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L'église Sainte-Croix (Kreuzkirche), sise sur la vieille place du marché à Dresde, est la principale église protestante de la ville. Avec ses 3 000 sièges, elle est la plus grande église de la Saxe. En conséquence, avec son choeur et son organiste, elle est le centre musical de la ville. Elle est aussi la deuxième plus ancienne église (protestante depuis 1539) après l'église Notre-Dame (Frauenkirche). De par son emplacement central, au côté de l'Hôtel de ville, l'église a joué un rôle important en tant que centre de pratique religieuse et d'activités musicales. Elle fut un symbole de la restructuration polique de Dresde après la chûte du mur de Berlin en 1989.
Déjà, avant 1206, selon la première mention documentée de Dresde, une chapelle, servant de lieu de culte pour les commerçants voyageurs, est érigée là où s'élève l'église actuelle. En 1215, une église de style roman est construite en l'honneur de saint Nicolas, le patron des commerçants. Après avoir reçu, en 1234, une relique de la vraie Croix de la part de Constanze d'Autriche, épouse de Heinrich d'Erlauchten, une chapelle est ajoutée du côté sud de l'église pour la recevoir. À cause de cette relique, l'église est reconsacrée, en 1388, par l'évêque de Meissen, en tant qu'église Sainte-Croix.
En 1539, après la Réforme, le premise service luthérien est tenu dans l'église.
Au cours de son histoire, l'église est détruite cinq fois; la première fois, en 1491, par un feu de nature inconnue. Lorsque reconstruite, l'édifice par la forme d'une église gothique avec des nefs de hauteur égale. En 1584, la tour, de style de la Renaissance, est construite. En 1669, l'église est détruite à nouveau par un feu de nature inconnue. En 1689, la tour est détruite lors d'un sinistre et est par la suite reconstruite. En 1760, durant le siège prussien au cours de la guerre de Sept-Ans, l'église est lourdement endommagé par les bombardements. Lorsque reconstruite, entre 1764 et 1792 par Johann Georg Schmidt, l'édifice prend une forme similaire à l'église de la cour royale et reçoit un aspect baroque tardif et pré-classique. L'extérieur a été préservé jusqu'à nos jours. En 1894, une rénovation majeure de la nef est exécutée mais elle est complète perdue lorsque détruite par le feu en 1897. Lorsque reconstruite par l'architecte Julius Gräbner Rudolf Schilling, l'intérieur reçoit un décor «nouveau baroque» avec des éléments d'Art nouveau (Jugendstil). La reconstruction est complétée en 1900. Le 13 février 1945, l'édifice est loudement endommagé et l'orgue est complètement détruit. Même si l'autel est noirci, il n'a pas brûlé. Lorsque reconstruit, les éléments «Art nouveau» sont enlevés et remplacés par d'éléments plus simples conçus de plâtre. Dix ans après la destruction et des réparations sommaires, la nef est laissée dans l'état qu'elle était après le bombardement et l'édifice est réinauguré en 1955.
L'église possède une apparence sobre. L'édifice en grès de deux étages possède un plan angulaire avec un côté oriental rond et, à l'ouest, une tour qui se détache à partir de 54 mètres (177 pieds). La nouvelle horloge, dont le diamètre mesure 3 mètres (9,8 pieds), a été construite en 1957 alors que la cloche date de 1787. L'église est une vaste salle. L'axe est-ouest possède, sur deux étages, des tribunes elliptiques dont les escaliers sont placés au côté de la tour et derrière l'autel. Les tribunes sont supportées par deux minces colonnes et un pilier dans le sens de la longueur. La tribune courbée de l'orgue, du côté ouest, est supportée par des colonnes doubles. Le niveau de la voûte de béton est assuré par la médaillon oval de la croix. De chaque côté de l'entrée principale et sous les tribunes, deux salles sont utilisées, depuis 1897, en tant que fonts baptismaux et une chapelle des mariages. Aujourd'hui, la chapelle des mariages est devenue un site commémoratif pour Heinrich Schütz, connu comme étant le «père de la musique allemande» et qui fut, pendant 55 ans, le maître de chapelle de la cour royale de Saxe. Plusieurs ornements floraux de style «Art nouveau» existent encore sur l'autel dans le choeur et autour de l'orgue. Parmi les oeuvres artistiques préservées, on dénote la peinture représentant le Christ en croix, oeuvre de Anton Dietrich, et un bronze en relief exécuté par Heinrich Epler en 1900.
Des levées de fonds et des travaux sont en cours afin de restaurer l'intérieur et l'extérieur détruits par la guerre. Ces projets nécessitent des fonds considérables qui dépassent les moyens et les possibilités de la paroisse. Par conséquent, en décembre 1995, un fonds a été créé afin de rejoindre le plus grand nombre possible de personnes de sorte que l'église puisse être à la hauteur de sa réputation au cours du nouveau millénaire. Après sa destruction, la première priorité était de restaurer l'extérieur. L'intérieur sans prétention était originallement prévu comme étant un arrangement temporaire mais, avec le temps, il est devenu un élément digne d'être préservé. Cependant, les défauts de structure de la solution temporaire sont devenus de plus en plus visibles de même que d'inévitables signes d'usure. Pour ces raisons, il est nécessaire de rénover le plâtre, le chauffage, les équipements électriques, le plancher, et les bancs. Ces rénovations fournissent l'opportunité d'enlever certains défauts architecturaux principalement dans le choeur et à la tribune de l'orgue.
La tour de l'église s'élève à 94 mètres (308 pieds) du sol et 256 marches doivent être gravies pour atteindre l'observatoire placé à 54 mètres (177 pieds). Lors de l'ascension, cinq cloches de bronze, réparties sur trois planchers, peuvent être admirées. Elles forment le deuxième plus gros carillon d'Allemagne avec un poids total de 28,45 tonnes. La plus grosse cloche, placée à l'étage le plus haut,pèse 11 511 kg. et sa taille est comparable à la fameuse «Gloriosa» de la cathédrale d'Erfurt. Fondues à Apolda en 1900 par Franz Schilling, ces cloches remplacent celles détruites dans le feu de 1897. L'observatoire, gêné par la tour de l'Hôtel de ville, se classe de deuxième derrière celui de l'église Notre-Dame (Frauenkirche) et offre une vue merveilleuse sur la ville et, si le temps est clair, aussi loin que les montagnes de grès de l'Elbe, le promontoire des montagnes de l'Ore, la vallée de l'Elbe en direction de Radebeul et ses vignobles.
À travers les siècles, l'église a continué d'être un centre de musique religieuse. Depuis près de 800 ans, elle est l'église de résidence du Dresden Kreuzchor (Choeur de l'église de Sainte-Croix). Mis à par ses devoirs liturgiques, ce choeur de garçons, de réputation mondiale, se consacre à la symphonie chorale et le chant a cappella.
L'orgue
L'exécution de musique d'orgue dans cette église de Dresde dès le XIVe siècle est attestée par les archives. En 1389, il existait deux orgues: un grand et un petit orgue. Le feu a détruit ces deux instruments en 1491. En 1494, le facteur Casper Coler, de Pirna, construit un nouvel instrument qui sera rénové par son frère, Georg, en 1504. De 1512 à 1514, le facteur Blasius Lehmann, de Bautzen, construit un nouveau grand instrument qui est placé sur la tribune ouest. Quelque temps après, un petit instrument est installé dans la sacristie pour la chorale. En 1605, ces deux orgues sont regroupés pour former un instrument construit par Johann Lange, de Kamenzer. De 1660 à 1664, Tobias Weller met à jour la grand orgue et ajoute des nouveaux jeux pendant qu'il procède à l'agrandissement et à la mise à jour de l'orgue de choeur de 1660 à 1662. Andreas Tamitius exécute d'importantes réparations sur les deux orgues en 1667/68. Le feu de 1669 endommage grandement les deux instruments. En 1729, Johann Christian Heydenreich met à jour l'orgue de choeur mais, durant la guerre de Sept-Ans, en 1760, l'église est complètement détruite emportant les deux instruments.
En 1784, il est décidé de commander un nouvel orgue lequel sera construit de 1786 à 1792 par les frères Johann Michael and Johannes Wagner, de Schmiedefeld am Rennsteig (3 claviers manuels, 50 jeux). Des réparations et des modifications ont lieu entre 1795 et 1822 par Johann Christian, Friedrich Traugott et Carl August Kayser. En 1825, Gotthilf Friedrich Jehmlich commence une reconstruction qui sera complétée en 1832, après la mort de Gotthilf Friedrich, par son frère, Johann Gotthold (54 jeux). L'instrument est agrandi à 67 jeux en 1895 par les frères Emil et Bruno Jehmlich. Cet instrument est détruit dans le feu de 1897.
De 1898 à 1901, les frères Jehmlich construisent un nouvel instrument de 91 jeux répartis sur quatre claviers manuels et pédale. À la recherche d'une expression dynamique, l'instrument reçoit des jeux sous haute pression de vent, une traction pneumatique excepté pour la division du Fernwerk qui utilise une traction électro-pneumatique, ainsi que des divisions de Schwellwerk et de Fernwerk. Au cours du mouvement pour le renouveau de l'orgue allemand (Deutschen Orgenbewegung), dans la seconde moitié des années 1920, le style romantique est jugé démodé. La solution d'ajouter plusieurs jeux néo-baroques est jugée suffisante pour satisfaire les exigences du mouvement sans affecter l'esprit de l'orgue de 1901. Le résultat est un instrument de 113 jeux (incluant un carillon à la pédale) répartis sur cinq claviers manuels, des sommiers à cônes, et une traction électro-pneumatique. Durant les travaux, un petit orgue à un clavier est installé près de l'autel et il sera, à la fin, intégré à l'orgue principal en tant que division de Kronwerk (5e clavier). Le bombardement effectué à la fin de Seconde guerre mondiale déclanche un feu qui détruit complètement l'orgue et même les sections terminées qui devaient être utilisées pour agrandir l'instrument. Lorsque l'église réouvre en 1955, il n'existe plus de grand orgue. Un petit instrument (14 jeux répartis sur deux claviers manuels et pédale), construit à partir de rebuts par les frères Jehmlich, est installé à la tribune. Il est enlevé en 1957 et remplacé par un instrument (Orgue de Bach) prêté par la ville de Dresde et provenant de l'église évangélique réformée. Un petit instrument de 8 jeux, aussi construit par les frères Jehmlich, est installé dans la chapelle Schütz. D'autres petits instruments sont aussi utilisés jusqu'à ce qu'un grand orgue soit construit.
La planification pour un nouveau grand orgue débute en 1956. Dès le début, un instrument avec quatre claviers, des sommiers à slider et une traction mécanique est envisagé. En 1961, les frères Otto et Rudolph Jehmlich, en collaboration avec Gerhard Paulik, Ernst Karl Roessler, Herbert Collum, et Frank-Harald Gress, s'entendent sur un instrument de 76 jeux répartis sur quatre claviers manuels (Hauptwerk, Kronwerk, Schwellwerk, Brustwerk) et pédale. L'emphase est mise sur la structure tonale et la versatilité: l'intonation doit être précise et claire. L'orgue, installé en 1963, s'avère parfait avec sa variété de couleurs quasi illimitée tandis que sa rondeur monumentale nécessaire est disponible pour l'exécution de la musique romantique symphonique. Après son installtion, le facteur Otto Jehmlich poursuivit ses recherches acoustiques afin d'apporter les modifications nécessaires pour augmenter la puissance sonore.
En 2003, après 40 ans de service, une révision complète de l'instruction est exécutée. Usure, dommages dus aux conditions climatiques, et saleté avaient considérablement mis de la pression sur l'instrument. Les rénovations apportées à l'église avaient aussi modifié l'acoustique. Au cours des décennies depuis sa construction, l'héritage musical de l'orgue avait substantiellement augmenté. Cette considération mène au désir d'optimiser la structure sonore de l'instrument sans modifier le concept original de l'orgue de 1963. Les caractéristiques de chaque jeu sont révisées de sorte que maintenant, le produit est un instrument dont l'effet convaincant est obtenu harmonie totale et une puissance à remplir tout l'édifice.
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The Church of the Holy Cross (Kreuzkirche), located in the old market place in Dresden, is the city's main Protestant church. With its 3,000 seats, it is the largest church in Saxony. As a result, with its choir and its organist, it is the city's musical center. It is also the city's second oldest church (Protestant since 1539) after the Church of Our Lady (Frauenkirche). Because of its central location next to Town Hall, the Church plays an important role as centre of religious practice and musical activities. It was a symbol of political restructuring in Dresden after the fall of the Berlin Wall in 1989.
Already before 1206 according to the first documented mention of Dresden, a chapel, serving as a place of worship for commercial travellers, stands on the ground of today's church. In 1215, a Romanesque church is built to honor of the saint Nikolaus, patron saint of the merchants. After endowment of a Holy Cross relic, in 1234, by Constanze of Austria, wife of Heinrich of the Erlauchten, a chapel is added on the south side of the church to house it. Because of this relic, the church is reconsecrated, in 1388, by the Bishop of Meissen, as Church of the Holy Cross.
In 1539, the first Lutheran service, after the Reformation, is held in the church.
In the course of the history, the church is destroyed 5 times; first, by fire of unsettled cause in 1491. When rebuilt, the building takes the shape of a Gothic church with naves of equal height. In 1584, the tower is built in the Renaissance style. The church is again destroyed by fire of unsettled cause in 1669. In 1689, the tower is destroyed by a conflagration and is subsequently rebuilt. In 1760, during the Prussian siege in the Seven Years' War, the church is severely damaged under heavy bombardment. When rebuilt between 1764 and 1792 by Johann Georg Schmidt, the building looks like the royal court church and receives a late baroque and pre-classical appearance. The exterior has been preserved until today. In 1894, a major renovation takes place in the nave but it is lost when the nave is completely destroyed by fire in 1897. When rebuilt by architect Julius Gräbner Rudolf Schilling, the interior receives a new Baroque decor with Jugendstil (Art Nouveau) elements. The reconstruction is completed in 1900. On February 13, 1945, the building is heavily damaged and the organ is completely destroyed. Even so, the main altar is blacken but did not burn. When rebuilt, the Jugendstil elements are removed in favour of simpler creations made with rough plaster. Ten years after the destruction and provisional repairs, the nave is left the way it was after the bombardment and the reinauguration occurred in 1955.
The appearance of the church is sober. The 2-storey sandstone construction has an angular plan with circular eastern side and to the west drawn tower whose contact is at a height of 177 feet (54 meters). The new clock, 9.8 feet (3 meters) in diameter, was built in 1957 and the blow bells dates from 1787. The church space is a wide hall. The west east axis is provided with elliptical 2-storey galleries whose stairs are at the side of the tower and behind the altar. The galleries are supported on two slender columns and an horizontal pillar. The curved organ loft on the west side is supported by double columns. The level, metric tons-like concrete vault is provided in the detailed oval with a cross. Aside the main entrance and under the galleries, two rooms are used, since 1897, as Baptismal Fonts and the Wedding Chapel. Today, the Wedding Chapel is a commemorative site for Heinrich Schütz, known as the "father of the German music", who was, for 55 years, choir director at the Saxony royal court. In the chancel, on the altar and around the organ, numerous traces of the floral Jugendstil ornamental art are still visible. Among the preserved artistic works, there is, above the altar, the painting depicting the crucifixion of Christ made by Anton Dietrich and a bronze relief executed by Heinrich Epler in 1900.
Fund raising and works are underway to restore both the exterior and interior destroyed during the war. These projects require considerable funds which overtax the possibilities and the means of the parish. Therefore, in December 1995, a fund is established to enlist a large number of members to cooperate in the repair work, so that the Church can live up to its reputation in the new millennium. After its destruction, the first priority was the restoration of the exterior. The unpretentious design of the interior, originally meant as a temporary arrangement, has proved worth preserving. However, the structural defects of the provisional solution have become increasingly visible. Moreover, inevitable signs of wear are felt. For these reasons, it is necessary to renew among other things the plaster, the heating, the electrical equipment, the flooring and the pews. These renovations provide an opportunity to remove certain architectural inadequacies as well, especially concerning the chancel and the organ loft.
The tower of the church is 308 feet (94 metres) high and 256 steps must be be climbed in order reach the observation platform set at the height of 54 metres. On climbing, five bronze bells are seen layed out on 3 stories which form Germany´s second biggest chime with a total weight of 28.45 tons. The biggest bell, on the uppermost floor of the bell frame, weighs 11,511 kg and its size is comparable with the famous "Gloriosa" in Erfurt cathedral. Cast at Apolda in 1900 by Franz Schilling, the bells replace the ones destroyed during the 1897 fire. The viewing platford, hindered by the city hall tower, takes second place to the Church of Our Lady (Frauenkirche) and offers a marvellous view of the town and, provided the sky is clear, as far as the Elbe Sandstone Mountains, the foreland of the Ore Mountains and the Elbe River Valley in the direction of Radebeul with its vinyards.
Throughout the centuries, the church has continued to be a centre of church music. For almost 800 years, it is the home of the Dresden Kreuzchor (Choir of the Church of the Holy Cross). Aside from its tasks in the liturgy of divine services and vespers, this world-famous boys´ choir devotes itself to choral symphony and a cappella singing.
The organ
Performance of organ works, in this Dresden church, is documented and dates from the 14th century. In 1389, there were a large and a small organs. A fire destroyed both instruments in 1491. In 1494, organbuilder Caspar Coler, from Pirna, builds a new instrument that was renovated by his brother, Georg, in 1504. From 1512 to 1514, organbuilder Blasius Lehmann, from Bautzen, builds a new large instrument which is installed in the west gallery and afterwards, a small one for the singers' choir in the sacristy. In 1605, both organs become part of the instrument built by Johann Lange, from Kamenzer. From 1660 to 1664, Tobias Weller updates the main organ and adds new stops while, from 1660 to 1662, enlarging and improving the choir organ. In 1667/68, extensive works are carried out on both organs by Andreas Tamitius. The 1669 fire causes considerable damages to the instruments. In 1729, Johann Christian Heydenreich updates the chancel organ but during Seven Years' War, in 1760, both instruments disappear while the whole church is completely destroyed.
In 1784, it is decided to commission the building of a new organ construction which is built from 1786 to 1792 by brothers Johann Michael and Johannes Wagner, from Schmiedefeld am Rennsteig (3 manuals, 50 stops). Repair and modifications are executed between 1795 and 1822 by Johann Christian, Friedrich Traugott and Carl August Kayser. In 1825, Gotthilf Friedrich Jehmlich begins a basic rebuilding which is completed, in 1832, after Gotthilf Friedrich's death, by his brother, Johann Gotthold (54 stops). The instrument is enlarged to 67 stops, in 1895 by the brothers Emil and Bruno Jehmlich. The organ is destroyed in the church's 1897 fire.
From 1898 to 1901, Jehmlich Brothers build a new instrument with 91 stops over four manuals and pedal. In striving for dynamic expressiveness, the instrument receives high-pressure stops, pneumatic traction except for the Fernwerk which uses an electro-pneumatic action, as well as a Schwellwerk and a Fernwerk. During the "German organ movement" (Deutschen Orgelbewegung), in the second half of the 1920s, the late romantic style is judged as outdated. It is felt that the objective can be achieved by adding numerous neo-Baroque stops without giving up the monumental effect of the 1901 organ. It leads to a planned instrument of 113 stops (including pedal carillon) over 5 manuals, cone chests, and electric-pneumatic action. During the construction, a small one-manual organ is installed near the altar which is, at the end, integrated in the main organ as a Krownwerk (5th manual). The bomb attack launched at the end of the Second World War resulted in a fire in the church that completely destroyed the organ even the finished sections for the new enlarged instrument under construction. When the church is reopened in 1955, there was no large organ available. A partial instrument (14 stops over two manuals and pedal), built from scap material by the Jehmlich Brothers, is installed in the gallery. It is removed in 1957 and replaced by an instrument "the Bach Organ" lended by the city of Dresden and coming from the Evangelical Reformed Church. An 8-stop small instrument, also built by the Jehmlich Brothers, is installed in the Schütz Chapel. Other small instruments are used until the new large organ is built.
The planning for a new main organ begins in 1956. From the start, a four-manual instrument with slider chests and mechanical action is considered. In 1961, Otto and Rudolph Jehmlich in collaboration with Gerhard Paulik, Ernst Karl Roessler, Herbert Collum, and Frank-Harald Gress agree on 76 stops over 4 manuals (Hauptwerk, Kronwerk, Schwellwerk, Brustwerk) and pedal. The emphasis is put upon tonal structure and versatility: the intonation must be precise and clear. The organ, installed in 1963, proves to be perfect and is fascinating with its almost inexhaustible color variety, while the monumental fullness which is necessary for romantic symphonic music is accessible. After the organ installation, organbuilder Otto Jehmlich pursued his acoustic investigations in order to execute modifications required to increase the sound power.
In 2003, after 40 years of service, a comprehensive revision of the organ is executed. Wear, climatic condition damages and soiling have considerably applied pressure on the instrument. The church renovation has also modified the acoustics. In decades since the construction, the organ musical inheritance has substantially increased. This leads to the wish to optimizing the tonal structure without changing of the 1963 original concept. The characteristics of each single stop were revised and now, the whole effect is convincing through unity and space-filling strength.
The instrument was reinaugurated on July 31, 2005.
I. Hauptwerk |
II. Kronwerk |
|||
|---|---|---|---|---|
| Prinzipal | 16' | Quintatön | 16' | |
| Oktave | 8' | Principal | 8' | |
| Rohrflöte | 8' | Spitzgambe | 8' | |
| Gemshorn | 8' | Zinngedackt | 8' | |
| Oktave | 4' | Oktave | 4' | |
| Spitzflöte | 4' | Blockflöte | 4' | |
| Quinte | 2 2/3' | Nasat | 2 2/3' | |
| Oktave | 2' | Oktave | 2' | |
| Flachflöte | 2' | Terz | 1 3/5' | |
| Kornett | II-IV | Septime | 1 1/7' | |
| Grossmixtur | V-VI | Schwiegel | 1' | |
| Kleinmixtur | VI-VII | Scharf | V-VI | |
| Fagott | 16' | Quintzimbel | III | |
| Spanische Trompete | 8' | Rankett | 16' | |
| Krummhorn | 8' | |||
| Rohrschalmei | 4' | |||
III. Schwellwerk |
IV. Brustwerk |
|||
|---|---|---|---|---|
| Spitzgedackt | 16' | Holzgedackt | 8' | |
| Kupferprästant | 8' | Quintatön | 8' | |
| Engprinzipal | 8' | Engprinzipal | 4' | |
| Traversflöte | 8' | Rohrflöte | 4' | |
| Koppelflöte | 8' | Spitzoktave | 2' | |
| Weidenpfeife | 8' | Querflöte | 2' | |
| Schwebung | 8' | Rohrgemsquinte | 1 1/3' | |
| Prinzipalflöte | 4' | Oktavzimbel | II | |
| Spitzgambe | 4' | Carillon | III | |
| Oktave | 2' | Rohrkrummhorn | 16' | |
| Singend Nachthorn | 2' | Bärpfeife | 8' | |
| Hornwerk | II-III | Trichterregal | 4' | |
| Sesquialtera | II | |||
| Mixtur | VI-VII | |||
| Tonus fabri | II | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompete | 8' | |||
| Oboe | 8' | |||
| Clarine | 4' | |||
Pedal |
|
|---|---|
| Untersatz | 32' |
| Prinzipalbass | 16' |
| Subbass | 16' |
| Zartpommer | 16' |
| Oktavbass | 8' |
| Holzflöte | 8' |
| Oktave | 4' |
| Rohrpfeife | 4' |
| Uberblasender Dolkan | 2' |
| Jauchzend Pfeife | II |
| Basszink | IV |
| Rauschwerk | V |
| Choralmixtur | IV |
| Bombarde | 32' |
| Posaune | 16' |
| Dulzian | 16' |
| Trompete | 8' |
| Feldtrompete | 4' |
| Singend Kornett | 2' |
Autres caractéristiques / Other details: