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Casavant, Opus 2679, 1964,1990
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L’architecture du sanctuaire et ses lignes résolument modernes pourraient faire penser que Notre-Dame-du-Cap est un lieu de culte récent. Mais il n’en est rien. La première chapelle érigée sur les lieux date de 1659. Il faudra cependant attendre trois siècles pour voir la construction de la basilique actuelle.
Bâtie sur un site exceptionnel sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, au confluent du celui-ci et de la rivière Saint-Maurice et à mi-chemin entre Montréal et Québec, la basilique est le centre d'un lieu de pèlerinage attirant des milliers de fidèles chaque année. C’est le plus important sanctuaire marial en Amérique du Nord.
L’histoire de Notre-Dame-du-Cap commence en 1635 avec l’arrivée du premier missionnaire, Jacques Buteux, qui fonde Trois-Rivières avant de subir le martyre aux mains des Iroquois. À une première chapelle de bois érigée en 1661 succède, en 1714, une chapelle en pierre. Elle deviendra plus tard le petit sanctuaire dédié à la Vierge Marie qui existe toujours. Et, à l’intérieur, la statue miraculeuse, qui inspira la dévotion de la population et la construction du sanctuaire, se dresse au-dessus de l’autel.
En 1873, la population de Cap-de-la-Madeleine dépasse le millier d’habitants. L'église de pierre est trop petite et le curé Désilets envisage la construction d’une plus grande. Pour cela, il faut aller chercher les pierres sur la rive sud. Cependant, l’hiver 1878-1879 est doux et le fleuve ne gèle pas. Bien que les paroissiens se réunissent tous les dimanches pour dire le chapelet, janvier et février passent, et le fleuve ne gèle toujours pas. Au début de mars, le curé Luc Désilets fait le vœu de conserver la petite église, condamnée à la démolition, et de la consacrer à la Vierge Marie si le temps se fait favorable à la réalisation de ses projets.
Le 16 mars, un pont de glace se forme, reliant les deux rives et permettant, pendant une semaine, le transport des pierres. Le dernier chargement passé, le pont que les paroissiens ont baptisé le « pont des chapelets » s’écroule. C’est le premier miracle attribué à Notre-Dame-du-Cap. Le « prodige des yeux » est le deuxième.
Le 22 juin 1888, le curé Luc Désilets consacre le sanctuaire à la Vierge. Ce même soir, alors qu’il est en train de prier dans la petite chapelle avec deux autres fidèles, les trois hommes voient la statue de la Vierge ouvrir les yeux. L’annonce de ce nouveau miracle attire les fidèles de toutes parts, d’abord du Québec, bientôt du monde entier. Il faudra donc agrandir puis, éventuellement, construire un nouveau temple. La basilique actuelle est inaugurée en 1964.
L’œuvre de l’architecte Adrien Dufresne a nécessité des prouesses d’ingénierie lors de sa construction. En effet, il fallut creuser 30 mètres sous terre afin d’ancrer les 195 piliers qui soutiennent le puissant édifice de forme octogonale. À l’intérieur, où les couleurs de la Vierge, bleu et or, prédominent, aucune colonne ne vient obstruer la vue des quelques 1 600 personnes qui peuvent y prendre place.
Uniques en Amérique du Nord, les superbes vitraux sont de la main du maître verrier, Jan Tillemans, un prêtre oblat hollandais qui les réalisa selon la tradition médiévale. Après avoir passé l’année 1956 à s’imprégner de la lumière du Cap-de-la-Madeleine, il mit un autre 10 ans pour réaliser ces tableaux de lumière aux lignes stylisées. Chaque vitrail, constitué d’une rosace de 8 mètres de diamètre et de cinq lancettes, représente un thème particulier : les saints patrons du Canada, les pionniers, des scènes de la vie du Christ et de l’Évangile, les mystère du rosaire et l’histoire de Notre-Dame-du-Cap.
L'orgue
Inauguré le 4 juillet 1965 par Claude Lavoie. Instrument de conception néo-classique, la composition de cet instrument de 75 jeux et de 5,544 tuyaux, répartis entre quatre claviers et pédalier, est de Lawrence I. Phelps, alors chef harmoniste chez Casavant Frères. Claude Lavoie a aussi agi en tant que conseiller dans ce projet.
Noëlla Genest est nommée titulaire de l'orgue en 1964, poste qu'elle occupe jusqu'en 1988. Elle y instaure la série des récitals d'été en 1969. Elle sera succédée par Gilles Rioux en 1989 et par Martin Brassard en 2006.
En 1989/1990, en plus d'un grand nettoyage et de recuirage de certaines composantes, un combinateur électronique à 16 niveaux de mémoire avec crescendo ajustable est installé dans la console. Une Résonnance regroupant les chamades et le cornet du Grand Orgue est créée; elle est disponible aux trois claviers manuels et à la Pédale, ajoutant ainsi à la flexibilité de l'instrument. Les quelques changements apportés au devis original ont permis de compléter ou de rééquilibrer les grandes synthèses sonores.
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The clean lines and modern architecture of Notre-Dame-du-Cap basilica belies the fact that this place of worship dates back to 1659 when the first chapel was built. It would be another three centuries however, before today’s basilica would see the light of day.
The basilica is located on the north shore of St. Lawrence River at the crossroads of this river and St. Maurice River, midway between Montréal and Québec City. This pilgrimage site is the largest Marian sanctuary in North America, attracting thousands of faithful every year.
The history of Notre-Dame-du-Cap dates back to the arrival, in 1635, of the first missionary, Jacques Buteux who founded Trois-Rivières before being martyred by the Iroquois. The first chapel was built of wood in 1661. It was followed, in 1714, by the stone chapel that would later become the small sanctuary dedicated to Mary. Inside the still-standing chapel, the miraculous statue that inspired the devotion of the people and the construction of the sanctuary stands above the altar.
In 1873, the population of Cap-de-la-Madeleine had grown to more than 1,000. The stone church becoming too small to accommodate the ever growing population, Father Luc Désilets, the parish priest, decided to build a larger one. The plan involved transporting stones from the south shore. Unfortunately, the winter of 1878-79 was a mild one and the river would not freeze over. Though the parishioners came together every Sunday to recite the rosary, January came and went, then February. The river still had not frozen. In early March, Father Luc Désilets vowed to preserve the small chapel which had been slated for demolition, and to dedicate it to the Virgin Mary, if the weather cooperated with his plans.
On March 16th, a bridge of ice formed, linking the two shores, and for one week, it was possible to haul the stones. Once the last load had crossed, the bridge which the parishioners had dubbed « the bridge of rosaries » crumbled. It was the first miracle attributed to Notre-Dame-du-Cap. The second one was the « miracle of the eyes ».
On June 22, 1888, Father Désilets dedicated the sanctuary to the Blessed Virgin. That same evening, while praying in the small chapel with two others, the three men saw the statue of Mary open its eyes. Word of the new miracle brought pilgrims, first from Québec and soon, from the world over. The new church had to be expanded, and eventually, a new temple of worship had to be built. The actual basilica was inaugurated in 1964.
Designed by architect Adrien Dufresne, its construction involved feats of engineering. Indeed, it was necessary to dig 30 meters into the ground to anchor the 195 pillars that support the impressive octagonal building. Inside, where the blue and gold colors of Mary dominate the décor, there are no columns to block the view of the 1,600 people who can be accommodated.
The magnificent stained glass windows, unique in North America, were produced according to medieval tradition by master-artisan Jan Tillemans, a Dutch Oblate father. He spent a full year soaking in the light of Cap-de-la-Madeleine, then took another ten years to produce these stylized works of light. Each stained glass artwork, featuring a rose window measuring eight meters in diameter and five lancets, has a specific theme: the patron saints of Canada, the pioneers, scenes from the life of Christ and the Gospels, the mysteries of the rosary and the history of Notre-Dame-du-Cap.
The organ
The neo-classical instrument was inaugurated on the July 4, 1965 by Claude Lavoie. The 75-stop instrument, divided among 4 manuals and pedal is the work of Lawrence I. Phelps, then Chief Tonal Director at Casavant Frères. It contained 5,544 pipes. Claude Lavoie acted as a consultant on the project.
Noëlla Genest was appointed principal organist in 1964, position she held until 1988. She initiated the summer recital series in 1969. She was succeeded by Gilles Rioux in 1989 and by Martin Brassard in 2006.
In 1989/1990, while performing a general clean-up and releathering of certain components, a 16-level memory electronic combinator with adjustable tremulant was installed in the console. A Résonnance, grouping the chamades and the G.O. Cornet was created. It is accessible from all three manuals and pedal thus adding flexibility to the instrument.
These few changes to the original design were to complete or to add to the balance of the large tonal families.
Grand Orgue |
Positif |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Quintaton | 16' | |
| Bourdon | 16' | Montre | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Salicional | 8' | |
| Gambe | 8' | Unda Maris | II | |
| Bourdon | 8' | Prestant | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte à fuseau | 4' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Nazard | 2 2/3' | |
| *Grosse tierce | 3 1/5' | Doublette | 2' | |
| Doublette | 2' | Quarte de nazard | 2' | |
| Flûte à bec | 2' | Tierce | 1 3/5' | |
| Cornet | V | Larigot | 1 1/3' | |
| *Grande Fourniture | II-IV | Sifflet | 1' | |
| *Fourniture | IV | Fourniture | IV | |
| Bombarde | 16' | Cymbale | IV | |
| Trompette | 8' | Cromorne | 8' | |
| Clairon | 4' | |||
| Trompette (en chamade) (de la Résonnace) | 8' | |||
Récit |
Résonnance |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon doux | 16' | Bombarde (en chamade) | 16' | |
| Diaphason étroit | 8' | Trompette (en chamade) | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Petite trompette (en chamade) | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Clairon (en chamade) | 4' | |
| Viole de gambe | 8' | Trompeteria | II | |
| Voix céleste | 8' | *Grand Cornet (du GO) | V | |
| Octave | 4' | *Cornet (du GO) | V | |
| Flûte conique | 4' | |||
| Octavin | 2' | |||
| Cornet | V | |||
| Fourniture | IV | |||
| Cymbale | IV | |||
| Basson | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Quintaton | 32' |
| Contrebasse | 16' |
| Violon | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Quintaton | 16' |
| Quinte | 10 2/3' |
| Prestant | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Violoncelle | 8' |
| Quinte | 5 1/3' |
| Octave | 4' |
| Flûte ouverte | 4' |
| Flûte à cheminée | 2' |
| Fourniture | III |
| Cymbale | IV |
| Bombardon | 32' |
| Bombarde | 16' |
| Trompette | 8' |
| Chalumeau | 8' |
| Clairon | 4' |
| Cor anglais | 4' |
| * | Ajout en 1990 / Addition in 1990 |