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Compagnie d'Orgues Canadiennes, 1915 Casavant, 1947 Létourneau, 1985
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Chapelle Saint-Laurent-du-Havre
En 1839, les habitants catholiques francophones de Près-de-ville (Cap-Blanc) adressent à leur évêque, Mgr. Joseph Signay, une première requête en vue d'obtenir un lieu de culte. À cette époque, on leur répond que « les moyens ne sont pas suffisants pour bâtir et entretenir une chapelle dans chaque quartier de la ville » et qu'ils ne sont pas trop éloignés de l'église paroissiale et de la desserte de la basse-ville (Notre-Dame-des-Victoires). Les habitants du secteur adressent de nouvelles requêtes en 1847 et en 1851, mais se heurtent constamment à l'opposition farouche du curé de Notre-Dame, l'abbé Louis Proulx.
Las de cet entêtement, le nouvel archevêque Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, destitue l'abbé Proulx et l'envoie à Sainte-Marie-de-Beauce. L'archevêque promulgue, en janvier 1852, un règlement instituant une desserte de la paroisse Notre-Dame à Près-de-ville, sous le nom de Saint-Laurent-du-Havre. Le lieu de culte, « destiné aux élèves et à la population maladive ou pauvre du quartier » est aménagé dans l'école Mgr. Sinay, dont prennent charge les Frères des écoles chrétiennes en 1851.
Dans cette école, érigée en 1841-42, d'après les plans de Thomas Baillairgé, la chapelle occupe deux étages, le second étant dégagé par une mezzanine. En 1875, le bâtiment loge la St. Michael's Chapel qui devient la St. Lawrence Chapel en 1885 lorsque l'immeuble est cédé aux catholiques irlandais de la paroisse St. Patrick. À partir de 1893, la chapelle est connue sous le nom de Our Lady of Perpetual Help. Les Rédemptoristes, en charge de la paroisse St. Patrick, ont fermé ce lieu de culte. L'édifice a été occupé par des bureaux avant d'être transformé en immeuble d'habitation.
L'église Notre-Dame-de-la-Garde
En 1875, les habitants adressent une autre requête à Mgr. Elzéar-Alexandre Taschereau, nouvel archevêque de Québec, en vue de bâtir une église dans leur quartier. Cette fois leur demande est acceptée et le diocèse acquiert un terrain de Jacques-Étienne Blais. Il s'agit en fait d'un quai connu sous le nom de « J. Blais Booms ». Aussitôt l'architecte Joseph-Ferdinand Peachy est invité à préparer les plans d'une église qui, par souci d'économie, serait construite en bois. Mais, les autorités municipales s'opposant à ce type de construciton, Peachy soumet, en février 1876, un devis pour un édifice en maçonnerie qui mesure 100 pieds de long sur 45 de large (30 mètres sur 13,5). Les travaux débutent tôt au printemps 1877. Le chantier s'ouvre par les fondations qui, à certains endroits, doivent être posées sur le roc à 16 pieds de profondeur (4,8 mètres). Puis, durant l'été 1877, la paroisse de Québec décide d'ajouter, au bâtiment, une sacristie qui doit servir d'école, cette fois, d'après les plans de l'architecte Louis Amiot qui avait agi comme surveillant des travaux de construction de l'église.
La bénédiction de l'église a lieu le 15 novembre 1877. Elle est placée sous la protection de Notre-Dame-de-la-Garde, patronne des marins célèbre par un pèlerinage établi à Marseille. Le bâtiment n'est cependant pas complet; il reste à ériger le clocher et à compléter l'intérieur. Le clocher est construit en septembre 1878, d'après les plans généraux fournis par Peachy en 1876 mais d'après un devis et sous la surveillance de l'architecte David Ouellet.
L'église du « Cap-Blanc » appartient à la première partie de la carrière d'architecte de Joseph-Ferdinand Peachy. C'est une petite église avec des murs gouttereaux bas et un haut et large comble, pour limiter les coûts de maçonnerie tout en conservant une façade imposante. Celle-ci est ouverte par trois larges portes et trois fenêtres. Ces ouvertures sont ornées par de fortes moulures et des remplages typiques de l'art de Peachy et empruntés à l'américain Samuel Sloan. À l'intérieur, cette église est divisée en trois nefs par une série de colonnes qui supportent les fermes de grande portée. Cet intérieur inachevée est orné d'autels: le maître-autel a été offert par la paroisse de Saint-Romulad, tandis que les deux autels latéraux sont l'oeuvre de Louis Boivin, menuisier de Québec.
La paroisse est érigée canoniquement en 1885. Mais, au lieu d'établir une fabrique, les biens de la paroisse sont gérés par le diocèse pendant quelques années. Ce n'est qu'en 1948 que la fabrique devient propriétaire de son église et du presbytère et qu'est créé un corps de marguilliers.
En 1891, les architectes Tanguay & Vallée soumettent les plans du parachèvement de l'intérieur de l'église. Pendant que se déroule ce chantier, la moitié de la paroisse est rasée par le feu. L'église subit des dommages considérables et la sacristie, où loge l'école, est détruite. L'architecte Tanguay dresse les plans de reconstruction et surveille les réparations de l'église, travaux qui sont complétés en 1892. La sacristie continue à être occupée comme école et couvent des Soeurs de la Charité jusqu'au départ de celles-ci en 1958. Elle est réaménagée, en 1960, en salle communautaire, pour servir aux activités de la paroisse.
L'architecture intérieure est assez sobre. Il s'agit d'une oeuvre de la première carrière de Georges-Émile Tanguay, qui s'inscrit dans la continuité de l'oeuvre de Joseph-Ferdinand Peachy dont il a été l'élève. L'architecte entreprend cet intérieur après celui de Saint-Jérôme de Matane (1885) en même temps qu'il obtient un premier mandat pour construire une église monumentale, Saint-Ambroise de Loretteville. Caractéristique de l'art de Tanguay de cette époque est la voûte cintrée bordées par des bas-côtés à plafonds à caissons, qu'on retrouvera aussi quelques années plus tard dans l'église de Saint-Malo (1900).
L'église a très tôt révélé d'importants défauts de construction. Le curé s'en plaint dès 1878 et différentes campagnes de réparation ne changent rien à la situation. Dès 1911, les architectes Ouellet et Lévesque suggèrent de remplacer l'église et lorsque l'édifice est déclaré dangereux par les inspecteurs du gouvernement et des assurances, en 1938, on songe sérieusement à reconstruire ailleurs. Mais une résistance s'organise dans la paroisse et, en 1948, un comité paroissial suggère de conserver « ce monument religieux digne de mention, d'un intérêt capital pour la ville de Québec et qui pourrait faire partie d'un plan d'embellissement de cette partie de Québec, qui est la porte d'entrée de la ville pour les passagers venus d'Europe... ».
En mai 1950, la fabrique retient les services de l'architecte Charles Dumais pour réparer l'église mais les travaux ne sont entrepris qu'en 1953. Il s'agit d'abord de consolider la structure en relevant les supports et colonnes de la nef, puis de remplacer la structure du plancher. Le clocher, qui penchait dangereusement, est redressé. À cette occasion, les bancs sont remplacés et les galeries latérales enlevées, ce qui a dépouillé considérablement l'intérieur de l'église. Puis, en 1954, la paroisse s'engage dans la construction d'un nouveau presbytère, d'après les plans dressés par l'architecte Louis Carrier. L'ancien presbytère, une maison à deux étages acquise en 1887, est alors déménagé pour libérer le site en vue de la nouvelle construction.
Par son appareil de maçonnerie rustique, des murs gouttereaux bombés, une façade sans décrochements et un clocher simple, l'église paraît beaucoup plus ancienne qu'elle ne l'est en fait. Elle est aussi assurée d'une bonne visibilité puisque le boulevard Champlain la contourne; l'église se dressait auparavant sur un quai s'avançant dans le fleuve, comme un véritable monument marin.
L'orgue
Souvent, il y a des coins de pays pittoresques qui, malgré leur proximité, demeurent trop méconnus. Ainsi en est-il de l'église Notre-Dame-de-la-Garde qui se dresse au sein d'une attachante petite paroisse sise sur un étroit ruban de terre dominé par le Cap Diamant et sur les berges du Saint-Laurent. L'abbé Honorius Provost nous relate des faits fort intéressants de la vie musicale au «Cap Blanc» dans un ouvrage dont je m'inspirerai largement.
Dans une église, l'aspect visuel est important mais aussi le côté auditif. La musique mise en valeur par une bonne acoustique aide à élever les coeurs dans une ambiance méditative et spirituelle. Les cloches convoquent la communauté au rassemblement puis le chant et l'orgue invitent à la participation et au recueillement. De fait, à Notre-Dame-de-la-Garde, avant même l'arrivée du clocher à l'été 1878, les paroissiens ont déjà vu la bénédiction de la cloche, faite le 18 novembre 1877. Alors, la partie musicale de la fête a été on peut dire à la hauteur de la circonstance, l'harmonium était touché par M. Ernest Gagnon. L'Événement du 8 janvier 1879 relate, en ces termes, l'inauguration, le 6 janvier, de ce premier harmonium:
«L'église de Notre-Dame-de-la-Garde au Cap Blanc vient d'être dotée d'un magnifique harmonium de Smith. C'était un des plus beaux et des plus complets qu'il y eut chez M. Lavigne. Le son en est riche et puissant, les jeux variés et du plus beau timbre. (...) M. Adolphe Hamel a présidé à l'harmonium et en a fait ressortir brillament toutes les belles qualités».
Un inventaire du mobilier, dressé le 26 juillet 1882, attribue à cet harmonium la belle valeur pour l'époque de 450$... mais pour bien peu de temps encore. En effet, juste avant de partir, en 1895, le curé Arthur Bouchard achètera un harmonium nouveau au prix de $60; on ne cessait plus de faire réparer l'ancien. Au mois d'août (1896), des demoiselles de la paroisse ont donné trois soirées dramatiques et musicales pour payer le fameux harmonium. À dépenses extraordinaires, ressources extraordinaires.
On en arrive enfin à l'orgue actuel:
«L'église avait reçu, dès le début, un bon harmonium, payé assez cher. Son règne fini, le curé Bouchard le remplaça par un harmonium bon marché, dans les deux principaux sens du mot, mais qui eut la persévérance de son économie. Aux premières délibérations du Comité paroissial, en 1946, on a cherché à acheter un orgue. Grâce à l'abbé Placide Gagnon, professeur de chant du diocèse et connaisseur en la matière, on mit la main sur un instrument construit en 1915 par la Compagnie d'orgues Canadiennes à Saint-Hyacinthe et reconditionné par la Maison Casavant, après avoir fait une première carrière à La Tuque. On l'a inauguré en juin 1947; il ne coûtait que $1500.».
Les paroissiens peuvent désormais savourer les sonorités d'un véritable orgue à tuyaux de 7 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier. La console comprend en outre 12 boutons d'accouplement au grave, à l'unisson et à l'aigu, de même que 7 pédales de combinaisons ajustables.
M. Provost nous parle aussi des organistes:
«Un orgue à bon marché est toujours mieux qu'un harmonium, surtout s'il est bien traité et... bien joué. Et une recherche sérieuse dans les comptes pourrait révéler les noms des musiciens attitrés, car ils étaient rémunérés, selon les moyens de la paroisse, sinon selon leurs mérites. En tous cas, la première musicienne, pour nombre d'années, fut une Dame J. Tardif.»
Parmi ses successeurs, on doit citer le regretté Joseph Edouard Blaine qui s'est dévoué pour sa paroisse durant plus de 40 ans.
Restauration
L'orgue prend une part des plus actives lors des célébrations liturgiques. Aussi, la restauration de l'église, réalisée en 1984 sous l'égide du Père Roland Brault, alors curé, s'accompagna-t-elle naturellement de celle de l'orgue. On la confia aux artisans des Orgues Létourneau Ltée de St-Hyacinthe; Yvan Blouin et Paul Grimard effectuèrent les travaux techniques et Jean-François Mailhot, l'harmonisation.
La restauration proprement dite, soit la simple remise en état de l'instrument, consiste au nettoyage de toutes les parties, au recuirage des pneumatiques, à la peinture des tuyaux de façade, etc. De plus, une soufflerie neuve installée au jubé remplace l'ancienne qui, sise à la cave, était quasiment menacée par les grandes mers de mai! Ces travaux auraient pu s'achever par la simple remise en place des jeux originaux mais il nous apparût plus opportun de modifier radicalement la composition sonore qui laissait grandement à désirer: profusion de jeux de fonds de 8' et de gambes en particulier, métal des tuyaux de mauvaise qualité, graves défauts d'harmonisation, etc.
Au grand-orgue, on adjoignit une fourniture neuve à une montre et un prestant qui proviennent d'un ancien orgue Casavant de 1898. Ces jeux forment le plein-jeu essentiel à tout orgue. On a réservé les jeux plus doux au récit: le bourdon d'origine en bois, la flûte à cheminée (originalement de 8') et le hautbois. Ces deux derniers, d'une couleur toute particulière, sont remarquables; ils sont d'Eusèbe Brodeur qui, au siècle dernier, initia les frères Casavant à l'art du facteur d'orgue. Le Bourdon de la pédale est conservé tel quel.
Toutefois, un tel devis vaudrait peu sans la touche finale et délicate de l'harmoniste dont l'art patient et subtil nous permet de découvrir des sonorités insoupçonnées. M. Fernand Létourneau a voulu, par ces transformations et cette réharmonisation achevées pour Pâques 1985, préserver l'esthétique romantique de l'instrument tout en lui insufflant le caractère brillant propre à l'orgue de l'époque classique. S'il n'a pas l'ampleur réservée aux instruments plus imposants, l'orgue de Notre-Dame-de-la-Garde offre à l'auditeur une palette sonore étonnante pour un si petit instrument.
Paul Grimard
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St. Laurent-du-Havre Chapel
In 1839, French-speaking Catholics living in Près-de-ville (Cap-Blanc) district of Quebec City petition Mgr. Joseph Signay, Bishop of Quebec City, to obtain a worship place. At that time, they are told that « funds are not available to build and maintain a church/chapel in every district of the city » and that they are close to the Notre-Dame parish church and the mission church of Notre-Dame-des-Victoire in the lower town. Petitions were repeated in 1847 and in 1851, and each time, they come up against the fierce opposition voiced by the Notre-Dame parish priest, Rev. Louis Proulx.
Weary of this stubbornness, Mgr. Pierre-Flavien Turgeon, the new Archibishop of Quebec City, dismisses Rev. Proulx and appoints him in St. Marie-de-Beauce. In January 1852, the Archbishop authorizes a mission, under the jurisdiction of Notre-Dame parish, to be established in Près-de-ville and dedicated to St. Lawrence. The worship place, « intended for school students and sick or poor persons in the district », is located in Mgr. Signay's school under the responsibility of the Brothers of Christian Schools since 1851.
In that scholl, built in 1841-42, upon plans prepared by Thomas Baillairgé, the chapel occupies two stories, the second one being opened by a mezzanine. In 1875, the building houses St. Michael's Chapel that will become St. Lawrence Chapel in 1885 when the building is given to Irish Catholics from St. Patrick's parish. From 1893, the chapel is known as Our Lady of Perpetual Help chapel. Redemptorist Fathers, responsible for St. Patrick's parish, have closed this worship place. After being used as an office building, it is now an apartment building.
Notre-Dame-de-la-Garde church
In 1875, another petition is sent to Mgr. Elzéar-Alexandre Taschereau, new Archbishop of Quebec City, in order to obtain permission to build a church in their district. This time, their request is accepted and the diocese buys a piece of land from Jacques-Étienne Blais. In fact, it is a wharf known as "J. Blais Booms". Immediately, architect Joseph-Ferdinand Peachy is invited to prepare plans for church that, in order to save money, would have a wooden structure. Municipal authorities being opposed this type of construction, Peachy submitted, in February 1876, plans for a stonework building measuring 100 feet long by 45 wide (30 meters by 13.5). Works began early in the spring of 1877. Foundations had to be laid 16 feet deep (4.8 meters) on the rock. During summer 1877, Quebec parish decided to add a vestry to the church. It will be used as a school. Plans of the vestry are prepared by architec Louis Amiot who acted as supervisor during the construction of the church.
The church was blessed on November 15, 1877. It is dedicated to Notre-Dame-de-la-Garde, patron saint of sailors, and after a renown pilgrimage location in Marseille. The bulding is far from completed; the bell-tower is missing and the interior of the church is not completed. The bell-tower is built in Septembre 1878 upon Peachy's 1876 drawings but based on plans and under the supervision of architect David Ouellet.
The « Cap-Blanc » church belongs to the first period of Joseph-Ferdinand Peachy's architectural carreer. It is a small church designed with low walls and a high and wide attic in order to limit stonework costs while preserving a imposing façade that contains three large doors and three windows. These openings are decorated with large mouldings and rubble fillings typical to Peachy's art and borrowed from American architect Samuel Sloan. Inside, the church is divided into thee naves by a series of pillars supporting large span trusses. The incomplete interior is decorated with altars: the main altar is a gift from St. Romuald's parish while the two lateral altars were executed by Louis Boivin, a carpenter from Quebec City.
The parish was officially established in 1885. Instead of electing a Churchwardens council, the parish's assets were managed by the diocese for a few years. A Churchwardens council was established in 1948 and they became owners of the church and the rectory.
In 1891, architects Tanguay & Vallée sumbitted plans for the competion of the church's interior. While the project was going on, half of the parish was destroyed by fire. The church is badly damaged and the vestry, that houses the school, is destroyed. Architect Tanguay prepares the rebuilding plans and supervises repairs to the church. These works are completed in 1892. The vestry is still used as a school and a convent used by the Sisters of Charity until their departure in 1958. It was converted, in 1960, into a community hall.
Interior architecture is quite sober. It belongs to Georges-Émile Tanguay's first carreer and is in line with Joseph-Ferdinand Peachy's work of whom he was a student. The architect works on this project after having completed St. Jerone's church in Matane (1885) and while he was commissionned to build a large church, St. Ambroise's in Loretteville. From this period, Tanguay's art is featured by its semi-circular vault lined by aisles with coffer ceilings. These features will be found again in a few years later in St. Malo's church (1900).
Too soon, major construction problems. First complaints came from the parish priest in 1878. Even after several repair campaigns, the situation remained the same. In 1911, architects Ouellet & Lévesque suggested to replace the church and when, in 1938, the building was found dangerous by government inspectors and by insurers, serious plans for relocation were prepared. Following resistance in the parish, a committee, in 1948, suggested to preserve « this noteworthy religious monument, a major architectural asset for Quebec City, could be part of a renovation project in this district who is the City's entry gate for all passengers arriving from Europe... ».
In May 1950, architect Charles Dumas is called in by the Churchwardens to repair the church but works will begin only in 1953. First, the structure must be strengthened by raising supports and pillars in the nave, and replacing the structure of the floor. The bell-tower, that dangerously leans, is straightened up. On the same occasion, pews are replaced and lateral galeries are removed, this last work considerably stripped off the interior the church. Then, in 1954, churchwardens decide to build a new rectory upon plans prepared by architect Louis Carrier. The old vestry, a two-storey house bought in 1887, is moved to free the site for the new building.
With its tustic stonework, bulging walls, recess free façade, and plain bell-tower, the church looks older than really is. The building is very visible since Champlain boulavard rounds it; first built upon a wharf pushing forward into the river, it is a true sea monument.
The organ
Sometimes, there are places, near home, that remain unknown to us. It is true for the Notre-Dame-de-la-Garde church which is a small parish located on a narrow strip of land beneath the Cap Diamant and the shores of the St. Lawrence River. In a book published by Rev. Honorius Provost, very interesting facts are recalled concerning the musical life in «Cap Blanc» (White Cape). This book is the main source of the text that follows.
In a church, visual aspect is very important so is sound. Music is better served with fine acoustics; it helps to lift up hearts into a meditative and spiritual environment. Bells call the community to services and then music (singing and organ) invites to participation and contemplation. At Notre-Dame-de-la-Garde, even before the building of the bell tower which took place during the summer of 1878, the parishioners gathered for the blessing of the bell on November 18, 1877. The musical portion of the event was to prove equal, the harmonium was played by Ernest Gagnon. The inauguration of that harmonium took place on January 6, 1879 and in its January 8 issue, L'Évènement (local newspaper) reports the following:
«Notre-Dame-de-la-Garde church in Cap Blanc has purchased a beautiful Smith harmonium. It was one of the best and the largest available at Lavigne's. The tone is rich and powerful while the stops are varied and produce very nice sound. (...) Alphonse Hamel played the harmonium and brilliantly brought out the nice colors of the instrument».
In an inventory, dated July 26, 1882, the harmonium was valued at $450 which is quite impressive... but not for long. Juste before leaving the parish in 1895, Rev. Arthur Bouchard purchased a new harmonium for the price of $60 because the old one always required repairs. In August 1896, parish ladies organized three dramatic and musical evenings in order to pay for the harmonium.
Now, on with the actual organ:
«The church had, since the beginning, a good and expensive harmonium. Rev. Bouchard replaced it with a cheap one, in both senses of the word. In early 1946, the purchase of an organ was on the agenda of the meetings of the church committee. Thanks to Rev. Placide Gagnon, diocesan music professor and expert in the field, the parish purchased an instrument, built in 1915 by Canadian Organ Company in Saint-Hyacinthe, reconditioned by Casavant Frères and not being currently used in the La Tuque region. It was inaugurated in 1947. The cost was $1500.»
Parishionners could now hear the sound of a 2-manual and pedal, 7-stop true pipe organ. Besides there were 12 couplers (16,8,4) and 7 adjustable combination pedals.
Rev. Provost also reports on the organists:
«A low-cost organ is always better than an harmonium, especially it is well maintained... and well played. Extensive research into parochial archives would give us the names of all organists, because they were paid, according to the financial means of the parish, is not according to their talents. The first organist, and for many years, was a Mrs. J. Tardif.»
Among her successors we must name Joseph Edouard Blaine who was organist for more than 40 years.
Restoration
The organ plays a very active role in the liturgical services. Under the guidance of parish priest Rev. Roland Brault, both the church and the organ were restored in 1984. Orgues Létourneau of St-Hyacinthe were commissioned to do the work. Yvan Blouin and Paul Grimard carried out the technical aspects of the works while Jean-François Mailhot was responsible for the voicing.
A simple restoration meaning the refurbishing of the instrument calls for the cleaning of all parts, releathering, painting the façade pipes, etc. A new blower was installed in the gallery replacing the old one installed in the cellar which was in danger of flooding every spring during the large tides season! Restoration works could have ended with the original pipeworks being put back but it was decided to take the opportunity to radically modify the tonal structure: too many 8' stops and gambas in particular, pipework of poor quality metal, large voicing flaws, etc.
A new fourniture and a prestant stops coming from an old 1898 Casavant organ were added to the grand-orgue division. These stops form the essential backbone plein-jeu of any organ. Softer stops were kept on the récit: original wooden Bourdon, the flûte à cheminée (original 8'), and the hautbois. These last two stops, of particular voicing, are remarquable; they were built by Eusèbe Brodeur who, in the last century, initiated the Casavant brothers into the organ building craft. The Pedal Bourdon was left untouched.
Such a stop list is not worth anything without the voicer's final and delicate touch whose patient and fine art allows the discovery of unsuspected sonorities. Fernand Létourneau wanted, through these changes and re-voicing finished for Easter 1985, to preserve the romantic aesthetics of the instrument while adding the brilliant characteristics of the classical organ. Even it does not have the size of more important instruments, the Notre-Dame-de-la-Garde organ offers a stunning sound pallette for such a small instrument.
Paul Grimard
Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
1947 |
1985 |
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| Montre | 8' | Montre | 8' | |
| Dulciane | 8' | Prestant | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Fourniture 2' | III | |
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Récit |
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|---|---|---|---|---|
1947 |
1985 |
|||
| Bourdon | 8' | Bourdon | 8' | |
| Salicional | 8' | Flûte | 4' | |
| Hautbois à lèvres (Gambe) | 8' | Hautbois | 8' | |
| Tremolo | Tremolo | |||
|
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
1947 |
1985 |
|||
| Bourdon | 16' | Bourdon | 16' | |