L'église
La ville de Lübeck, l'ancienne capitale de la ligue hanséatique, est située sur la rivière Trave à 19,3 km (12 milles) de la mer baltique et 64,4 km (40 milles) de la ville de Hambourg. Elle a été fondée en 1143 par Henri le lion, duc de Saxonie qui lui donne sa charte et construit sa cathédrale. Frederick Barbarossa augmente ses privilèges et Federick II lui accorde le titre de ville impériale. La ville devient la métropole commerciale de la Baltique et du Nord de l'Europe, mais elle se désagrège comme toutes les autres villes hanséatiques. Les Français règnent sur la ville, de façon continue, entre 1806 et 1815. Ses pleins droits administratifs ne lui sont rendus qu'en 1848. En 1866, la ville joint la confédération du Nord de l'Allemagne. Les églises incluent Marienkirche/Sainte-Marie (1170, reconstruite 1276-1310) avec ses deux tours de 124 mètres (407 pieds) de haut; la Dom/Cathédrale (1173-14e siècle) avec sa tour de 120 mètres (394 pieds), Jacobikirche/Saint-Jacques, construite avant 1227, et Petrikitche/Saint-Pierre, avant 1163.
Une première église Saint-Jacques, de style roman, est construite vers 1227 pour les marins et agit comme église-relais pour les pèlerins de l'Europe du Nord qui se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle. Détruite lors de l'incendie de la ville en 1276, il n'existe pas d'image de cette construction et des vestiges ne peuvent être retrouvés qu'au niveau des fondations de l'église actuelle. L'arc rond du secteur du clocher et les composantes des murs des allées latérales appartiendraient à cette ancienne construction.
Les plans de reconstruction prévoient un édifice de style basilique avec une haute nef centrale et une façade à deux tours comme c'est le cas pour l'église Sainte-Marie, mais, en cours de construction, ces plans sont modifiés. Sans mentionner les raisons qui motivent ces modifications ni si cette décision est prise vu la période de crise économique qui sévit vers la fin du XIIIe siècle, le choix s'arrête sur une église-halle, de style gothique, à plusieurs hauteurs et une façade qui ne comprendra qu'une tour centrale. Malgré des nefs de hauteurs différentes, l'édifice est couvert par un seul et même toit. La nef centrale, dont les murs latéraux s'élèvent à cinq mètres (16,4 pieds) au-dessus de ceux des allées latérales, ne possède pas ses propres fenêtres mises à part celles installées dans la partie haute des murs. Les trois nefs se terminent, dans chaque cas, à l'Est par un choeur. La tour de façade devait ressembler à celle de l'église Saint-Pierre mais les plans ont été modifiés en cours de construction. Vers 1295, la structure de l'édifice est achevée telle que le prouvent les tests de datation effectués sur le bois faisant partie de la structure du toit tandis que la tour de façade, qui s'élève au niveau des allées latérales, reçoit un toit plat. L'église et l'autel sont consacrés le 12 juin 1334 par l'évêque Henrich II Bochholt. En 1435, l'autel reçoit un retable en forme de triptiyque à deux volets, probablement exécuté par un des paroissiens, et qui se trouve maintenant parmi les objets de collection du Moyen-Âge du musée national de Schwerin.
Au XIVe siècle, les murs extérieurs sont ouverts pour y incorporer des chapelles tandis que la sacristie est construite à partir du mur Sud du choeur. En 1375, la flèche polygone de la tour est emportée lors d'un orage et se retrouve dans la cour d'un hôpital voisin. Ce n'est qu'en 1628 que la tour est ramenée à la hauteur des cloches et, après une rénovation à la maçonnerie en 1636, qu'elle est couverte d'un toit de bois. La flèche est reconstruite, avec ses quatre boules, en 1657/8, selon les plans de l'architecte de la ville, Kaspar Walter, pour être à nouveau détruite par la foudre en 1901.
L'église possède aussi des chapelles célèbres. La plus connue se trouve du côté Sud, il s'agit de la chapelle Brömbsen érigée en 1338 à la suite d'un legs du chanoine Datmar Schulop. Elle est ensuite léguée au maire de Lübeck, Heinrich Brömse, dont la famille en conserve la propriété jusqu'en 1826 pour être enfin remise à l'église en 1877. Le retable de l'autel, donné vers 1515 par le maire Brömse et dont la représentation de sa famille se retrouve sur les volets, est l'oeuvre de Heinrich Brabender, de Münster. Cette oeuvre d'art est l'une des plus importantes de Lübeck. Puis vient la chapelle Warendorp ou Vellin, due à la générosité du conseiller Gotthardt Vellin († 1350), qui, après le décès de sa veuve, passe à la famille Warendorp qui la possède jusqu'au XVIIIe siècle. Du côté Nord, vis-à-vis à chapelle Brömbsen, se trouve la chapelle Haleholscho ou Hoghehus, érigée à la suite d'un don consenti par Konrad Hogehus († 1351). Cette chapelle est passée ensuite entre les mains des familles Haleholtscho, Warendorp et von Dorne. L'existence de ces deux dernières chapelles est attestée en 1392. La sacristie, sise au Sud-est, a été construite au début du XVe siècle. Le motif de coquille que l'on retrouve dans son lambrissage de 1667 rappelle le symbole des pèlerins de Saint-Jacques. La chapelle Witten, en mémoire du maire Hinrich Witte, sise au Nord de la tour, rappelle le naufrage du Pamir, un voilier-école coulé dans un ouragan en 1957, tandis que celle du côté Sud était autrefois la chapelle de la Vierge. La construction de cette chapelle remonte à 1496. Après avoir été détruite par un orage tôt après sa construction, elle est reconstruite au XVIe siècle. La tour actuelle date des années 1622/28.
La chaire date de 1698. La chaire précédente, qui datait de 1577, est, depuis 1735, dans l'église Saint-Thomas de Tribsees. Le maître-autel actuel est l'oeuvre de Hieronymus Hassenberg et date de 1717.
En 1844, l'intérieur est modifié : l'écran du choeur est complété, les stalles sont modifiées tandis que les autels et les statues sont transférés au musée Sainte-Anne.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, dans le soirée du dimanche des Rameaux en 1942, alors que les bombes incendiaires détruisent le cinquième du centre-ville, l'église Saint-Jacques est épargnée. En 1964/5, un nouvel aménagement de l'intérieur est exécuté : la chaire est transportée de la deuxième colonne du côté Ouest vers le côté Est de l'autel au milieu de la nef. Ce nouvel emplacement entraîne un nouvel agencement des bancs.
Les orgues
Seulement deux des cinq grandes églises de Lübeck ont survécu à la Seconde Guerre mondiale : Saint-Aegidien et Saint-Jacques. À Saint-Aegigien, le buffet, datant de 1624/5, est sauvé tandis qu'à Saint-Jacques, les deux buffets sont sauvés dont celui de l'orgue de transept, le Stellwagen datant de 1636/7 et qui est basé sur un instrument précédent datant de 1515. Comme ce fut le cas à l'église Saint-Jacques de Hambourg, il fallut découvrir la valeur d'un tel instrument et le protéger. À Lubeck, la tâche a été dévolue à l'organiste de Saint-Jacques, Hugo Distler, une figure importante de l'histoire de la musique religieuse. Entre 1931 et 1937, il initie la sauvegarde de l'instrument puis devient professeur à Stuttgart puis à Berlin en 1940. Il décédera deux ans plus tard. Son art était enraciné profondément dans la tradition baroque qu'il a pu étudier avec enthousiasme à Lübeck sur son propre instrument et celui de la "danse macabre" à l'église Sainte-Marie. L'orgue Stellwagen était pour Hugo Distler ce que l'orgue de l'église Saint-Jacques de Hambourg était pour Hans Henry Jahn et Albert Schweitzer.
L'église Saint-Jacques contient les deux derniers orgues historiques de Lübeck complets avec leurs composantes originales. Ils sont, chacun dans son style, de loin, les plus importants instruments de la région et les plus intéressants. Ce qui n'a pu être réalisable pour l'orgue de tribune, l'a été pour l'orgue de transept. Ainsi, les sonorités datant de 1637 et même de 1515 peuvent être entendues. Lors de concerts, les deux instruments sont utilisés: les oeuvres de Buxtehude ou Reinken sont joués sur l'orgue de transept alors que les oeuvres de Widor ou Liszt le sont à l'orgue de tribune. L'auditeur peut ainsi se faire conduire à travers les siècles.
L'orgue de tribune
L'orgue actuel fait partie des instruments historiques dont le facteur initial est probablement Stellwagen ou Schüller. Le premier orgue a été construit entre 1464 et 1466 puis a été installé en 1504 dans un grand buffet gothique exécuté par Peter Lasur. Une division de Rückpositiv est ajoutée en 1572/3 par Hans Köster, de Lübeck. Lors de la reconstruction de 1671/3, le facteur Joachim Richborn, de Hambourg, agrandit le Rückpositiv, ajoute les tours latérales ainsi que la division de Brustwerk. La façade de la division actuelle de Hauptwerk contient la tuyauterie du Principal 16' qui faisait partie du Blockwerk gothique de 1466.
Contrairement à l'orgue de transept, plusieurs modifications sont apportées au cours des siècles suivants afin d'adapter l'instrument aux goûts du jour. Ainsi, en 1740, le facteur Julius Bünting ajoute trois jeux de 8', un nouveau sommier, une division Oberwerk placée derrière le Hautpwerk ainsi qu'un jeu de Posaune 32' à la pédale. En 1890, un inconnu peint des visages drôles sur les tuyaux de façade; leurs bouches ouvertes correspondant à la bouche de chaque tuyau. Comme l'état de l'instrument se détériore, deux rapports, déposés en 1891, proposent d'abandonner l'esthétique baroque et, progressivement, adopter l'esthétique romantique. Ces travaux sont exécutés par la firme Marcussen en 1894.
En 1935, Hugo Distler arrête ce mouvement et prône la restauration de l'instrument à son état original. Toutefois, l'élimination de certains éléments romantiques telles les boîtes expressives, et l'installation d'une nouvelle traction mécanique pour les claviers s'avèrent impossibles. L'instrument est alors reconstruit par le facteur Kemper en 1935 selon les principes de l'Orgelbewegung. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, la tuyauterie est déposée et remisée en lieu sûr. La réinstallation est effectuée par Emanuel Kemper, de Wiedereinbau, entre 1957 et 1965 alors que 50 des 68 jeux sont refaits en plus de d'installer une nouvelle traction mécanique.
En 1981, la décision est prise de restaurer l'instrument au niveau de 1673 sans pour autant ignorer les ajouts effectués. Les travaux sont confiés au facteur Karl Schuke, de Berlin, qui les exécutent en 1983/4. Le buffet, qui menaçait de s'écrouler, est stabilisé et complètement restauré. L'instrument comprend 62 jeux répartis sur quatre claviers manuels et pédalier. Tout ce qui reste de la tuyauterie historique (22 jeux) est restauré et celle des autres jeux, dont la tuyauterie est à haute teneur de plomb, est conciencieusement reconstruite tandis que les ajouts du XXe siècle sont supprimés. Seule la division d'Oberwerk, derrière le Hautpwerk, contient une tuyauterie d'étain. L'instrument reçoit une nouvelle traction mécanique tant pour les claviers que pour les jeux.
Sommairement, la division de Hautpwerk est un exemple de reconstruction mixte tandis que la division d'Oberwerk qui, avec ses sonorités françaises contraste au niveau architecture avec le buffet historique, s'intègre admirablement à l'ensemble. Cette solution quoique différente mérite un certain respect. Le principe de l'évolution indique également une réalité de l'histoire de la civilisation. Comme le mentionne un vieux rapport, on désirait donner à chaque division un caractère indépendant, un Hauptwerk majestueux, un Oberwerk brillant et un Rückpositiv baroque. Sans matériel historique, aucun orgue historique ne peut être reconstruit de façon adéquate.
L'orgue de transept
En plus d'être historique, cet orgue est très important au niveau culturel. Le bloc gothique date de 1467 et 1515. Il a été converti par Friedrich Stellwagen, en 1636/7, en une division Hauptwerk puis ajoute une division Rückpositiv sur la balustrade et une petite pédale assez faible. Le système de vent et presque toute la tuyauterie sont d'origine. La division de pédale a été renforcée en 1935 sur recommandation de Hugo Distler. Encore ici, en prévision de la Deuxième Guerre mondiale, l'instrument est démonté et entreposé pour n'être réinstallé qu'en 1946.
Lorsque les frères Hillebrand réalisent la restauration de l'instrument en 1977/78, les ajouts installés au fil des ans sont supprimés. L'instrument possède un diapason supérieur d'un ton au dispason moderne et un tempérament Werckmeister I datant de 1681. La tuyauterie originale possède une haute teneur en plomb tandis que les ajouts correspondent à l'alliage et aux tailles historiques. Telles qu'elles sont actuellement, les divisions de Hautpwerk et de Rückpositiv sont bien équilibrées. Dans les deux cas, la pyramide sonore est complète avec les mixtures tandis que la trompette solennelle du Hauptwerk côtie bien le cromorne plus réservé du Rückpositiv. Les flûtes et les anches du Brustwerk possèdent des voix caractéristiques.
L'instrument se prête particulièrement bien à l'exécution du répertoire de la renaissance, du début de la période baroque et du temps de Buxtehude. Les oeuvres des périodes postérieures, incluant celles du XXe siècle, y trouvent une fraîcheur toute particulière qui se dégage des couleurs admirables et indubitables de l'instrument.
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The church
The city of Lübeck, the ancient capital of the hanseatic league, is located on the river Trave 12 milles (19.3 km) from the Baltic Sea and 40 milles (64.4 km) from the city of Hamburg. It was founded in 1143 by Henry the lion, duke of Saxony who gave the city its charter and built its cathedral. Frederick Barbarossa increased its privileges and Federick II granted the city the title of imperial city. The city became the commercial metropolis of the Baltic Sea and Northern Europe, but it disintegrates as all other hanseatic cities. The French continuously ruled over the city between 1806 and 1815. Full administrative rights are returned only in 1848. In 1866, the city joins the North German Confederation. Churches include Marienkirche/St Mary (1170, rebuilt between 1276 and 1310) with its 407-foot (124-meter) high twin towers; the Dom/Cathedral (1173 to the 14th century) with its 394-foot (120-meter) tower, Jacobikirche/St James, built before 1227, and Petrikirche/St Peter, before 1163.
A first St James Romanesque-styled church is built by 1227 for the sailors and acts as relay church for the Northern Europe pilgrims going to St James of Compostelle. Destroyed in 1276 during the fire of the city, there is not picture of this building and vestiges can be found only at the foundations level of the actual church. The round archway of the steeple area and elements of the walls of the side alleys would belong to this ancient building.
Reconstruction plans call for a basilica-styled building with a high central nave and a twin-towered facade as it is case for St Mary's church, but, during construction, plans are modified. Without mentioning the reasons which motivate these modifications or if this decision is taken due to the economic crisis period which took place towards the end of the 13th century, the choice goes for a Gothic-styled hall-church, with naves of different height and a central-towered facade. In spite of naves of different height, the building is covered by a single roof. The central nave, whose lateral walls extends 16.4 feet (five metres) above those of the lateral naves, does not have its own windows apart those installed in the upper section of the walls. The three naves end, in each case, at the East end by a chancel. The facade tower was to be similar to the one at the St Peter church but plans are changed while the tower is under construction. By 1295, the building structure is completed as proven by the dating tests performed on the roof wooden structure while the facade tower, which reaches the level of the lateral naves, is covered by a flat roof. The church and the altar are dedicated on June 12th, 1334 by Bishop Henrich II Bochholt. In 1435, the main altar receives a triptych retable with two wings probably executed by one of the parishioners. It is now exhibited in the Schwerin National Museum.
In 14th century, outside walls are opened to incorporate chapels while the sacristy is built from the South wall of the chancel. In 1375, the tower's polygon steeple is swept away during a storm and lands in the courtyard of a neighbouring hospital. The tower is rebuilt in 1628 up to the bells floor and, after a bricklaying renovation in 1636, it is covered with a wooden roof. The steeple, rebuilt, with its four balls, in 1657/8, according to plans prepared by city architect Kaspar Walter, is again destroyed by lightning in 1901.
The church houses famous chapels. The best knowing is on the South side, it is the Brömbsen chapel founded in 1338 following a bequest by canon Datmar Schulop. It is then handed down to Heinrich Brömse, the mayor of Lübeck, whose family retains ownership until 1826 to be finally given to the church in 1877. The altar retable, given by 1515 by mayor Brömse and whose wings depict some family members, is the work of Heinrich Brabender, of Münster. This work of art is one of the most important in Lübeck. Then comes the Warendorp or Vellin chapel, donated by city councillor Gotthardt Vellin († 1350), which, after the Vellin's widow's death, passes to the Warendorp family until the 18th century. On the North side, opposite the Brömbsen chapel, is the Haleholscho or Hoghehus chapel, established following a donation by Konrad Hogehus († 1351). This chapel is then passed to Haleholtscho, Warendorp and von Dorne families. The existence of these last two chapels is certified by 1392. The sacristy, located in the Southeast, was built early in the 15th century. The shell motif found on 1667 panellings recalls the symbol of St. James pilgrims. The Witten chapel, in memory of mayor Hinrich Witte, located North of the tower, reminds of the shipwreck of the Pamir, a sailing boat-school lost in a storm in 1957, while the one on the South side used to be the Lady chapel. Built in 1496 and destroyed by a storm early after its construction, it is rebuilt in 16th century. The actual tower dates from year 1622/28.
The pulpit dates from 1698. The previous pulpit, which dated from 1577, is not in the St Thomas church, in Tribsees, since 1735. The actual main altar is the work of Hieronymus Hassenberg and a dates from 1717.
In 1844, the church interior is modified: the chancel screen is completed, stalls are modified while altars and statues are transferred to St Anne Museum.
During the Second World war, in the evening of Palm Sunday 1942, while fire bombs destroy the fifth of the town centre, the St James church is spared. In 1964/5, a new interior layout is carried out: the pulpit is moved from the second column in the West side to the East side of the altar in the middle of the nave. This new pulpil location invoolves a new pew layout.
The organs
Only two of the five large Lübeck churches survived the Second World war: St Aegidien and St James. In St Aegigien, the organcase, dating from 1624/5, is saved while to St. James, both organcases are saved among which that of the transept organ, a 1636/7 Stellwagen based on a previous instrument dating from 1515. As it was the case in the St. James church in Hamburg, it was necessary to discover the value of such an instrument and to preserve it. In Lubeck, the task was devolved to St. James organist, Hugo Distler, an important figure in sacred music history. Between 1931 and 1937, he initiates the maintenance of the instrument then he becomes professor in Stuttgart and then in Berlin in 1940. He would die two years later. His art was profoundly rooted in the baroque tradition he could enthusiastically study in Lübeck on his own instrument and on the "Totentanz" organ in the St. Mary's church. The Stellwagen organ was for Hugo Distler what the Hamburg's St. James church's organ for Hans Henry Jahn and Albert Schweitzer.
St James church contains the last two complete historical organs in Lübeck with their original components. By far, they are, each in its own style, the most important instruments in the region and the most interesting. What could not be accomplished for the gallery organ, it was possible for the transept organ. So, tonal voices dating from 1637 and even from 1515 can be heard. During concerts, both instruments are used: works by Buxtehude or Reinken are performed on the transept organ while works by Widor or Liszt are performed on the gallery organ. Listeners can move across centuries.
The Gallery Organ
The actual organ is part of historical instruments whose initial builder might probably be Stellwagen or Schüller. The first organ was built between 1464 and 1466 and then installed in 1504 into a large Gothic organcase built by Peter Lasur. A Rückpositiv division is added in 1572/3 by organbuilder Hand Köster, of Lübeck. During the 1671/3 reconstruction, organbuilder Joachim Richborn, of Hamburg, extends the Rückpositiv, adds the lateral towers as well as the Brustwerk division. The actual Hauptwerk facade contains the 16' Principal pipework that was part of the 1466 Gothic Blockwerk.
Contrary to the transept organ, several modifications are executed over the next centuries in order for the isntrument to meet the everchanging fashions. So, in 1740, organbuilder Julius Bünting adds three 8' stops, a new windchest, an Oberwerk division installed behind the Hautpwerk as well as a 32' Posaune stop in the pedal. In 1890, an unknown person paints odd faces on the facade pipes; their opened mouths corresponding to the mouth of every pipe. As the condition of the instrument deteriorates, two reports, deposited in 1891, propose to leave the baroque aesthetics and, progressively, to adopt the romantic aesthetics. Works are carried out by the Marcussen organbuilding firm in 1894.
In 1935, Hugo Distler stops this movement and advocates the restoration of the instrument to the original. Nevertheless, the elimination of certain romantic elements such as the swell boxes, and the installation of a new mechanical key action prove to be impossible. The instrument is rebuilt by Kemper in 1935 in accord with the principles of the Orgelbewegung. During the Second World war, pipework is removed and stored away in a safe place. Reinstallation is performed by Emanuel Kemper, of Wiedereinbau, between 1957 and 1965 while the pipework for 50 of the 68 stops is rebuilt and a new mechanical key action is installed.
In 1981, decision is made to restore the instrument at the 1673 level without ignoring additions executed over the years. Works are entrusted to organbuilder Karl Schuke, of Berlin, who executes them in 1983/4. The organcase, which threatened to collapse, is stabilized and completely restored. The instrument has 62 stops over four manuals and pedal. All what remains of the historical pipework (22 stops) is restored and new pipework, with high lead content, is concentiously rebuilt while the 20th-century additions are removed. Only the Oberwerk division, behind the Hautpwerk, contains pipework made of tin. New mechanical key and stop actions are installed.
Summarily, the Hauptwerk division is an example of mixed reconstruction while the Oberwerk division, with its mainly French voices, architecturally contrats with the historical organcase, however, it is integrated by good fusion in the whole sound structure. This solution, although different, deserves a certain respect. Evolution also points out a reality in the history of civilization. As mentionned in an old report, every division should have an independent character, a majestic Hauptwerk, a bright Oberwerk and a baroque Rückpositiv. Without historical pipework, no historical organ can be rebuilt in an appropriate manner.
The Transept Organ
Besides being historical, this organ is very important at the cultural level. The Gothic block dates from 1467 and 1515. It was transformed by Friedrich Stellwagen, in 1636/7, in an Hauptwerk division then adds a Rückpositiv division on the gallery rail and a small rather weak pedal. The wind system and most of the pipework are original. The pedal division is reinforced in 1935 upon Hugo Distler's recommendation. Again, in anticipation of the Second World war, the instrument is disassembled and stored to be reinstalled only in 1946.
When Hillebrand brothers restore the instrument in 1977/78, additions installed over the years are removed. The instrument is tuned one tone higher than the modern dispason and a 1681 Werckmeister I temperament. Original pipework has high lead content while additions are made to correspond to historic alloy and sizes. As they are now, Hautpwerk and Rückpositiv divisions are well balanced. In both cases, the tonal pyramid is complete with mixtures while the Hauptwerk's solemn trumpet gets well with the more reserved Rückpositiv's Krummhorn. Brustwerk flutes and reeds have characteristic voices.
The instrument is particularly well suited for the performance of works from the Renaissance, the early baroque period and Buxtehude's era. Works from later periods, including those from the 20th century, find a particular freshness with the instrument's marvellous and indubitable colours.
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I. Rückpositiv |
|
II. Hauptwerk |
| 1Principal | 8' |
|
1Principal | 16' |
| 1Gedackt | 8' |
|
1Octave | 8' |
| 1Quintadena | 8' |
|
1Spillpfeife | 8' |
| 1Octave | 4' |
|
1Octave | 4' |
| 1Blockflöte | 4' |
|
1Flöte | 4' |
| 1Sesqualtera | II |
|
1Quinte | 2 2/3' |
| 1Octave | 2' |
|
Octave | 2' |
| Quinte | 1 1/3' |
|
Mixtur | VI-VIII |
| Scharff | V-VI |
|
Scharff | IV-V |
| Cymbel | III |
|
1Trompete | 16' |
| Dulcian | 16' |
|
1Trompete | 8' |
| Trichterregal | 8' |
|
1,2Zink | 8' |
| Krummhorn | 8' |
|
|
|
| Tremulant | |
|
|
|
III. Brustwerk |
|
IV. Oberwerk (expressif / enclosed) |
| Holzgedackt | 8' |
|
1Bordun | 16' |
| Principal | 4' |
|
Offenflöte | 8' |
| Rohrflöte | 4' |
|
Viola da Gamba | 8' |
| Nasat | 2 2/3' |
|
Schwebung | 8' |
| Octave | 2' |
|
Principal | 4' |
| Waldflöte | 2' |
|
Querflöte | 4' |
| Terz | 1 3/5' |
|
Rohrnasat | 2 2/3' |
| Quinte | 1 1/3' |
|
Spitzflöte | 2' |
| Scharff | IV |
|
Terzflöte | 1 3/5' |
| Vox humana | 8' |
|
Sifflöte | 1' |
| Tremulant |
|
|
Mixtur | V |
|
|
|
Fagott | 16' |
|
|
|
Trompete | 8' |
|
|
|
Oboe | 8' |
|
|
|
Tremulant |
|
Pedal |
| 1Prinzipal | 16' |
| Subbass | 16' |
| Quintbass | 10 2/3' |
| 1Octave | 8' |
| Gemshorn | 8' |
| Octave | 4' |
| 1Gedackt | 4' |
| 1Rauschpfeife | III |
| Hintersatz | IV |
| Posaune | 32' |
| 1Posaune | 16' |
| Trompete | 8' |
| Trompete | 4' |
- Légende / Legend
| 1 |
|
Jeu original / Original stop |
| 2 |
|
À partir de fa / From f |
- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Étendue des claviers / Manual compass: 58 notes (C-a3)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 32 notes (C-g1)
- Accouplements / Couplers:
- RP/HW, OW/HW, BW/HW
- HW/PED, RP/PED, OW/PED
- Système electro-magnétique de combinaisons ajustables / Adjustable combinations electro-magnetic system
- Sommiers à registres / Slider chests
- Expression: OW (volets / shutters, BW (portes / doors)
- Tempérament égal / Equal temperament
- Diapason: a1 = 442Hz @ 18°C
Composition sonore / Stop List
Orgue de transept / Transept Organ
I. Rückpositiv |
|
II. Hauptwerk |
| Gedackt | 8' |
|
Prinzipal | 16' |
| Quintadena | 4' |
|
Oktave | 8' |
| Principal | 4' |
|
Spillpfeife | 8' |
| Hohlflöte | 4' |
|
Oktave | 4' |
| Sesquialtera | II |
|
Nasat | 2 2/3' |
| Scharff | III-IV |
|
Rauschpfeife | II |
| Trichterregal | 8' |
|
Mixtur | IV |
| Krummhorn | 8' |
|
Trompete | 8' |
III. Brustwerk |
|
Pedal |
| Gedackt | 8' |
|
Subbass | 16' |
| Quintadena | 8' |
|
Prinzipal | 8' |
| Waldflöte | 2' |
|
Spillpfeife (HW) | 8' |
| Zimbel | II |
|
Oktave | 4' |
| Regal | 8' |
|
Gedackt | 4' |
| Schalmei | 4' |
|
Flöte | 2' |
|
|
|
Posaune | 16' |
|
|
|
Trompete (HW) | 8' |
|
|
|
Trompete | 4' |
|
|
|
Regal | 2' |
- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Étendue des claviers / Manual compass: 54 notes (C,D,E,F,G,A-a3)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 27 notes (C-d1)
- Accouplements / Couplers:
- RP/HW, BW/HW (à tiroir / shove coupler), HW/PED
- Tremblant sur tout l'orgue / Tremulant on whole organ
- Expression: BW (postes / doors)
- Tempérament: Werckmeister I (1681)
- Diapason: a1 = 442Hz @ 18°C
Enregistrements / Recordings:
- Dacapo DACO 6220530 (2008) Buxtehude: Intégrale, volume 6 (Bine Bryndorf)
- Thorofon THO-2473 (2006) Orgelmusik aus Lübeck: Buxtehude, Tunder, Hasse, Kunzen, Jimmenthal, Distler, Schoof, Kluge (Armin Schoof)
- Motette MOT 10831 (2000) Bach: Great Organ Works (Armin Schoof)
- Thorofon THO-2293/4 (1997) Distler: Intégrale (Armin Schoof)
Références / References:
- Göttert, Karl-Heinz et Isenberg, Eckhard: Orgelführer Deutschland, Kassel; Bärenreiter, 1998, ISBN 3-7618-1347-3
- Sonnaillon, Bernard: King of Instruments: A History of the Organ, New York, NY; Rizzoli International Publications, 1985, ISBN 0-8478-0582-4
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