johann Georg Schmidt. Le 1er juin 1993, la croix est contre tout attente retrouvée parmi les ruines de l'église. Parce qu'elle était trop grandement endommagée, elle est remplacée par une nouvelle qui est décorée d'un couronne dorée. Cette nouvelle croix est l'oeuvre de Alan Smith, un forgeron artisan londonnien et fils d'un des pilotes britanniques qui ont bombardé Dresde. Elle mesure 8 mètres (26 pieds) de haut et est évaluée à 500 000 euros. En février 2000, elle est remise, à Dresde, à l'occasion du 55e anniversaire de la destruction de l'église, au duc de Kent par le président du fonds de reconstruction. Le 22 juin 2004, elle est hissée au sommet de l'église et reconnue comme la «croix de réconciliation» en signe de l'amitié germano-britannique en présence de 60 000 spectateurs rassemblés sur la dôme. Avec elle, la silhouette historique de la ville de Dresde est restaurée après plus de 59 ans. La plateforme panoramique, sise à 67 mètres (220 pieds) du sol et ouverte aux visiteur le 1er février 2005, permet une vue sur l'Elbe et le centre de la ville.
La reconstruction a été réalisée en moins de temps que prévu originalement parce que les dons excédèrent de beaucoup les prévisions. Le total des dépenses s'élève à 178,5 millions d'euros. De ce montant, 131,1 millions ont été consacrés aux coûts de construction, 12 millions en taxe de vente, 10 millions en préparations, et 25 millions en équipements et frais de gestion. Environ 90,7 millions proviennent de dons, 24,5 millions de l'état de Saxe, 23 millions du gouvernement fédéral d'Allemagne, et 11,8 millions de la ville de Dresde. Environ 3,7 millions proviennent de diverses allocations et 11,8 millions en intérêts et diverses sources.
L'innauguration
Le 13 février 2005, à l'occasion du 60e anniversaire du bombardement de Dresne, l'intérieur est ouvert pour une commémoration silencieuse.
Le 30 octobre 30 2005, l'église est reconsacrée. L'évêque de Saxe, Jochen Bohl, avec ses deux prédécesseur successivement consacrent les fonts baptismaux, la chaire et, finalement l'église. À l'intérieur de la cérémonie, les objets liturgiques sont rapportés à l'église. Elle a été dévoilée au monde en 2006 afin de marquer le 800e anniversaire de la ville.
L'orgue
De 1732 à 1736, le renommé facteur Gottfried Silbermann (1683-1753) construit un instrument de 43 jeux répartis sur trois claviers manuels et pédale. L'instrument est placé dans un buffet conçu par George Bähr, l'architecte de l'église, et réalisé par Johann Christian Feige. L'orgue est reçu le 22 novembre 1736 et inauguré le 25 novembre. Le 1er décembre suivant, Johann Sebastian Bach (1685-1750) donne un récital sur cet instrument.
Au cours des années, l'instrument a été modifié à plusieurs reprises. En 1769, Johann Gottfried Hildebrant, un disciple de Silbermann, effectue des réparations et des travaux de restauration incluant des modifications à l'harmonisation de l'instrument. En 1818/9, des réparations importantes et d'autres modifications sont apportées à l'intonation afin de permettre à l'orgue de jouer en compagnie d'autres instruments. Ces travaux ont probablement été exécutés par Friedrich Traugott Kayser. Du milieu du XIXe siècle jusqu'au temps où une reconstruction complète fut exécutée en 1874/5 par Carl-Eckard Jehmlich, de Dresde, l'instrument est modernisé, les sommiers sont agrandis et plusieurs jeux sont transférés d'une division à une autre. En 1911/2, l'instrument est reconstruit par Johannes Jahn, de Dresde. Cette fois, le nombre de claviers manuels est augmenté de trois à quatre avec l'addition d'une division expressive de Schwellwerk de 14 jeux, l'ajout de 8 nouveaus jeux dans les autres divisions, une modification à l'intonation alors que la traction mécanique originale est remplacée par une nouvelle traction mécanique pour les claviers et une traction pneumatique pour les jeux.
En 1937, un orgue de choeur de 16 jeux et 20 rangs répartis sur deux claviers manuels et pédale est installé. De 1939 à 1943, une division d'Echo (5e clavier) est installée dans le dôme de l'église, la traction est remplacée par une traction électro-pneumatique, et des travaux sont exécutés afin de permettre à la console principale d'accéder à l'orgue de choeur (les deux claviers accessibles sur le 4e clavier). Les deux instruments, totalisant 80 jeux répartis sur cinq claviers manuels et pédale, sont détruits par le feu le 13 février 1945.
Nouvel instrument
Une reconstruction fidèle de l'ancien instrument de Gottfried Silbermann est impossible non seulement parce que l'instrument a été modifié sept fois depuis sa construction mais il a été complètement détruit en 1945 et les devis techniques exacts de Silbermann ne sont pas disponibles. La copie d'un des instruments de Silbermann encore existants n'est pas réalisable car chaque instrument est construit spécifiquement pour chaque endroit.
Après avoir visualisé des présentations de la tribune originale de l'orgue détruite, la solution suivante est mise de l'avant: trois claviers manuels (Hauptwerk, Oberwerk, Brustwerk) et une division de pédale, le tout basé sur la disposition traditionnelle de Silbermann mais avec des jeux supplémentaires et des étendues extentionnées au niveau des claviers. Les méthodes de construction devront s'inspirer de celles utilisées par Gottfried Silbermann, actif dans la Saxe, et par Andreas Silbermann, actif en Alsace. Le devis original ne contient pas de division de Schwellwerk mais dans le devis révisé, il est ajouté en tant que troisième clavier. Le Brustwerk est déplacé en tant que quatrième clavier. La nouvelle division du Schwell est destinée, avant tout, à l'interprétation de la littérature d'orgue post basoque. Elle possède des jeux qui ont été développés au cours des XIXe et XXe siècles principalement ceux de la tradition de l'orgue romantique français. La structure sonore de Silbermann ne permet pas de jouer adéquatement toute la littérature d'orgue. De plus, l'orgue est équipée d'une série d'accessoires modernes (crescendo, combinateur avec 8 192 possibilities) et harmonisée au diapason moderne (a'=440 hertz).
Le quatrième clavier est utilisé pour accompagner les chanteurs et les instrumentalistes de musique ancienne sur des instruments authentiques harmonisés un demi ton plus bas (a'=415 hertz). Cette possibilité est l'oeuvre d'un transpositeur: quand la connexion est activée le clavier se déplace d'un demi-ton (1 note) et met en marche la tuyauterie additionnelle pour la note la plus basse.
La solution retenue combine deux visions en matière de facture d'orgue: l'orgue historique et l'orgue moderne. Cette approche est violemment critiquée par plusieurs organistes renommés et chefs d'orchestre prestigieux et ce, principalement en ce qui touche l'exécution historique authentique. Ils proposent une reconstruction fidèle à la Silbermann. L'opposition est d'opinion que seul un instrument agrandi et comprenant des éléments modernes peut rendre justice aux différentes demandes requises par le vaste répertoire d'orgue qui va de la musique ancienne à la musique contemporaine. Ce débat est connu en tant que la «querelle de l'orgue». Suite à l'appel d'offre publié dans les journaux, les fiduciaires n'ont pas, juridiquement parlant, la liberté de se prononcer sur la construction de l'orgue. Lorsque la commande est donnée au facteur Daniel Kern et sa firme établie à Strasbourg, les partisans de la reconstruction fidèle à la Silbermann durent reconnaître leur défaite. Le nouvel orgue possède 4 876 tuyaux et 67 jeux répartis sur quatre claviers manuels et pédale. Il a été complété en septembre 2005.
Le nouvel instrument est placé dans un buffet construit par la firme Puschner selon les plans originaux établis par Bähr. La disposition des divisions se rapproche beaucoup de celle de Silbermann. Le Brustwerk ainsi que la tuyauterie de la pédale sont placés dans la soubassement du buffet alors que le Hauptwerk est placé juste au-dessus des claviers, l'Oberwerk est placé au-dessus du Hauptwerk tandis que le Schwellwerk se situe à la même hauteur que l'Oberwerk mais derrière lui à environ 60 centimètres (2 pieds).
La traction des quatre claviers est une traction mécanique suspendue construite dans le style classique et utilisant que des matériaux classiques (vergettes et rouleaux en bois, etc). Le Schwellwerk utilise des rouleaux en fer. Les accouplements peuvent être utilisés mécaniquement ou à l'aide du système de combinaisons. Le Brustwerk est muni d'un permutateur automatique qui permet à la division de se placer en mode 415 Hz pour l'exécution de la musique ancienne.
La traction des jeux est entièrement électrique et utilise un combinateur. Les sommiers à registres, faits de chêne, sont de conception classique. L'alimentation en vent est assurée par 6 soufflets cunéiformes disposés dans une tour placée derrière l'orgue, le tout similaire à la disposition utilisée par Gottfried Silbermann. Une pression de vent uniforme est utilisée pour tout l'instrument soit environ 90 mms w/s.
La tuyauterie est produite selon les modèles classiques pour les divisions du Hauptwerk, Brustwerk, Oberwerk, et la pédale. Les principaux et les jeux à bouche sont fait de 87,5% d'étain hautement concentré alors que les flûtes contiennent une quantité supérieure de plomb. Les tailles utilisées proviennent de Gottfried Silbermann et d'Andreas Silbermann. Quant à la tuyauterie du Schwellwerk, les tailles et les alliages proviennent de l'orgue Cavaillé-Coll de la cathédrale Saint-Sernin de Toulouse: les principaux et les anches sont faits de 75% d'étain alors que les bourdons et les flûtes en contiennent 33%. Le tempérament est égal (442 Hz @ 18o).
Avec ses quatre divisions classiques - Hauptwerk, Brustwerk, Oberwerk and Pedal et incluant le mécanisme d'adaptation à l'exécution de la musique ancienne - l'instrument possède un plenum qui brille à cause de ses mixtures et une force chantante de par ses anches et ses jeux de fonds. Il possède des couleurs et une poésie de la part de ses jeux de mutation et de ses anches tout en ayant une douceur et une clarté de par ses flûtes et ses cordes. Quant au répertoire romanque et contemporain, le grand Schwellwerk s'intègre facilement à tout ensemble classique mais lorsqu'utilisé en tant qu'instrument solo, la taille de sa tuyauterie, son intonation et l'utilisation des accouplements, l'instrument produit un vaste évantail sonore avec l'aide de ses nombreux jeux d'anches mais aussi beaucoup de différences au niveau des couleurs, du synamisme et des mélanges.
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The church
The Church of Our Lady in Dresden is a Lutheran Baroque church and a monumental structure in the Dresden New Market district. It is one of the architecturally most attractive church buildings in Europe from that period and belongs to the most significant Protestant sacred constructions of the German baroque. Beside Strasbourg Münster, the sandstone construction is one of the biggest of the world and disposes at the same time of one of the biggest stone church domes north of the Alps. The church was built from 1726 to 1743. In the Second World War, it was severely damaged during the air raids on Dresden in the night of February 13 to 14, 1945 by the fire storm raging in Dresden and collapsed in the morning of February 15 and burnt itself out. In the Germany Democratic Republic, its ruins were preserved and served as a memorial. The reconstruction concluded in 2005 which associations and donators helped to finance from all over the world began in 1994.
The Original Church
Already in the 11th century, a small Romanesque church dedicated to Blessed Virgin Mary, presumably the oldest church of Dresden, is built on the same location of the actual church. This is altered several times in the Middle Ages. In the Reformation, the building is handed over to the municipality now controlled by Lutherans. Early in the 18th century, the building becomes ramshackle and is judged too small for the growing number of members.
As a result, the town council decides, in 1722, to build a new church. The church is built as a Lutheran cathedral, even though Saxony's Prince-elector, Frederick August I (1670–1733), is Catholic. City architect and one of the greatest masters of German Baroque style, George Bähr (1666-1738) is charged with the planning. His draft is approved by the town council on the June 26, 1726 and the cornerstone is laid on August 26. Construction lasts until 1743 and costs 288,570 talers coming mainly from donations. Bähr's distinctive design for the church captures the new spirit of the Protestant liturgy by placing the altar, chancel, and baptismal font directly centered in view of the entire congregation. On February 28, 1734, the interior was consecrated by Superintendent Valentin Ernst Löscher with music by Theodor Christlieb Reinhold.
Originally, the outside dome was supposed to be made of wood and covered with copper but, since 1734, Bähr pushes the idea of a stone dome with the support of August der Starke. The dome design is based on the one in Santa Maria della Salute church, in Venice, located at the entrance of the Canal in the Adriatic and whose dome dominates the townscape. An engineering triumph, comparable to Michelangelo's dome for St. Peter's Basilica, in Rome, the dome, completely made from sandstone, soars skyward with no internal supports. Despite initial doubts, the dome proved to be extremely stable. In addition, it features a concave form in the lower part which reminds of a bell. This is unique in the world and is nicknamed "the stone bell". During the construction, cracks appeared in the dome and as a result, the construction of the lantern could only begins in 1741. On May 27, 1743, five years after the death of George Bähr, a cross completed the monumental structure. This decision was made by Löscher against Bährs' original plan that called for an obelisk.
Outside walls form a roughly square plan which are broken through by the semicircular choir. The stair towers in the corners serve as an support for the dome and lead to galleries between the pillars. In front of the choir, a double curved free stair with a lectern lays in the middle and behind it, a monumental baroque altar which is crowned by the organ case. The pulpit is installed in the left pillar due only later to acoustic problems. The benches within the dome space are aimed concentrically on a point between lectern and altar, between and behind the pillars to surrounding benches on the space middle. In addition, this stresses the double main focus already invested in the architecture of space center and choir. The proportions mainly with its high pillars and tall, narrow windows remind of Gothic cathedrals. The building is 300 feet (91.2 meters) high, 137.8 feet (42 meters) wide and 164 feet (50 meters) long. The dome begins at a height of about 131 feet (40 meters), and the lantern is 203.4 feet (62 meters) above the ground. At the bottom, the stone dome has an external diameter of 86 feet (26.2 meters) and on top, approximately 33 feet (10 meters). It weighs about 12,000 metric tons. The top of the cross is at 314 feet (95.7 meters) from the ground.
The massive stone dome causes repairs to be carried out in order to correct construction weaknesses. The eight inside pillars, made of soft sandstone and bas joint, which now support the major part of the dome are against George Bähr's opinion who planned a load distribution on the outside walls. The pressure of the dome neck led to Stauchungen and therefore to a decreased cooperation of the single Tragglieder of the church. The resulted push on the main cornice zone produced cracks in the capital zones of the pillars. In 1735, only one year after the inauguration of the building, the pillars had to be repaired with iron clips and plaster, and, from 1736, iron ring anchors are drawn to raise their stability.
During the Seven Years' War, in 1760, the dome is hit by more than 100 cannonballs fired by the Prussian army led by Friedrich II. The projectiles simply bounce off and the church survives. Repairs are carried out only in 1765. Again the pillar shafts are protected by clips and Bandagen to prevent an other lowering of the dome. In 1820/21, the first outside renovation are carried out with which removes plants, the masonry anew verfugt and partially loose stones are protected. Humidity and the lack of heating of the church damage the wooden continuance which had to be renewed partly in 1844. Among the rest, other renovations are carried out in 1861, however, the basic problem of the drifting apart and dropping dome is not solved.
In 1849, the church is at the heart of the revolutionary disturbances known as the "May Uprising". The church is surrounded by barricades, and fierce fighting rages for days before those rebels who had not already fled are rounded up in the church and arrested.
More and more, the inside pillars have to be supported by the installation of foreign material. Frequent repairs are made to the capitals and pillar shafts because these got from the plumb line. In 1930, steel anchors are inserted in the pillars but their effectiveness is low. In 1938, after a damage report prepared by Georg Rüth, reinforcing arches from prestressed concrete are used between the eight foundations and, the dome is strengthened by prestressed concrete ring anchors. The single limbs are firmly connected with each other, and are preserved from scattering. Work is completed in 1942 and ie the last repair of the church before its destruction.
On February 13, 1945, Anglo-American allied forces begin the bombing of Dresden. Impressively, the church survives two days and nights of the attacks and the eight interior sandstone pillars supporting the colossal dome hold up long enough for the evacuation of 300 people who had sought shelter in the church crypt, before succumbing to the heat generated by some 650,000 incendiary bombs that are dropped on the city. The temperature surrounding and inside the church eventually reaches 1,000 degrees Celsius. The dome finally collapses at 10 a.m. on February 15. The pillars glowed bright red and exploded; the outer walls shattered and nearly 6,000 tons of stone plunged to earth, penetrating the massive floor as it fell.
During the bombing raid and fire that destroyed the church, the altar along with its reredos and the chancel are only partially damaged and are among the remnants left standing. Features of most of the figures are lopped off by falling debris and the fragments lay under the rubble.
The building vanishes from the city's skyline, and the blackened stones would lie in wait in a pile in the center of the city for the next 45 years as Communist rule enveloped what was then East Germany. Shortly after the end of World War II, residents began salvaging unique stone fragments from the church and numbering them for future use in reconstruction. Popular sentiment discouraged the authorities from clearing the ruins away to make a car park.
In 1982, the ruins began to be the site of a peace movement combined with popular peaceful protests against the East German regime. On the anniversary of the bombing, 400 Dresdeners came to the ruins in silence with flowers and candles, part of a growing East German civil rights movement. By 1989, the number of protesters in Dresden, Leipzig and other parts of East Germany had increased to tens of thousands, and the wall dividing East and West Germany toppled. This opened the way to the reunification of Germany.
The Reconstruction
During the 1989 Reformation day, an "open letter" issued by Günter Voigt strongly suggests the bishop of the Lutheran church of Saxony, Johannes Hempel, to consider the reconstruction as an important sign. From a circle of 10 citizens who met in November 24, 1989, Karl-Ludwig Hoch launches the "call from Dresden". The call went world-wide on February 12, 1990. It is also sent to the Britons and Americans who had sent the bomber aircrafts to Dresden in February 1945 because the reconstruction is intended as a symbol of the reconciliation. Famous trumpet virtuoso Ludwig Güttler is appointed chairman and spokesman. More and more, the idea of a reconstruction is accepted and a committee is set up to prepare the draft for an archeological reconstruction with the help of some prominent citizens of Dresden and donations are collected. On March 18, 1991, the Saxon synod of the Lutheran church decides in favour of the reconstruction and so does the Dresden town delagates in 1992. In August 1994, an endowment fund is constituted for the reconstruction.
From the outset, plans are criticized by both architects and historians: without the ruins, the war memorial is lost. On account of the massive war damages, the project can only create a new building and use contemporary technical equipment and modern technology. Indeed, the church has a historical cover; nevertheless, it is a replica of the lost original construction. To those against the project, the advocates stress the symbolic value of the reconstruction and its financing from primarily private donations.
On January 4, 1993, the archeological work begins. There are about 26,000 tons of rubble and stones to be used for the reconstruction. Among them, George Bähr's tomb is uncovered as well as about 2,000 unique pieces of the altar. Each still useful stone is measured, listed and stored. From its position in the remains and with the help of geo-computer programs partly specially conceived for this task, each stone is placed at its original location. From the remains more than 8,000 pieces could be rescued and of it 3,539 pieces are inserted in the outside facade.
The cornerstone of the new church is laid on May 27, 1994 and the reconstruction beings under the supervision of master builder Eberhard Burger. Work begins with the reconstruction of the crypt which is inaugurated on August 21, 1996. In the apex of the cruciform barrel vaulted crypt, there is an altar stone made from black Irish limestone. It was created by Anish Kapoor, an artist living in Great Britain and born from a Jewish mother and an Indian father. It is the first altar in a German church which has been crafted by a Jewish artist. It is a place of silence and memory. It also contains George Bähr's rediscovered and restored tomb.
The reconstruction of the main church begins in 1996. A total of 43% of the original structural fabric is partially reused and some big pieces are lifted to their original place. The rests of the corner tower and the choir are likewise integrated into the construction. Alone ruins parts put out 34% of the whole mass. Fot statics reasons, only new sandstones could be used in the complex dome. The use of old sandstones darkened by oxidation and bright new ones produces a look of a big jigsaw puzzle but with time, the new stones will get darker and it will be impossible to tell them apart. Two hidden steel ring anchors and a hidden steel structure now supports the church. The steel elements can also be replaced as required because they were easily accessible. Thanks to modern manufacturing methods, sandstone blocks can be produced to the millimeter. The geometry of the 560 different sandstones of the dome approach is determined with the help of construction computer programs in order to reduce the forces derived from the dome which caused in the old church to drift apart and dropping. A new mortar has been developped by the universities of Dresden and Karlsrube in order to resist rains. The inside dome is finished in 2001 while work on the outside dome lasts from May 2002 to July 2003.
Inside, the altar, created by Johann Christian Feige, from 1733 to 1739, is a relief depiction of Jesus’ agony in the Garden of Gethsemane on the Mount of Olives. Principal item immured after the war, it is reused consciously with his damages. It forms, in his optical roughness, a contrast to the usually luxuriant Dresden baroque of the church and is therefore a lasting memorial. The altar also features two persons of the New and two persons of the Old Testament: completely on the left, Moses with the sedate boards, in the middle on the left, St. Paul with sword and book, in the middle to the right, St. Philip with the cross, and completely on the right, Moses Bruder Aaron with breast tank and incense barrel as a priest. Directly above, the eye of God sits enthroned, surrounded by clouds and finally, the balustrade of the organ.
The first church had no baptism because the baptisms were performed by the Kreuzkirche but the 19th-century church had a font which perished in 1945. In the course of the restoration of the interior, it was planned to obtain, from the Freiberg's Petrikirche, a font made by Johann Christian Feige. The municipality refused to let it go and offered a font from the Nikolaikirche. The wooden font was created in 1753 and consacrated on January 25, 1754, in the course of the baroque rebuilding of the Nikolaikirche by Johann Gottfried Stecher (1718-1776), from Hainichen. It was necessary to substitute for the late baroque, coordinated color version by covering Polimentweiss gold version.
The eight paintings in the inside dome were created originally in 1734 by Italian theater decorator Giovanni Battista Grone. They showed the evangelist Lukas, Matthew, Markus and Johannes as well as portraits of the Christian virtues to faith, love, hope and mercy. The first reconstruction attempt misses which got evangelist Johannes too brightly. The picture is erased with plaster and a new surface is created. As a result after long selection procedure, painter Christoph Wetzel and restorer Peter Taubert are commissionned to paint the dome very faithfully.
Seven new bells were cast by bell-foundry A. Bachert, in Bad Friedrichshall (Baden-Wurttemberg). The commemorative bell "Maria" is the only preserved bell out of the four bells the church had up to the Second World War. In 1926, it was disposed to the church in Hubertusburg thus escaping destruction. Later, she hung in other churches in Werms and Dittmanns. In 1998, the bell returned to Dresden where it hung in a temporary wooden tower beside the church. Now reunited with seven new bells, it forms a unique 8-voices peal. It sounded for the first time on May 2, 2003, Whitsun Saturday.
The original tower cross was produced by Johann Georg Schmidt. On June 1st, 1993, the cross is unexpectedly found again in the remains of the church. Because it was severely damaged, it was replaced by a new with gilt ray wreath. Alan Smith, a London art smith and son one of the English pilots who had bombed Dresden, created the 26-foot (8-meter) high cross valued at 500,000 euros. In February 2000, the new cross is handed over on the occasion of the 55th anniversary of the destruction by the patron of Dresden trust, to the duke of Kent, in Dresden. On June 22, 2004, it was put as a "reconciliation cross" to the sign of the friendship between Great Britain and Germany in presence by 60,000 spectators on the dome. With it, the historical silhouette of the town of Dresden was restored after more than 59 years. The view platform at 220-foot (67-meter) height from which one has a view of the Elb and of the city center could be opened to visitors on February 1st, 2005.
The reconstruction is realized in less time than originally expected because the donations exceded all expectations by far. The total expenses for the reconstruction amount to 178.5 millions euros, of it 131.1 millions in building cost, 12 millions in sales tax, 10 millions in construction preparation, and 25 millions for construction equipment and construction management. About 90.7 millions are covered from donations, 24.5 millions from the Saxony state, 23 millions from federal republic, and 11.8 millions the town of Dresden. About 3.7 millions come from other allowances, 11.8 millions from interest and other yields.
The Inauguration
On February 13, 2005, on the occasion of the 60th anniversary of the bombardment of Dresden, the interior was opened for the silent commemoration.
On October 30, 2005, the church is consecrated again. The Saxon bishop Jochen Bohl successively consecrates, with his two predecessors, the font, the pulpit and, finally the church. Within the scope of the ceremony, liturgical objects were also brought again in the church. It was unveiled to the world in 2006 to mark the 800th anniversary of the city.
The organ
From 1732 to 1736, famous organbuilder Gottfried Silbermann (1683-1753) builds a three-manual and pedal, 43-stop instrument for the church. The instrument is placed in a case designed by George Bähr, the church's architect, and executed by Johann Christian Feige. The organ is received on November 22, 1736 and inaugurated on November 25. On December 1st, Johann Sebastian Bach (1685-1750) gives a recital on the instrument.
Over the years, the instrument is modified many times. In 1769, Johann Gottfried Hildebrandt, a Silbermann's pupil, executes repairs and restoration works including voicing modifications. In 1818/9, extensive repairs and intonation modifications are executed in order to allow the organ to be played with other instruments. These works are presumably executed by Friedrich Traugott Kayser. From mid-19th century to the time of the complete rebuilding in 1874/5 by Carl-Eckard Jehmlich, from Dresden, the instrument is modernized, windchests are enlarged and stops are moved from division to another. In 1911/2, the instrument is again rebuilt by Johannes Jahn, from Dresden. This time, the number of manuals is increased from three to four with the addition of a new enclosed 14-stop Schwellwerk, the addition of 8 new stops in the other divisions, the intonation is modified, while the original mechanical action is replaced by a new mechanical key action and a pneumatic stop action.
In 1937, a 2-manual and pedal, 14-stop, 20-rank chancel organ is installed. From 1939 to 1943, an Echowerk division (5th manual) is installed in the church's dome, the action is modified into an electro-pneumatic action, and works are executed to allow the main console to have access to the chancel organ (both manuals on the 4th manual). Both instruments, totalling 80 stops over five manuals and pedal, were destroyed by fire on February 13, 1945.
New instrument
A faithful reconstruction of the old organ of Gottfried Silbermann seemed not possible because not only the old organ had been modified 7 times over time but also it was completely destroyed in 1945 and the exact Silbermann's architectutal plans are not availbale. A copy of still existing Silbermann organs is not feasible because organs are individually built for every space.
After viewing presentations the destroyed original organ loft, the following solution is put forward: three manuals (Hauptwerk, Oberwerk, Brustwerk) and the basic continuance of the pedal division based on traditional Silbermann arrangement but with additional voices and increased manual and pedal compass. Besides, a synthesis of the construction methods of Gottfried Silbermann active in Saxony and Andreas Silbermann working in Alsace is aimed. The original draft does not contain a Schwellwerk division but in the new draft, it is added as third manual. The Brustwerk is moved as the fourth manual. The new Schwell division is intended above all for the interpretation of post baroque organ literature. It provides stop sounds which have been developed in the 19th and 20th century, in particular those in the French romantic organ tradition. The original Silbermann structure is not appropriate to play the whole organ literature. In addition, the instrument gets a series of modern accessories (crescendo, combinator with 8,192 memories) and the today's vocal pitch (a'=440 hertz).
The fourth manual is used to acccompany singers and instrumentalists with old music with authentic instruments half a tone lower (a'=415 hertz). This is accomplish by a transposer: when the connection is activated the action shifts the manual a semitone (1 key) and activate the additional pipe for the lowest tone.
The elective solution combines two different views of organ construction: the historic style organ and the universal style organ. This is violently criticized from numerous famous organists and conductors, above all from the area of the historical performance practise. They demand a Silbermann reconstruction. The opposition represent the opinion that only one enlarged instrument with modern elements can do justice to the varied claims of the organ repertoire of the old music up to present. The debate has become known as an "organ quarrel". Because the bid for the organ construction, it was not juridically allowed to the endowment fund management to comment on organ construction. With the order commissionned to Daniel Kern, the Strasbourg organ building firm, the organ quarrel was decided against the representatives of a Silbermann reconstruction. The new organ has 4876 pipes, 67 registers on four manuals and pedal and was finished in September 2005.
The new instrument is included in a case built by the Puschner Company according to the original draft by Bähr. The division layout is very close to Silbermann's installation. The Brustwerk along with the small and large pedal pipework are in the lower section of the case while the Hauptwerk is located at the impost, the Oberwerk is above the Hauptwerk, and the Schwellwerk is on the same level as the Oberwerk but behind it by a distance of 2 feet (60 centimeters).
The key action for all 4 manuals is a suspended action built in the classical style using merely classical materials (wooden trackers and rollers, etc). The Schwellwerk uses iron rollers. The couplers can be used mechanically and with the combination system. The Brustwerk is equipped with an automatic connector allowing the division to switch in the 415 hertz mode for performance of ancient music.
The stop action is completely electric with a combinator. Slider chests, made of oak, are of classical design. The wind supply is produced by 6 wedge bellows located in a big tower behind the organ similar to the one used by Gottfried Silbermann. A uniform wind pressure is used throughout the instrument: approximately 90 mms w/s.
The pipework is produced according to the classical model for the Hauptwerk, Brustwerk, Oberwerk and pedal. The Diapasons and the labial stops are made 87.5% of highly concentrated tin while the flutes contain more lead. Scales used come from Gottfried Silbermann and Andreas Silbermann. For the pipework production of the Schwellwerk, scales and alloys are taken from the Cavaillé-Coll organ of St. Sernin Cathedral in Toulouse: the Diapasons and reeds are made of 75% tin while the Bourdon and flutes contain 33%. The temperament is equal (442 Hz @ 18o).
With its four classical divisions - Hauptwerk, Brustwerk, Oberwerk and Pedal including Ancient music adaptation - the instrument produces brilliance of the mixtures in the plenum, singing strength from the reeds and foundation stops, colors and poetry from the mutation and reeds stops, softness and clearness from flutes and strings. For the Romantic and 20th-century repertoire, the large Schwellwerk can be integrated without damage to classically oriented ensembles but used as solo instrument, scales, intonation and the use of couplers will provide a whole range of sounds due of the large number of reed stops also large differences in color, dynamism and combinations.
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I. Hauptwerk |
|
III. Schwellwerk (expressif / enclosed) |
| Principal | 16' |
|
Bourdon | 16' |
| Bordun | 16' |
|
Flûte harmonique | 8' |
| Octave | 8' |
|
Bourdon | 8' |
| Rohrflöte | 8' |
|
Viole de gambe | 8' |
| Viola di Gamba | 8' |
|
Voix céleste | 8' |
| Octave | 4' |
|
Flûte harmonique | 4' |
| Spitzflöte | 4' |
|
Quinte | 2 2/3' |
| Quinte | 2 2/3' |
|
Octavin | 2' |
| Octave | 2' |
|
Piccolo | 1' |
| Terz | 1 3/5' |
|
Cornet 8' | V |
| Cornet 8' | V |
|
Mixtur | III-IV |
| Mixtur | V |
|
Basson | 16' |
| Cymbel | IV |
|
Trompette harmonique | 8' |
| Fagott | 16' |
|
Basson-Hautbois | 8' |
| Trompete | 8' |
|
Voix humaine | 8' |
| Clarine | 4' |
|
Clairon harmonique | 4' |
| |
|
Tremulant |
|
II. Oberwerk |
|
IV. Brustwerk |
| Quintade | 16' |
|
Gedackt | 8' |
| Principal | 8' |
|
Principal | 4' |
| Gedackt | 8' |
|
Rohrflöte | 4' |
| Quintade | 8' |
|
Nasat | 2 2/3' |
| Salicional | 8' |
|
Octave | 2' |
| Octav | 4' |
|
Gemshorn | 2' |
| Rohrflöte | 4' |
|
Terz | 1 3/5' |
| Nasat | 2 2/3' |
|
Quinte | 1 1/3' |
| Octav | 2' |
|
Sifflet | 1' |
| Sesquialtera | I |
|
Mixtur | III |
| Mixtur | IV |
|
Vox humana | 8' |
| Trompete | 8' |
|
Tremulant |
|
| Chalumeau | 8' |
|
|
|
| Tremulant |
|
|
|
|
Pedal |
| Untersatz | 32' |
| Principalbass | 16' |
| Subbass | 16' |
| Octavbass | 8' |
| Bassflöte | 8' |
| Octavbass | 4' |
| Mixturbass | VI |
| Fagott | 32' |
| Posaune | 16' |
| Trompetenbass | 8' |
| Clarinenbass | 4' |
- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Étendue des claviers / Manual compass: 58 notes (C-a3)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 32 notes (C-g1)
- Accouplements / Couplers:
- II/I 16,8; III/I 16,8; IV/I
- III/II, IV/II
- I/P, II/P, III/P 8,4; IV/P
- Combinateur électronique / Electronic combinator: 9 x 8192 combinaisons
- Transpositeur / Transposer: IV
- Pédale d'expression / Expression pedals: SW, Crescendo
- Appels des anches / Reeds Ventils: I, II, III, PED, Tutti
- Tempérament égal / Equal temperament
- Diapasons : 442 Hz and 415 Hz @ 18o
Composition sonore / Stop List
Instruments détruits en 1945 / Destroyed instruments in 1945
Orgue de tribune / Gallery organ
69 jeux / stops, 92 rangs / ranks
I. Hauptwerk |
|
II. Oberwerk |
| 1Prinzipal | 16' |
|
1Quintadena | 16' |
| 1Oktav Prinzipal | 8' |
|
1Prinzipal | 8' |
| 1Rohrflöte | 8' |
|
1Gedackt | 8' |
| 1Viola di Gamba | 8' |
|
1Quintadena | 8' |
| Viola alta | 8' |
|
Salicional | 8' |
| Dolce | 8' |
|
Aeoline | 8' |
| 1Octava | 4' |
|
1Octava | 4' |
| 1Spitzflöte | 4 2/3' |
|
1Rohrflöte | 4' |
| 1Quinta | 2 2/3' |
|
1Nasat | 2 2/3' |
| 1Superoctava | 2' |
|
1Octava | 2' |
| 1Tertia | 1 3/5' |
|
Terz | 1 3/5' |
| 1,3Cornett 8' | V |
|
1Mixtur | IV |
| 1Mixtur | IV |
|
Bärpfeife | 8' |
| 1Cymbel | III |
|
1Vox humana | 8' |
| 1Fagott | 16' |
|
|
|
| 1Trompete | 8' |
|
|
|
III. Brustwerk |
|
V. Echo2 |
| 1Gedackt | 8' |
|
Quintade | 16' |
| 1Prinzipal | 4' |
|
Suavial | 8' |
| 1Rohrflöte | 4' |
|
Violflöte | 8' |
| 1Nasat | 2 2/3' |
|
Gemshorn | 8' |
| 1Oktave | 2' |
|
Violine | 8' |
| 1Gemshorn | 2' |
|
Vox coelestis | 8' |
| 4Terz | 1 3/5' |
|
Praestant | 4' |
| 1Quinta | 1 1/3' |
|
Zartflöte | 4' |
| 1Sifflöte | 1' |
|
Salicet | 4' |
| 1Mixtur | III |
|
Nachthorn | 2' |
| 1,5Chalumeaux | 8' |
|
Larigot | 1 1/3' |
|
|
|
Flageolett | 1' |
|
|
|
Scharf | IV-V |
|
|
|
Oboe | 8' |
Pedal |
| 1Untersatz | 32' |
| 1Prinzipal Bass | 16' |
| Subbass | 16' |
| Harmonikabass | 16' |
| 1Octav Bass | 8' |
| Gedackt | 8' |
| Quintade | 8' |
| 1Octav Bass | 4' |
| Rohrflöte | 2' |
| 1Mixtur | VI |
| 1Posaunen Bass | 16' |
| 1Trompeten Bass | 8' |
| 1Clarin Bass | 4' |
| Singend Kornett | 2' |
Orgue de choeur / Chancel organ
16 jeux / stops, 20 rangs / ranks
IV. Clavier / Manual I |
|
IV. Clavier / Manual II |
| Prinzipal | 8' |
|
Gedackt | 8' |
| Rohrflöte | 8' |
|
Quintade | 8' |
| Oktave | 4' |
|
Nachthorn | 4' |
| Nasat | 2 2/3' |
|
Blockflöte | 2' |
| Oktave | 2' |
|
Terz | 1 3/5' |
| Mixtur | III |
|
Sifflöte | 1' |
|
|
|
Zimbel | III |
Chor-Pedal |
| Subbass | 16' |
| Prinzipal | 8' |
| Choralbass | 4' |
- Légende / Legend
| 1 |
|
Jeu original de Silbermann / Silbermann's original stop |
| 2 |
|
Par accouplement / Through coupler |
| 3 |
|
À partir de c0 / From c0 |
| 4 |
|
Originalement un Sesquialtera 4/5' / Originally a Sesquialtera 4/5' |
| 5 |
|
À partir de g0 / From g0 |
- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Accouplements / Couplers:
- BW/HW, OW/HW, HW/PED
- Tremulant: HW, BW, Vox Humana
- Battement / Beat: OW, Vox Humana
Enregistrements / Recordings:
- Carus 83.188 (2005): Frauenkirche Dresden Orgelmusik: Bach, Duruflé (Samuel Kummer)
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