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Casavant, Opus 534, 1913
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L'église est dédiée à saint Édouard le confesseur, roi de l'Angleterre de 1047 à 1066.
La formation de la paroisse Saint-Édouard et la construction de son église témoigne d'une des périodes d'expansion les plus marquantes de la ville de Montréal. Au cours des années 1890, deux compagnies immobilières, la compagnie d'immeubles du boulevard Saint-Denis et celle du parc Amherst sont particulièrement actives dans le secteur nord de la paroisse du Saint-Enfant-Jésus du Mile End et y construisent les duplex et triplex qui constituent encore aujourd'hui le tissu urbain des quartiers qui entourent l'église Saint-Édouard.
En 1895, la paroisse présente une requête à l'archevêque de Montréal Monseigneur Édouard-Charles Fabre pour obtenir la construction d'une chapelle temporaire, rue Saint-Denis et la présence d'un prêtre résidant.
Au cours de cette même année, lors d'une assemblée des paroissiens convoquée par le chanoine Bruchesi, les francs-tenanciers requièrent à la quasi-unamité la formation d'une paroisse. Le 14 décembre 1875, Monseigneur Fabre érige la paroisse et en définit les limites. Une chapelle se construit, rue Saint-Denis, et ouvre ses portes en mai 1896. Cent vingt familles peuplent la paroisse; la chapelle quelque peu isolée au milieu d'un ensemble de terrains à peine lotis, répond à la demande pendant quelques années, mais la croissance démographique fulgurante de cette fin de siècle impose bientôt une nouvelle construction. En 1897, la paroisse compte déjà 400 familles et atteint 1 200 familles en 1905.
En 1901, les paroissiens décident donc de la construction d'une église et d'un presbytère et choisit l'architecte Joseph-Arthur Godin pour préparer les plans du soubassement. Cependant, en 1906, les paroissiens acceptent les plans de l'architecte Joseph-Ovide Turgeon pour l'église supérieure qui sera construite de 1907 à 1909. Un emprunt de 125 000$ est versé à l'entreprise de maçonnerie Omésime Martineau. La pierre calcaire est extraite de la carrière Martineau où se situe aujourd'hui le parc Père Marquette.
L'ensemble du parement des façades de l'église est constitué d'éléments de pierre calcaire bosselée, rythmés par des contreforts de pierre sciée surmontés de pinacles. L'élan vertical créé par ces contreforts, surtout en façade principale, se poursuit dans les flèches de cuivre qui surmontent les clochers. Les deux clochers s'élèvent à 64 m (210 pi.). Les cloches, fabriquées par la maison Georges Pacard en Haute-Savoie, y sont installées en 1922. Les grandes ouvertures en ogive des portes principales et les grandes verrières qui leur sont superposées participent à cet élan qui rend très convainquant cette interprétation montréalaise du gothique flamboyant. Le réseau de bois des baies vitrées finement détaillé, lui aussi dans un esprit gothique flamboyant, accentue le mouvement général de la façade.
L'architecture de l'intérieur est rythmée par une série d'ogives qui portent pour la plupart sur des piliers à quatre colonnes engagées; une exception, remarquable, près du choeur: de part et d'autre de la nef, les deux arcs se rencontrent sur une retombée pendante. Au-dessus de cette arcade qui sépare la nef des bas-côtés, des corbeaux supportent les nervures de la voûte dont la polychromie accentue la géométrie. Les peintures ornant les voûtains ont été exécutées par Joseph Richer, un peintre de Saint-Hyacinthe. Quant aux autels, ils ont été confectionnés par Lucien Benoît, un élève de Victor Bourgeau.
Au milieu des années 1970, l'architecte John Bland procède à la restauration de l'ensemble des coloris et dessine, dans un esprit contemporain, l'autel de célébration et l'ambon.
L'orgue
Construit en 1913 par la maison Casavant Frères de St-Hyacinthe, l'orgue de l'église St-Édouard est l'un des beaux exemples de la facture symphonique de l'époque.
Suite au Consile Vatican II, l'instrument a connu des années difficiles. Il a été démonté et enlevé de la tribune arrière où il se trouvait à l'origine afin d'être vendu. Ce n'est qu'une dizaine d'années plus tard, et la venue d'un nouveau curé, que l'on retrouve l'orgue (qui n'avait finalement pas été vendu) au sous-sol de l'église. La paroisse décide alors de le faire réinstaller dans le jubé du coté gauche (pour raprocher la chorale de l'assemblée) mais sans le splendide buffet d'origine qui n'a pas survécu à son entreposage.
En 1997, le frère Aurèle Laramée entreprend des travaux mineurs qui visent à faire parler à nouveau les quelques jeux muets et un recuirage complet des sommiers a été effectué.
Malgré une existence difficile, l'instrument nous parvient aujourd'hui dans un état de conservation surprenant.Un grand relevage serait tout de même souhaitable.
Au fil des ans, plusieurs organistes se sont succédés à la console tels Françoise Aubut-Pratte, Georges Gadbois et Denis Gagné. Le titulaire actuel est Simon Pinsonnault.
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The church is dedicated to Saint Edward the Confessor, King of England between 1047 to 1066.
The development of the Saint-Édouard Parish and the construction of its church bears witness to one of Montreal's most impressive periods of growth. During the 1890s, two construction companies (one on Boulevard Saint-Denis, the other at Amherst Park) were particularly active in the north end of the Saint-Enfant-Jesus Parish in Mile End. They were responsible for the construction of duplexes and triplexes which still constitute the neighbourhoods which surround Saint-Édouard Church.
In 1895, the parish petitioned Montréal's Archbishop Édouard-Charles Fabre for the construction of a temporary chapel on Saint-Denis Street and a resident priest.
During this same year, at an assembly of parishioners convened by Canon Bruchesi, the committee members voted nearly unanimously for the formation of a parish. On December 14, 1875, Archbishop Fabre established the parish and designated its borders. A chapel was constructed on Saint Denis Street, and its doors were opened May 1896 to serve the parish which was made up of one hundred and twenty families. The chapel, situated in an isolated area, satisfied the needs of the parish for some years. But with the population boom at the end of the century a new church was clearly needed. In 1898, the parish already consisted of 400 families, and by 1905 its population reached 1,200.
Thus, in 1901, the parishioners decided to construct a church and rectory and commissionned architect Joseph-Arthur Godin to prepare the plans. However, in 1906, the parishioners accepted the plans put forward by Joseph-Ovide Turgeon for a larger church which was built between 1907 to 1909. A loan of $125,000 was paid to the masonry company Omésime Martineau. The limestone was mined from the Martineau quarry where Father Marquette Park is now situated.
The exterior of the church has sections with tracery, punctuated by stone buttresses with fretwork and pinnacles. The vertical thrust created by the buttresses, especially at the façade, is enhanced by the copper spires of the towers. Both tiwers are 210-ft. (64 m) high. The bells, made by Georges Paccard in Haute-Savoie (France), were installed in 1922. The large openings created by the arches at the front doors, and the large stained glass windows above them, also contribute to the vertical thrust, creating an undeniably Montreal version of the Flamboyant Gothic style. The network of wood with finely detailed glass panes, also inspired by the Flamboyant Gothic style, accentuates the general composition of the façade.
The interior architecture is punctuated by a series of arches that rest mostly on pillars of four engaged columns; a remarkable exception near the sanctuary on either side of the nave are the two arches that merge on a hanging spring. Above the arcade which separates the nave from the aisles, is the polychromed corbelled vault, the ribs and colour of which stresses the geometry. Paintings in segments of the vault were executed by Joseph Richer from St. Hyacinthe. Altars were built by Lucien Benoit, a pupil of Victor Bourgeau.
In the mid-1970s, architect John Bland began restoring the whole colour and pattern-scheme of the church in a more contemporary spirit, along with the service altar and the ambo.
The organ
Built in 1913 by Casavant Frères in St. Hyacinthe, the organ in St. Édouard church is one of the best exemples of symphonic organbuilding tradition.
Following Vatican Council II, the instrument went through difficult times. First, it was dismantled and removed from the rear gallery where it was installed in order to sell it. About ten years later and the arrival of a new parish priest, the organ was discovered (it was never sold) in the crypt of the church. The churchwardens decided to reinstall the organ in the church but this time, in a gallery in the left transept in order to move the choir closer to the assembly but without its original beautiful organcase that did not survive the storing conditions.
In 1997, brother Aurèle Laramée undertook minor repairs to silent stops so they could be used again. A complete releathering of windchests has been carried out.
In spite of hard times, the instrument is now in a surprising state of preservation although a complete rebuilding would be greatly desirable.
Through the years, many organists have been titular of this instrument namely Françoise Aubut-Pratte, Georges Gadbois and Denis Gagné. The actual titular is Simon Pinsonnault.
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Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Montre I | 8' | Principal | 8' | |
| Montre II | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Gambe | 8' | Flûte harmonique | 8' | |
| Gemshorn | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte ouverte | 8' | Viole d'orchestre | 8' | |
| Bourdon | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Principal | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Flûte traverse | 4' | |
| Quinte | 2 2/3' | Octavin | 2' | |
| Doublette | 2' | Cornet | V | |
| Mixture | IV | Basson | 16' | |
| Trompette | 8' | Trompette | 8' | |
| Posaune | 8' | Hautbois | 8' | |
| Voix humaine | 8' | |||
| Trémolo | ||||
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Positif |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | Flûte | 32' | |
| Mélodie | 8' | Flûte ouverte | 16' | |
| Dulciane | 8' | Violon | 16' | |
| Violina | 4' | Bourdon | 16' | |
| Flûte douce | 4' | Bourdon doux | 16' | |
| Piccolo | 2' | Flûte | 8' | |
| Clarinette | 8' | Violoncelle | 8' | |
| Cor anglais | 8' | Bourdon | 8' | |
| Trémolo | Flûte | 4' | ||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||