L'abbaye
L'abbaye bénédictine d'Ottobeuren, près de Memmingen dans les Alpes bavaroises, a été fondée en 764 par le Bienheureux Toto, et dédiée à Saint-Alexandre, le martyr. Elle a été créée en tant que monastère familial des comtes Silach. Les moines vinrent de la région du lac de Constance, i.e. St. Gallen et Reichenau. En 960, l'évêque Ulrich, d'Augsburg, obtient, pour l'abbaye, les reliques de Saint Théodore. En 972, l'empereur Otto Ier accorde des privilèges particuliers à l'abbaye tels le libre choix de l'abbé et l'abrogation du paiement de toutes charges et royautés.
Au cours du XIe siècle, l'abbé Adelhelm (1082-94) vit à la restauration des édifices délabrés et débuta la construction d'une chapelle dédiée à Saint Nicolas qui fut consacrée en 1126. Alors qu'il y avait relâchement du côté de la discipline, son successeur, l'abbé Rupert I (1102-45), introduisit la réforme de Hirsau. Il s'en suivit un épanouissement religieux qui culmina sous la direction de l'abbé Isingrim (1145-1180). En 1153, et encore en 1217, le monastère fut la proie des flammes. En 1205, l'abbé reçut les insignes d'un évêque. Au cours des XIVe et XVe siècles, il y eut un déclin considérale de sorte que lorsque l'abbé Johann Schedler en prend la direction, il ne reste que six ou huit moines et que les revenus annuels atteignent à peine 46 marks. Sous la direction de l'abbé Leonard Wiedemann (1508-46), l'abbaye commença à nouveau à fleurir : il installa un atelier d'impression et une maison d'étude pour les bénédictins souabes. Cette maison d'étude fut fermée suite aux ravages de la guerre de trente ans.
Vers 1553, l'église fit l'objet d'une modernisation alors qu'on agrandit le choeur des moines. L'église fut consacrée le 21 septembre 1558. De 1630 à 1635, au cours de la guerre de Trente ans, les édifices sont dévastés. L'idée de construire une église de style baroque apparaît dès 1682 et certains travaux sont réalisés vers 1686.
La plus grande période prospère dans l'histoire de l'abbaye d'Ottobeuren débute avec l'accession de l'abbé Rupert II Ness (1710-40) et dure jusqu'à la sécularisation de 1802. De 1711 à 1725, l'abbé Rupert II fit bâtir le monastère dont la grandeur architecturale lui valut le surnom de l'« escurial souabe ». La construction de l'église débute en 1737, avec la pose de première pierre le 27 septembre, selon les plans de l'architecte Johann Michael Fischer. Le résultat devint un chef d'oeuvre du baroque européen. Il sera complété par son successeur, Anselm Erb, en 1766. Au zénith de sa gloire, Ottobeuren devient une proie à l'avidité du gouvernement bavarois.
Après la dissolution du monastère lors de la sécularisation décrétée le 1er décembre 1802, on doit à la fidélité des 48 moines du temps, qui ne quittèrent les lieux malgré les tracasseries et les mesures coercitives nationales, que le monastère fut restauré, par le roi Louis I de Bavière, en 1834, en tant que prieuré bénédiction sous la direction de l'abbaye St. Stephen d'Augsburg. Depuis 1918, Ottobeurren a repris son statut d'abbaye indépendente.
En 1926, le pape Pie XI accorde le titre de "basilique mineure" à l'église abbatiale. Sur l'insistance de l'abbé Vitalis I. Maier, le gouvernement bavarois consent, de 1960 à 1964, à subventionner le coût des rénovations extérieure et intérieur de l'église. Pour marquer le 1200e anniversaire de fondation du monastère, en 1964, une chapelle a été érigée, dans la tour de l'est, pour y contenir les restes de l'abbé Rupert I.
Les orgues
L'église possède 3 orgues: deux sont situées dans le choeur, et le troisième, sur une tribune à l'arrière de l'église.
Orgues de choeur
Le millénaire de la fondation de l'abbaye devait avoir lieu en 1764. Dans la nouvelle église, dont on débuta la construction en 1737, les stalles du choeur furent installées en 1755. Pour ces deux orgues, qui se font face, de part et d'autre du choeur, le buffet est le prolongement des stalles et a été conçu avec elles par le menuisier Martin Hoermann, de Villingen, et le sculpteur Joseph Christian, de Riedlingen.
Il restait un peu moins de dix ans pour ériger les orgues prévues à l'origine, au nombre de trois, dont la réalisation est confiée à Karl Joseph Riepp:
- un grand orgue de choeur, côté épître (orgue de la Sainte-Trinité)
- un petit orgue de choeur, côté évangile (orgue du Saint-Esprit)
- un grand orgue de tribune au fond de l'église, lequel resta à l'état de projet.
L'orgue du Saint-Esprit a dû être achevé en 1762 puisque Riepp l'annonçait, à Jean André Silbermann, dans une lettre datée du 10 mars 1763. Les stalles et la décoration de l'église du monastère ne sont terminées qu'en 1764 et le grand orgue juste avant les solennités du jubilé, le 26 septembre 1766.
Après la mort de Riepp en 1775, John Holzay est chargé de l'entretien des orgues jusqu'en 1809. Déjà en 1787, il effectue un relevage important au cours duquel il montait, une première fois, le diapason. En effet, de facture française, ces orgues étaient plus d'un ton sous le dispason des orgues d'Allemagne centrale.
L'orgue de la Sainte-Trinité fut relevé par Joseph Bohl, d'Augsbourg, en 1862. À ce moment, l'instrument compte 68 jeux et possède un pédalier à la française de 25 marches qu'il remplace par un pédalier à l'allemande. Il construisit également une soufflerie à plis parallèles pour remplacer les anciens soufflets cunéiformes et monte encore le diapason de l'orgue.
En 1914, Steinmeyer restaure à nouveau l'orgue de la Sainte-Trinité, et celui du Saint-Esprit, en 1922. Un relevage de la mécanique de l'orgue de la Sainte-Trinité a été effectuée en 1979 par Schmid, de Kaufbeuren, qui entretient ces instruments.
Pour ces instruments, Riepp avait choisi des tailles très étroites en rapport avec l'acoustique très généreuse de l'église mais les tuyaux ont été raccourcis de plus d'un ton et l'on ne peut, malheureusement, pas dire que les orgues d'Ottobeuren sonnent comme Riepp les avait harmonisés.
Orgue de tribune
Dû au manque de fonds, l'orgue de tribune, tel que planifié par Riepp, ne fut pas construit et, en 1795, Johann Nepomuk Holzhey construisit un petit positif pour la tribune. Aujourd'hui, cet instrument est à Babenhausen. Riepp avait préparé un devis pour l'orgue de tribune, et Dom Bedos de Celles en a préparé un autre, prévoyant un instrument de 70 jeux.
En 1952, au moment où les fonds devinrent disponibles grâce au support culturel de l'Association de l'industrie allemande, le facteur Steinmeyer construisit, à partir des plans élaborés par Riepp et Dom Bedos, un nouvel orgue, baptisé « Marienorgel » (Orgue de Marie). L'orgue est divisé en un orgue principal (sans buffet) sur la tribune arrière de l'église et deux orgues séparés, placés sur les balcons à gauche et à droite de la tribune.
La construction de cet orgue marque un tournant dans l'histoire de la facture d'orgue dans l'après-guerre en Allemagne du sud. Presque 200 ans après la fin de la construction de la basilique baroque, le troisième orgue, prévu dès le début, devient réalité. Comme les techniques de la facture d'orgue s'étaient développées, l'instrument a pu tirer profit de l'introduction des sommiers à cases électriques et de l'introduction d'un accouplement à tiroir mécanique. Même si beaucoup de particularités esthétiques et architecturales adhèrent aux principes du passé, des idées extrêmenet innovatrices sont introduites: la composition s'inspire de la période néo-baroque empruntée de l'Allemagne du nord.
Avec le temps, l'église abbatiale a créé sa propre culture et sa propre tradition musicale et ce, à l'origine, avec ses deux orgues de choeur construits par Charles Joseph Riepp et qui sont cités comme des exemples parfaits adaptés au monde catholique sud-allemand du XVIIIe siècle. Le nouvel orgue de tribune a été conçu par Arthur Piechler (1896-1974) et Dom Albert Hohn (1911-1997) qui étaient conscients de créer quelque chose de tout à fait nouveau et de durable.
Une console à traction mécanique était utilisée pour l'orgue principal (claviers I, II et III ainsi que la pédale principale) alors qu'une console électrique, placée sur la tribune, était utilisée pour l'orgue au complet (I, II, III, IV, V ainsi que la pédale). Cet instrument a été inauguré le 22 juin 1957.
Comme chaque instrument est soumis à une usure due à son utilisation, l'orgue de Marie, après 45 ans d'intense utilisation, n'y fait pas exception. Du même coup, les exigences requises de l'orgue ont évolué tout comme les êtres humains : l'instrument était idéal pour le musique interprétée à cette époque. Maintenant, il y avait un besoin pour un plus grand éventail dynamique allant même à semer des doutes quant à la présence d'un orgue à la tribune. Ces besoins croissants requirèrent un instrument plus puissant c'est-à-dire possédant une plus grande puissance de vent et la présence d'aides pour faciliter la tâche de l'organiste.
La révision, effectuée en 2001-2002 par la firme Johannes Klais, de Bonn, avait, pour objectif principal, de conserver les qualités incontestées de l'instrument tout en y apportant des correctifs techniques et sonores. Ainsi, en éliminant les panneaux entre les tuyaux des différentes divisions, la projection sonore a été améliorée. L'aspect visuel a été conservé grâce à une réduction d'espace entre les rangs de la tuyauterie et ce, malgré l'ajout de quatre nouveaux jeux.
La modification la plus importante est, sans contredit, la reconstruction de la console. Les deux consoles de 1959 - la console électrique et la console « en fenêtre » mécanique - ont été fusionnées en une seule console centrale laquelle tient compte de la traction mécanique de l'orgue et des deux divisions de récit. Les tirants des jeux de la nouvelle console sont disposés, de manière ergonomique, sur des escaliers semi-circulaires afin de permettre une proximité comfortable et sans obstruction. Un combinateur électronique a été installé de même que l'addition d'accouplements de claviers.
Le nombre de jeux a été augmenté de façon prudente. Le plan des tailles, tel qu'utilisé par Dom Albert Hohn et conservé dans les archives de la maison Klais, démontre la démarche qu'il a suivi en se basant sur les propos de Charles Joseph Riepp et d'Aristide Cavaillé-Coll. Pour des raisons évidentes, le registre des mesures fut rigoureusement utilisé lors de la construction de l'orgue et pour la conception du système de vent. Ces mesures ont été particulièrement utiles lors des travaux de révision : l'ajout du jeu de Contraposaune 32' à la pédale; l'accouplement libre de la division Bombardwerk avec ses jeux sous haute pression selon la facture d'orgue anglaise; le renforcement par l'ajout de la Doppelflöte 8' au Hauptwerk et de la Gamba 8' au Positiv de même que les accouplements de claviers qui ajoutent de la chaleur et de l'abondance; ainsi que l'installation d'un tout nouveau système de vent et les ajustements nécessaires aux soupapes.
Cette unification effectuée d'une manière tout à fait nouvelle est devenue possible, avec un charme ancien et une nouvelle force : le vaisseau incomparable de la basilique d'Ottobeuren peut, maintenant, être rempli de son majestueux.
Dr. Hans-Wolfgang Theobald
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The abbey
The Benedictine abbey, near Memmingen in the Bavarian Alps, was founded in 764 by Blessed Toto, and dedicated to St. Alexander, the martyr. It was created as a family monastery of the counts Silach. Monks came from the Bodensee ares, i.e. St. Gallen and Reichenau. In 960, Bishop Ulrich, from Augsburg, obtained, for the abbey, the relics of St. Theodor. In 972, emperor Otto I granted special privileges to the abbey such as the free choice of the Abbot and abrogation of all future payments of charges and royalties.
In the 11th century, Abbot Adalhalm (1082-94) restored the decaying buildings and began the construction of a chapel dedicated to St. Nicolas that was consacrated in 1126. While a laxity in discipline was setting in, his successor, Abbot Rupert I (1102-45) introduced the Hirsau reform. A religious bloom followed that reached its peak under the direction of Abbot Isingrim (1145-1180). In 1153, and again in 1217, the abbey was consumed by fire. In 1205, the Abbot received pontifical insignias. In the 14th and 15th centuries, the abbey declined considerably. When Abbot Johann Schedler (1416-43) was elected, only six or eight monks were left, and its annual revenues did not exceed 46 silver marks. Under Abbot Leonard Wiedemann (1508-46), the abbey began to flourish again: he erected a printing establishment and a common house of studies for the Suabian Benedictines. The latter, however, was soon closed, owing to the ravages of the Thirty Years' War.
By 1553, the church was modernized and the monks' chancel was enlarged. The church was consecrated on September 21, 1558. During the Thirty Years' War, from 1630 to 1635, abbey buildings were devastated. The idea about building a Baroque-style church emerged in 1682 and some works were carried out by 1686.
The most flourishing period in the history of Ottobeuren began with the accession of Abbot Rupert II Ness (1710-40) and lasted until its secularization in 1802. From 1711 to 1725, Abbot Rupert II erected the present monastery, the architectural grandeur of which has merited for it the name of "the Suabian Escorial". In 1737, he also began the building of the present church that was designed by Johann Michael Fischer. It became one of the masterwork of the European baroque. It was completed by his successor, Anselm Erb, in 1766. In the zenith of its glory, Ottobeuren fell a prey to the greediness of the Bavarian Government.
After the dissolution of the monastery in the secularization in 1802, it owes to the loyalty of the 48 monks at that time, which could not be driven out neither by chicaneries nor by national coercive measures, that the monastery, under King Ludwig I of Bavaria, in 1834, was restored as a Benedictine priory, dependent on the abbey of St. Stephen at Augsburg. Since 1918, Ottobeuren is again an independent abbey.
In 1926, Pope Pius XI granted the status of minor basilica" to the abbey church. Upon Abbot Vitalis I. Maier's insistence, Bavarian government accepted, from 1960 to 1964, to finance the church's exterior and interior restauration costs. In 1964, to commemorate the 1200th anniversary of the creation of the abbey, a chapel was erected, in the east tower, to house the remains of Abbot Ruper I.
The organs
The church has 3 organs: two are located in the chancel, and the third one, in the rear gallery of the church.
Chancel organs
The 1000th anniversary of the creation of the abbey should have been celebrated in 1764. In the new church, whose construction began in 1737, stalls were installed in the chancel in 1755. For these two organs, facing each other, on each side of the chancel, the organcase is the extension of the stalls and was designed by cabinetmaker Martin Hoermann, from Villingen, and sculptor Joseph Christian, from Riedlingen.
There were only ten years left for the installation of the organs, originally three of them, to be built by Karl Joseph Riepp:
- a large chancel organ, epistle side (Holy Trinity organ)
- a small chancel organ, gospel side (Holy Spirit organ)
- a large gallery organ, in the rear of the church, that will not be built.
The Holy Spirit organ should have been completed by 1762 because Riepp wrote about it, to Jean André Silbermann, in a letter dated March 10, 1763. Stalls and decoration of the church will be completed only in 1764 and the large organ just before the commemoration jubilee, on September 26, 1766.
After Riepp's death in 1775, John Holzay is responsible for the maintenant of the organ until 1809. In 1787, he executed an important renovation that included a first rise of the diapason. In fact, being of French aesthetics, the diapason of these organs was more than a tone under the diapason usually found in central Germany's organs.
Holy Trinity organ was renovated by Joseph Bohl, from Augsburg, in 1862. At that time, the instrument has 68 stops and has a 25-note pedalboard à la française" that he replaces for a German pedalboard. He also built an horizontal bellows to replace the old cuneiform bellows and again rised the organ's dispason.
In 1914, Steinmeyer carries out a new restoration of the Holy Trinity organ, and of the Holy Spirit organ, in 1922. A restoration of the action in the Holy Trinity organ was executed in 1979 by Schmid, from Kaufbeuren, who was in charge of maintaining the instruments.
For these instruments, Riepp choosed very narrow scales due to the very generous acoustics in the church but pipeworks have been shortened by more than a tone. Unfortunately, Riepp's organs do not sound as Riepp voiced them.
Gallery organ
Due to lack of funds, the gallery organ, as planned by Riepp, was not built. In 1795, Johann Nepomuk Holzhey built a small positive organ for the gallery. This instrument is now in Babenhausen. Riepp prepared a project for the gallery organ and Dom Bedos de Celles prepared another one, a 70-stop instrument.
In 1952 when funds became available due to the cultural support of the German Industry Association, organbuilder Steinmeyer built, from plans prepared by Riepp and Dom Bedos, a new organ, called "Marienorgel" (Mary's Organ). The organ is divided into a main organ (without organcase) located on the rear gallery and two seperated organs, located on balconies on the left and right sides of the gallery.
The construction of this organ is a turning point in the organbuilding history in South Germany after the war. Almost 200 years after the end of the construction of the Baroque basilica, the third organ, planned since the beginning, became a reality. As organbuilding techniques have developped, the instrument profited from the introduction of electrical sliderless chests and the introduction of mechanical shove coupler. Even if many aestetic and architectural characteristics adhere to old techniques, extremely innovative ideas are introduced: the composition is inspired by the neo-Baroque period borrowed from North Germany.
Over the time, the abbey church created its own culture and its own musical tradition with, in the beginning, with these two chancel organs build by Charles Joseph Riepp that are known to be perfect examples adapted to 18th century South-German catholic world. The new gallery organ was designed by Arthur Piechler (1896-1974) and Dom Albert Hohn (1911-1997) who were conscious to create something new and durable.
A mechanical action console was used for the main organ (manuals I, II, III and main pedal) while an electric console, located on the gallery, was used for the complete organ (I,II,III,IV,V and pedal). This instrument was inaugurated on June 22, 1957.
As each instrument is subject to wear due to usage, Mary's organ, after 45 years of intense use, is no exception. At the same time, organ requirements have changed over time: the instrument was ideal for the literature played at that time. Today, there is a need for greater dynamic range: a requirement that sows a seed of doubt about the presence of an organ in the gallery. These increasing needs require a more powerful instrument, i.e. greater wind power and accessories to wase the organist's task.
The revision, executed in 2001-2002 by organbuilding firm Johannes Klais, from Bonn, had, as main objective, to preserve the indisputable qualities of the instrument while introducing technical and tonal corrections. Thus, by eliminating the panels erected between pipework of different divisions, the sound projection was improved. The visual aspect was preserved thanks to space reduction between the ranks of pipework and this, despite the addition of four new stops.
The most important modification is, without doubt, the rebuilding of the console. The two consoles from 1959 - the electrical console and the mechanical "en fenêtre" console - were merged into a single central console that takes into account the mechanical action of the organs and the two Récit divisions. Stop drawknobs on the new console are located, in an ergonomic layout, on semi-circular stairs that allow a comfortable proximity and without obstruction. An electronic combinator was installed and manual couplers were added.
The number of stops was carefully increased. Scale plans, as used by Dom Albert Hohn and preserved in archives by organbuilding firm Klais, show the approach he used based on writings by Charles Joseph Riepp and Aristide Cavaillé-Coll. For obvious reasons, these plans were rigorously applied when the organ was built and for the design of the wind system. These scales were specially useful during revision works: the addition of 32' Contraposaune in the pedal division; the free coupling of the Bombardwek division with its stops under high wind pressure according to English organbuilding; the addition of an 8' Doppelflöte as reinforcement in the Hauptwerk division, and the addition an 8' Gamba as reinforcement in the Positiv division; the addition of manual couplers that add warmth and abondance; and the installation of a new wind system with necessary adjustments to valves.
This unification, carried out in a brand new way, became possible, with an old charm and a new force : the unique nave of the basilica can, now, be filled with majestic sound.
Dr. Hans-Wolfgang Theobald
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Composition sonore / Stop List
Orgue de choeur (Sainte-Trinité - côté épitre) / Chancel organ (Trinity - epistle side)
I. Positiv1 |
|
II. Hauptwerk |
| 2Prinzipal | 16' |
|
Coppel | 16' |
| 3Flöte | 8' |
|
Prinzipal | 8' |
| 3Coppel | 8' |
|
Flöte | 8' |
| Oktav | 4' |
|
Salicet | 8' |
| Flöte | 4' |
|
Gamba | 8' |
| 3Gamba | 4' |
|
Coppel | 8' |
| 3Nazard | 2 2/3' |
|
Prestant | 4' |
| 3Quarte | 2' |
|
Flöte | 4' |
| 3Tierce | 1 3/5' |
|
Tierce | 3 1/5' |
| 3Quinte | 1 1/3' |
|
Quinte | 2 2/3' |
| 3Fourniture | V-VI |
|
Waldflöte | 2' |
| 3Trompete | 8' |
|
Tierce | 1 3/5' |
| 3Cromorne | 8' |
|
Mixtur 2 2/3' | IV |
| 3Voix humaine | 8' |
|
Zimbel 1' | IV-VI |
| 3Clairon | 4' |
|
4Cornet | V |
|
|
|
Trompete | 8' |
|
|
|
Clairon | 4' |
III. Récit |
|
IV. Écho1 |
| 5Cornet | V |
|
3,6Coppel | 8' |
|
|
|
3,6Flöte | 4' |
|
|
|
6,7Quinte | 2 2/3' |
|
|
|
8Larigot | II |
|
|
|
6,7Quarte | 2' |
|
|
|
6,7Tierce | 1 3/5' |
|
|
|
9Tierce | II |
|
|
|
3Hautboy | 8' |
Pedal |
| Prinzipal | 16' | |
| Coppel | 16' |
| Oktave | 8' |
| Gamba | 8' |
| Quinte | 5 1/3' |
| Flöte | 4' |
| Mixtur 2 2/3' | III |
| Bombarde | 16' |
| Trompete | 8' |
| Trompete | 4' |
- Légende / Legend
| 1 |
|
Claviers divisés / Divided keyboards:
- Positiv : f#1/g1
- Echo : e1/f1
|
| 2 |
|
notes aiguës seulement / treble only |
| 3 |
|
jeu divisé / halved stop |
| 4 |
|
à partir de c1 / from c1 |
| 5 |
|
à partir de g / from g |
| 6 |
|
accessible aux claviers III et IV; utilisé comme notes graves pour le Cornet du Récit /
playable from manuals III and IV; serve as bass for the Récit Cornet |
| 7 |
|
notes graves seulement / bass notes only |
| 8 |
|
2 2/3' + 2' (notes aiguës seulement) / 2 2/3' + 2' (treble only) |
| 9 |
|
1 3/5' + 1' (notes aiguës seulement) / 1 3/5' + 1' (treble only) |
- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Étendue des claviers / Manual compass: 51 notes (C-d3)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 25 notes (C-c1)
- Accouplement / Coupler: HW/POS
- Tremblants forts / Strong Tremulants: I; II+III+IV
- Tremblants doux / Soft Tremulants: I: II+III+IV
- Pression du vent / Wind pressure: 80mm
Composition sonore / Stop List
Orgue de choeur (Saint-Esprit - côté évangile) / Chancel organ (Holy Spirit - gospel side)
I. Positiv |
|
II. Hauptwerk |
| 2Coppel | 8' |
|
Coppel | 16' |
| Flöte | 8' |
|
Prinzipal | 8' |
| Prestant | 4' |
|
Salicet | 8' |
| Flöte | 4' |
|
Gamba | 8' |
| Quinte | 2 2/3' |
|
Flöte | 8' |
| Doublette | 2' |
|
Coppel | 8' |
| Mixtur | IV |
|
Oktave | 4' |
| 1Cornet | III |
|
Flöte | 4' |
| Schalmei | 8' |
|
Doublette | 2' |
|
|
|
Mixtur | IV |
|
|
|
Zimbel | III |
|
|
|
Cromorne | 8' |
Pedal |
| Prinzipal | 16' | |
| Coppel | 16' |
| FLöte | 8' |
| Flöte | 4' |
| Quinte | 2 2/3' |
| Fagott | 8' |
- Légende / Legend
| 4 |
|
à partir de g1 / from g1 |
- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Étendue des claviers / Manual compass: 51 notes (C-d3)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 25 notes (C-c1)
- Accouplement / Coupler: POS/HW
Composition sonore / Stop List
Orgue de tribune (Marienorgel - Orgue de Marie) / Gallery organ (Marienorgen - Organ of Mary)
II. Hauptwerk |
|
I. Positiv |
| Principal | 16' |
|
Bordun | 16' |
| Principal | 8' |
|
Principal | 8' |
| Gemshorn | 8' |
|
Rohrflöte | 8' |
| Gedackt | 8' |
|
Gamba | 8' |
| Doppelflöte | 8' |
|
Koppelflöte | 4' |
| Octave | 4' |
|
Octave | 4' |
| Hohlflöte | 4' |
|
Quinte | 2 2/3' |
| Quinte | 2 2/3 |
|
Octave | 2' |
| Octave | 2' |
|
Terz | 1 3/5 |
| Grossmixtur 2' | III-IV |
|
Mixtur 1 1/3' | V |
| Mixtur 1 1/3' | IV-V |
|
Trompete | 8' |
| Bombarde | 16' |
|
Cromorne | 8' |
| Trompete | 8' |
|
|
|
| Clarion | 4' |
|
|
|
III. Brustwerk |
|
IV. Récit |
| Salicet | 8' |
|
Subbass | 16' |
| Koppelgedackt | 8' |
|
Flûte | 8' |
| Praestant | 4' |
|
Fagott | 16' |
| Blockflöte | 4' |
|
|
|
| Nasard | 2 2/3' |
|
Bourdon | 16' |
| Waldflöte | 2' |
|
Montre | 8' |
| Terz | 1 3/5' |
|
Flûte harmonique | 8' |
| Larigot | 1 1/3' |
|
Salicional | 8' |
| Flageolet | 1' |
|
Unda maris | 8' |
| Scharfsymbel 1' | IV |
|
Quintade | 8' |
| Musette | 8' |
|
Prestant | 4' |
| Vox humana | 8' |
|
Flûte octaviante | 4' |
| Tremulant |
|
|
Octavin | 2' |
|
|
|
Septimcornett 2 2/3' | III-V |
|
|
|
Plein jeu 2' | V |
|
|
|
Basson | 16' |
|
|
|
Trompette harmonique | 8' |
|
|
|
Clairon harmonique | 4' |
|
|
|
Tremulant |
|
V. Echo |
|
Pedal |
| Salicet bass | 16' |
|
Pincipal-Untersatz | 32' |
| Violoncello | 8' |
|
Principalbass | 16' |
| Flûte | 4' |
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Subbass | 16' |
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Octave | 8' |
| Principal | 8' |
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Violon | 8' |
| Viola di Gamba | 8' |
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Gedackt | 8' |
| Vox angelica | 8' |
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Octave | 4' |
| Bourdon doux | 8' |
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Choralflöte | 2' |
| Venzianerflöte | 4' |
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Hintersatz 2 2/3' | V |
| Viola d'amore | 4' |
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Contraposaune | 32' |
| Nachthorn | 2' |
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Bombarde | 16' |
| Viola piccola | 2' |
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Posaune | 16' |
| Harmonic aetherea 2 2/3' | IV |
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Trompette | 8' |
| Cymbel 1' | III |
|
Clarion | 4' |
| Dulcian | 16' |
|
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| Hautbois | 8' |
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| Regal | 8' |
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| Tremulant |
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Trompeteria (flottante / floating) |
| Tuba magna | 16' |
| Tuba mirabilis | 8' |
| Fanfare | 8' |
| Clairon Fanfare | 4' |
| Cornet 8' | V |
- Autres caractéristiques / Other details:
- Étendue des claviers / Manual compass: 56 notes (C-g3)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 32 notes (C-g1)
- Sommiers à registres / Slider chests
- Accouplements / Couplers:
- POS/PED; HW/PED; BW/PED; REC/PED 8,4; Echo/PED; Tromp/PED
- BW/POS, REC/POS, Echo/POS, Tromp/POS
- POS/HW, BW/HW, REC/HW, Echo/HW, Tromp/HW
- POS/BW, REC/BW, Echo/BW, Tromp/BW
- Echo/REC; Tromp/REC; REC 16,4
- Tromp/Echo; Echo 16,4
- Combinateur électronique / Electronic combinator
- Séquenceur / Sequencer
Enregistrements / Recordings:
- 3 orgues / 3 organs
- IFO 00130 (2003) Bach, Duruflé, de Grigny, Höller, Reger (Axel Flierl)
- 2 orgues historiques / 2 historical organs
- Motette CD 12661 (1999) Bach (Ulrich Böhme)
- Capriccio CD 10826 (1999) Clérembault, Muffat, Schnizer (Edgard Krapp)
- Teldec TLD 21466 (1998) Bach: Organ Works, volume 8 (Ton Koopman)
- Sony SK 57489 (1997) Marchand, Guilain (François Espinasse)
- Novalis 150052 (1995) Bach: Organ Works, volume 4 (Ton Koopman)
- Gallo 500544 (1988) Clérambault, DuMage (Lionel Rogg)
Références / References:
- Williams Peter The European Organ (1450-1850), London, B.T. Batsford Ltd., 1966
- Woersching, Joseph Die Orgelwerke der Abtei Ottobeuren, Mainz, Rheingold-Verlag, 1959
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