| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Références References |
Retour Return |
![]() |
Orgue de tribune / Gallery Organ Casavant, Opus 80, 1897 / Opus 255, 1905, 1948, 1962, 2000
|
|
![]() |
Orgue de choeur / Chancel Organ Casavant, Opus 255, 1905
[click on the image or here to obtain a larger picture] |
Les origines du diocèse de Joliette remontent à la fondation de la paroisse de la Visitation de l'Île Dupas en 1704 qui relevait alors du diocèse de Québec. Dans le secteur de la seigneurie de Lavaltrie, il y avait la paroisse Saint-Paul dont la mission avait été établie en 1716 et dont l'arrivée des premiers colons se fit vers 1748. Une première chapelle de bois y avait été construite en 1786 avant d'être remplacée par une église en 1803-1804.
En 1813, le notaire Barthélemy Joliette (1789-1850), descendant du frère de Louis Jolliet et le premier à modifier l'orthographe de son patronyme, épouse Marie-Charlotte De Lanaudière et prend en main le développement de la seigneurie de Lavaltrie qu'il a reçue par voie de dot et dont les De Lanaudière sont seigneurs. En 1823, il fonde le village d'Industrie (ancien nom de la ville de Joliette jusqu'en 1864) dans le but de faciliter l'exploitation forestière, la construction de moulins à scie et à farine, et l'implantation d'une fonderie. La messe se célèbre dans le moulin situé près du manoir seigneurial et qui fût brûlé en 1863. En 1841, il demande à l'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, la permission de bâtir une église dans son village dont il assumera tous les coûts, car les paroisses du secteur sont passées sous la juridiction du diocèse de Montréal en 1836. La permission est accordée; l'église sera une mission de la paroisse Saint-Paul.
Le début de la construction de cette première église remonte en mai 1842 et le 19 juin suivant, Mgr Ignace Bourget vient en bénir la première pierre. L'église aura 33,5 mètres (110 pieds) de longueur, 9,8 mètres (32 pieds) de hauteur et 15,2 mètres (50 pieds) de largeur. Elle comportera 266 bancs avec 698 places. Elle est bénite le 13 octobre 1842. L'abbé Raphaël Neyron deviendra missionnaire résident le 1er janvier 1843. Le 23 décembre 1843, la paroisse Saint-Charles-Borromée est érigée canoniquement en amputant du territoire des paroisses Saint-Paul, Saint-Ambroise, Sainte-Mélanie, Sainte-Élizabeth et Saint-Thomas. La première chapelle devient alors église paroissiale et le chanoine Antoine Manseau, vicaire général du diocèse de Montréal, en devient le premier curé. Le premier presbytère est donné par la famille de Barthélemy Joliette.
En 1847, la congrégation des Clercs de Saint-Viateur, qui joueront un rôle important dans la vie religieuse, sociale et artistique du milieu, arrive à Joliette et prend charge du collège. Le 3 février 1850, Bathélemy Joliette fait don de l'église et du presbytère à l'évêque de Montréal et du collège aux Clercs de Saint-Viateur. Il décédera le 21 juin 1850 à l'âge de 62 ans.
Vers 1875, une seconde tribune est érigée en dessous de la première afin d'y recevoir les élèves du collège. De plus, la voûte qui ne possédait aucun ornement est décorée avec des panneaux en peinture. À proprement parler, il n'y avait dans cette église qu'un autel surmonté d'un très beau tableau représentant saint Charles Borromée distribuant l'Eucharistie aux pestiférés de Milan, une oeuvre basée sur le tableau du peintre flamand Jacques Van Oost exposé au Musée du Louvre à Paris et exécutée en 1846 par le peintre Antoine Plamondon.
Après plusieurs années d'hésitation, on décide la construction d'une nouvelle église en 1877 après avoir obtenu, du gouvernement provincial, la permission de prélever 51 000 $ sur les propriétés foncières. Elle prendra la forme d'une croix latine avec choeur en saillie et abside en hémicycle. Elle mesurera 55 mètres (180 pieds) de longueur par 25,6 mètres (84 pieds) de largeur et 24,7 mètres (81 pieds) de hauteur. Les travaux débutent en 1889 et, en octobre de la même année, Mgr Charles-Edouard Fabre, de Montréal, en bénit la première pierre. Aussitôt le clocher de la nouvelle église terminé, on constate rapidement des problèmes de structure. Après certains travaux de stabilisation, on procédera à sa bénédiction de l'église le 7 juin 1892 par le Père Charles Ducharme c.s.v. Les murs extérieurs sont recouverts de pierre alors que les murs intérieurs ainsi que la voûte, en arc en plein cintre, sont recouverts de plâtre. Les toiles marouflées dans la voûte sont l'oeuvre d'Ozias Leduc et ont été réalisées en 1893-1894 tandis que le décor intérieur a été réalisé par Toussaint-Xénophon Renaud. Toutefois, le danger d'enfoncement de la structure de la nouvelle église persiste. En 1894, les trois tours doivent être démolies, l'une de 215 pieds de hauteur et les deux autres de 114 pieds pour en construire de nouvelles plus solides.
Le 16 septembre 1901, une tornade abat le clocher dans l'église, projetant les cloches dans la nef. On procéda d'urgence aux travaux essentiels commandés par les architectes et l'intérieur de l'église est sécurisé par la pose d'une double fausse voûte. Tel était l'état de l'église devenue cathédrale en 1904 lorsque le pape Pie X érige le diocèse de Joliette et nomme Mgr. Joseph-Alfred Archambault comme premier évêque.
Aussitôt installé, Mgr Archambault se préoccupe de sa cathédrale; il consulte partout et on lui répond que la bâtisse peut rester debout, moyennant de nombreux travaux. Des tranchées sont creusées et des contreforts sont élevés afin de redresser les murs et ainsi consolider l'édifice. Quant à l'intérieur détérioré par l'accident du clocher, celui-ci est remis à neuf; une voûte de bois remplace celle de plâtre; Toussaint-Xénophon Renaud, artiste-décorateur, entreprend tous les travaux de peinture et de décoration. La cathédrale est à nouveau inaugurée le 18 mars 1906 par la bénédiction d'un carillon de cinq cloches par Mgr Donato Raffaele Sbarretti, délégué apostolique au Canada, et finalement consacrée le 29 juin 1907 par Mgr Archambault qui célèbre cette année-là son 25e anniversaire de prêtrise.
Dans les années 1960, le décor intérieur peint original est remplacé lors de travaux de restauration. Il sera remplacé en 2000 par celui réalisé par la firme Gestion P.M.S.
Classée « monument historique » le 16 août 1999, la cathédrale a été influencée par le style européen. Cependant, les architectes Maurice Perreault et Albert Mesnard, ont modifié le plan pour en faire un style néo-roman à l'extérieur et un style byzantin pour l'intérieur. Les nombreuses peintures d'Ozias Leduc soulignent l'architecture du bâtiment, surtout celles qui ornent chaque travée de la voûte. Les nombreuses et immenses fenêtres ont été remplacées par de majestueux vitraux de vives couleurs. Parmi les principales pièces du mobilier, il faut signaler les autels, le trône de l'évêque, d'une grande pureté de lignes dans le style classique des baldaquins d'autel du XVIIe siècle, et la chaire d'un joli dessin d'inspiration byzantine. Le maître-autel, très ouvragé, n'a pas la pureté de lignes de la chaire et du trône; il aurait été conçu par le frère Joseph-Louis Vadeboncoeur, c.s.v. On y retrouve aussi un chemin de croix peint par Georges Delfosse, des vitraux signés Henri Perdriau et réalisés en 1912, ainsi que le célèbre tableau de Saint-Charles d'Antoine Plamondon provenant de la première église.
Depuis 2001, la cathédrale a subi plusieurs rénovations. Une première phase avait pour but de rafraîchir la chaire, le chemin de croix, les peintures, les planchers, les fenêtres, les travaux des voûtes, puis l'orgue. Le tout a été terminé en 2004, avec une facture totale de 1 646 500 $. Les coûts ont été assumés par une subvention de la part du gouvernement provincial et des dons de la population du diocèse. Une deuxième phase, réalisée à partir de 2007 et dont les coûts sont estimés à 1 500 000 $, vise des travaux tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. À l'extérieur, les travaux incluent la cheminée, la restauration du parvis, des portes, du clocher, des clochetons, puis des fenêtres, le nettoyage des pierres et la réfection des toitures. À l'intérieur, un nouvel éclairage, une nouvelle ventilation et de l'isolant pour le grenier puis enfin, la restauration des vitraux.
L'orgue
L'orgue de la cathédrale trouve ses origines au XIXe siècle (vers 1850). Installé en 1897, cet instrument, qui constitue l'opus 80 de Casavant Frères, réutilise la tuyauterie, la majorité des sommiers et les réservoirs de l'ancien orgue Warren de l'église anglicane St. George's, de Montréal, alors remplacé par un orgue neuf fabriqué par Casavant. L'action est mécanique avec assistance pneumatique (leviers Barker) pour le Grand-Orgue et le Récit. Le contrat indique que l'action mécanique des claviers et et en partie celle du pédalier sera neuve, que la console en fenêtre sera neuve et que la majorité des jeux « seront réharmonisés de manière à les rendre plus conformes à l'acoustique de l'église ». Les jeux de Voix céleste 8' et de Voix humaine 8' du Récit sont neufs. Casavant fabrique un buffet neuf, en un seul corps, installé au centre de la tribune arrière.
En 1905, l'orgue est reconstruit en deux buffets. L'ensemble de la tuyauterie d'origine est conservée. La console, les sommiers et les buffets sont neufs. L'action est dorénavant tubulaire-pneumatique. Un orgue de chœur de six jeux, électro-pneumatique, est ajouté derrière le maître-autel. Les seuls changements apportés à la composition sonore de l'instrument sont l'ajout d'une Flûte double 8' au Grand-Orgue, le remplacement de la Quinte 2 2/3' du Grand-Orgue par une Flûte harmonique 4', le remplacement de la Quinte 2 2/3' du Récit par une Flûte octaviante 4', le remplacement de la Quinte 6', de la Doublette 4' et de la Mixture III de la Pédale par des extensions en huit pieds de Flûte, du Bourdon et de Trompette. Pour l'essentiel, c'est l'orgue de 1905 qui constitue l'opus 255 de Casavant Frères.
Grâce à cet orgue inauguré en 1906, à ses organistes et maîtres de chant, à son orchestre ainsi qu'au Chœur de la cathédrale, la cathédrale devient, en quelque sorte, le centre de la musique religieuse à Joliette. Antonio Beaudoin, le frère d'Hector qui dirige la Société philharmonique, est le premier titulaire de l'orgue. Joseph-Albert Contant, né à Montréal en 1877 et frère du compositeur Alexis Contant, est maître de chapelle. Il deviendra après le départ de M. Beaudoin l'organiste de la cathédrale. Le Chœur est parfois accompagné, lors de certaines cérémonies, d'un orchestre dont on retrouve les premières traces en 1905. L'ensemble semble être formé, en partie, de musiciens provenant de l'Union musicale. C'est d'ailleurs le chef de celle-ci, Émile Prévost, que nous retrouvons à la tête de l'orchestre en 1906.
En 1948, les deux orgues (tribune et chœur) sont nettoyés, les jeux d'anches sont réharmonisés en atelier, la division de Positif est placée sous expression et des ventilateurs électriques neufs sont installés pour les deux orgues.
En 1962, l'orgue est électrifié, c'est-à-dire que l'action devient électro-pneumatique. Une console neuve est installée, l'étendue des claviers est portée à 61 notes, et celle du pédalier à 32 notes. L'orgue est nettoyé. Une extension en quatre pieds du Bourdon de Pédale est ajoutée; la Bombarde 16'-8' existante, dont la basse était en bois, est remplacée par une Bombarde 16'-8'-4' en métal, apparemment parce que les pavillons de bois étaient fendus à la suite d'une infiltration d'eau par le toit. Les réservoirs à doubles éclisses avec pompes sont remplacés par des réservoirs plus petits, à simple éclisse.
En 1997, lors du relevé de l'instrument, une partie appréciable de la tuyauterie est dans un état de conservation déplorable, ce qui ne témoignait aucunement de l'état normal de conservation d'un orgue Casavant de cet âge. Certaines interventions effectuées laissaient perplexes. Les six jeux d'anches de claviers étaient les plus abîmés. D'abord, la Trompette 8' du Grand-Orgue avait été remplacée par celle du Récit. Pour ce faire, la Trompette 8' et le Clairon 4' du Grand-Orgue avaient été entreposés dans le soubassement de l'orgue, du côté de l'Épître. Seule une partie de la Trompette 8' du Récit se retrouvait au Grand-Orgue, sans doute parce que ces tuyaux s'avéraient trop gros pour se loger dans l'espace prévu; ils n'étaient d'ailleurs pas retenus par des appuis. Les bouchons ajustables de la Voix humaine 8' du Récit avaient été coupés. Les tuyaux du Cromorne 8' du Positif avaient été enlevés et déposés sur le sommier. Plusieurs pavillons étaient déformés, voire irrécupérables. Par ailleurs, trois Mixtures avaient été passablement modifiées et plusieurs tuyaux manquaient.
Les travaux réalisés en 1999-2000 ont consisté à remettre cet orgue en bon état de fonctionnement, afin qu'il serve les besoins liturgiques et musicaux de la paroisse. Des modifications sonores mineures ont été faites dans le respect de l'esthétique de l'instrument.
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
The origins of the Joliette diocese go back up to the foundation of the Visitation parish on Dupas Island in 1704 which was then part of the Quebec City diocese. In the area of the Lavaltrie seigniory, there was the St. Paul parish which became a mission in 1716 and its first settlers arrived by 1748. A first wooden chapel had been built in 1786 and replaced by a church in 1803-1804.
In 1813, notary Barthélemy Joliette (1789-1850), a descendant from Louis Jolliet's brother and the first to modify the orthography of his patronymic, marries Marie-Charlotte De Lanaudière and takes charge of the development of the Lavaltrie seigniory which he received by means of dower and was managed by the De Lanaudière as landlords. In 1823, he sets up the Industry village (former name for the city of Joliette until 1864) with the intention of promoting the forest industry, the construction of saw and flour mills, and the building of a foundry. Mass is celebrated in the mill located near the seignioral manor and which was burned down in 1863. In 1841, he petitions Bishop Ignace Bourget, of Montreal, for the permission to build, at his own expenses, a church in his village, because the parishes in the area have been transferred under the jurisdiction of the Montreal diocese in 1836. Permission was granted; the church it set up as a mission of St. Paul parish.
The construction of this first church started in May 1842 and by next June 19th, Bishop Ignace Bourget came to bless the cornerstone. The church is 110 feet (33.5 metres) long, 32 feet (9.8 metres) high and 50 feet (15.2 metres) wide. It will include 266 pews with 698 places. It was blessed on October 13th, 1842. On Juanuary 1st, 1843, Rev Raphael Neyron is appointed resident missionary. On December 23rd, 1843, the St. Charles-Borromée parish is canonically erected by taking up territory taken from St. Paul, St. Ambroise, St. Mélanie, St. Élizabeth and St. Thomas parishes. The first chapel becomes then a parish church and Canon Antoine Manseau, general vicar of the Montreal diocese is appointed as its first parish priest. The first presbytery was a gift from Barthélemy Joliette family.
In 1847, the St. Viateur congregation who will play an important role in the religious, social and artistic life of the city, arrives in Joliette and takes charge of the college. On February 3rd, 1850, Bathélemy Joliette gives the church and the prebytery to the bishop of Montreal and the college to St. Viateur congregation. He will die on June 21st, 1850 at the age of 62.
By 1875, a second gallery is built under the first one to accommodate the college students. Besides, the vault which had no ornament is decorated with painted panels. Properly speaking, there was in this church only an altar topped by a very nice painting representing St. Charles Borromée distributing the Eucharist to the plague victims of Milan, a work based on the painting by Flemish painter Jacques Van Oost on display at the Louvre in Paris and executed in 1846 by painter Antoine Plamondon.
After several years of hesitation, it was decided, in 1877, to build a new church having permission was granted, by the provincial government, to levy the sum of $51,000 from land owners. The new building will have a latine cross floor plan with a protroding chancel and a semi-circular apse. It will be 180 feet (55 metres) long by 84 feet (25.6 metres) wide and 81 feet (24.7 metres) high. Works started in 1889 and, in October of the same year, Bishop Charles-Edouard Fabre, of Montreal, blessed the cornerstone. Exterior walls are covered with stone while interior walls and the semi-circular vault are covered with plaster. The back paintings in the vault are the works of painter Ozias Leduc and were executed in 1893-1894 while the inteior decor was executed by Toussaint-Xénophon Renaud. Soon after as the bell tower of the new church was completed, structural problems began to appear. After stabilization works, the church was blessed on June 7th, 1892 by the Fr. Charles Ducharme c.s.v. Nevertheless, the danger of structure recess of the new church persisted. In 1894, the three towers have to be demolished, one 215-foot (65.5-metre) and two 114-foot (34.7-metre) in order to build more solid new ones.
On September 16th, 1901, a hurricane throws the bell tower into the church, throwing the bells into the nave. Urgent essential works ordered by the architects are carried out while the church interior is secured by the installation of a double false vault. Such was the condition of the church now a cathedral in 1904 when pope Pius X created the Joliette diocese and named Joseph-Alfred Archambault as its first bishop.
Immediately after being installed, Bishop Archambault is concerned about the cathedral; he seeks advice from everywhere and he is told that the building can remain standing, for numerous works. Trenches are dug and buttresses are erected to brace the walls and to streighten the building. As for the interior damaged by the bell tower fall, it will be restored; a wooden vault replaces the one made of plaster; Toussaint-Xénophon Renaud, artist and interior decorator, is entrusted with all painting and decoration works. The cathedral is again inaugurated on March 18th, 1906 by the blessing of a five-bell carillon by Bishop Donato Raffaele Sbarretti, apostolic delegate in Canada, and is finally consecrated on June 29th, 1907 by Bishop Archambault who celebrates, at the same time, his 25th anniversary of priesthood.
In the 1960's, the original interior decor is removed during restoration works. It will be replaced in 2000 by a new one executed by Gestion P.M.S.
Classified as "historical monument" on August 16th, 1999, the cathedral aesthetics were influenced by European style. However, architects Maurice Perreault and Albert Mesnard, modified the plan to make a neo-Romanesque style exterior with a Byzantine style interior. Numerous paintings by Ozias Leduc enhance the architecture of the building, especially those decorating every vault bay. The many and large windows were replaced with majestic colorful stained glass windows. Among the main furnishing elements, it is necessary to mention the altars, the bishop's throne, in the pure classical style of 17th-century altar baldachinos, and the Byzantine inspired pulpit. The very ornated high altar does not follow the style of the pulpit and the throne; it would have been designed by brother Joseph-Louis Vadeboncoeur, c.s.v. Other interesting elements are: the Way of the Cross painted by Georges Delfosse, stained glass windows executed by Henry Perdriau and installed in 1912, and the famous St. Charles painting by Antoine Plamondon and preserved from the first church.
Since 2001, several renovation work took place on the cathedral. A first stage was aimed at renovating the pulpit, the Way of the Cross, the paintings, the floors, the windows, the vault, and the organ. It was completed in 2004, at the cost of $1,646,500. Expenses were covered by a grant from the provincial government and by donations from the population of the diocese. A second stage, carried out from 2007 with expenses estimated at $1,500,000, aims at works on both the exterior and the interior. On the exterior, works include the chimney, the restoration of the parvis, the doors, the bell-tower, the small steeples, the windows, the stone cleaning and the reconstruction of the roofing. Inside, a new lighting system, a new ventilation system and insulating material for the attic then finally, the restoration of the stained glass windows.
The Organ
The cathedral organ finds its origins in the XIXth century (around 1850). Installed in 1897, this instrument, which constitutes Casavant Frères' Opus 80, reuses the pipework, most of the windchests and reservoirs of Montreal's St. George's Anglican Church's former Warren organ which was replaced by a new Casavant organ. The action was mechanical with pneumatic assistance (levers Barker) for the Grand-Orgue and Récit divisions. The contract specifies that the mechanical action of manuals and and part of the pedal one would be new, that the attached console would be new and that most of the stops « will be revoiced so as to make them more appropriate to the church acoustics ». The Voix céleste 8' and Vox humana 8' stops of the Récit division are new. Casavant built a new single organcase installed in the centre of the rear gallery.
In 1905, the organ is rebuilt into two organcases. All the original pipework is preserved. The console, windchests and organcases are new. Action is modified to tubular-pneumatic. An electro-pneumatic action 6-stop chancel organ is added behind the high altar. The only modifications to the tonal structure are the addition of a Flûte double 8' in the Grand-Orgue, the replacement of the Quinte 2 2/3' in the Grand-Orgue by a Flûte harmonique 4', the replacement of the Quinte 2 2/3 ' in the Récit by a Flûte octaviante 4', the replacement of the Quinte 6', the Doublette 4' and of the Mixture III of the Pédale by extensions in 8' of the Flûte, the Bourdon and the Trompette. Mostly, it is the 1905 organ which constitutes Casavant Frères' Opus 255.
Thanks to this organ inaugurated in 1906, to the organists and choir directors, to the orchestra as well as to the Cathedral Choir, the cathedral became, in a way, the centre of sacred music in Joliette. Antonio Beaudoin, Hector's brother who conducts the Philharmonic Society, is the first titular organist. Joseph-Albert Contant, born in Montreal in 1877 and brother of composer Alexis Contant, is choir director. After Beaudoin's departure, he will be appointed cathedral organist. The Choir is sometimes accompanied, during certain celebrations, of an orchestra created in 1905 and mostly staffed by musicians coming from the Musical Union conducted by Émile Prévost who also will act as conductor of the orchestra in 1906.
In 1948, both organs (gallery and chancel) are cleaned, the reeds are revoiced in the workshop, the Positif division is enclosed and new electrical ventilators are installed for both organs.
In 1962, the organ is electrified meaning that is action becomes electro-pneumatic. A new console is installed, the manual compass is extended to 61 notes, and the pedalboard is extended to 32 notes. The organ is cleaned. An 4' extension of the Bourdon is added in the Pédale division; The existent metal Bombarde 16'-8' and whose low notes are made of wood, is replaced with a metal Bombarde 16'-8'-4', obviously because wooden pavilions were cracked following a water leakage through the roof. Double éclisses reservoirs with pomps are replaced with smaller single éclisse reservoirs.
In 1997, during a visit of the instrument, a significant portion of the pipework is in an appaling conservation condition which does not at all reflect a normal conservation condition for a Casavant organ of that age. Some interventions may be questionable. The six reeds stops of the manuals were the most damaged. First, the Trompette 8' of the Grand-Orgue had been replaced with the one from the Récit. In order to do that, the Trompette 8' and the Clairon 4' of the Grand-Orgue were stored in the organ basement, on the Epistle side. Only part of the Trompette 8' of the Récit was used in the Grnad-Orgue, probably because the pipework proved to be too large for the available space; besides there were no supports. The adjustable caps of the Voix humaine 8' of the Récit have been cut off. The Cromorne 8' pipework of the Positif had been removed and deposited on the windchest. Several pavilions were distorted, or even irrecoverable. Moreover, the tonal structure of the three Mixtures had been passably modified and several pipes were missing.
The restoration works carried out in 1999-2000 we aimed to bring this organ into a good functional condition, so that it may meet the liturgical and musical needs of the parish. Minor tonal modifications were carried out in line with the aesthetics of the instrument.
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Flûte double | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 4' | Principal | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte octaviante | 4' | |
| Cornet 2 2/3' | I-II | Doublette | 2' | |
| Fourniture 1 1/3' | IV-V | Plein Jeu 1' | III-IV | |
| Bombarde (PED) | 16' | Posaune | 8' | |
| Trompette | 8' | Hautbois | 8' | |
| Clairon | 4' | Voix humaine | 8' | |
| Tremolo | ||||
I. Positif |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | Flûte acoustique | 32' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Flûte ouverte | 16' | |
| Flûte à fuseau | 4' | Bourdon | 16' | |
| Nazard | 2 2/3' | Octavebasse | 8' | |
| Flageolet | 2' | Bourdon (ext) | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Octave (ext) | 4' | |
| Cromorne | 8' | Bourdon (ext) | 4' | |
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette (ext) | 8' | |||
| Clairon (ext) | 4' | |||
Orgue de choeur / Chancel Organ |
||||
|---|---|---|---|---|
Clavier/ Manual |
Pédale |
|||
| Montre | 8' | Bourdon | 16' | |
| Flûte | 8' | |||
| Gambe | 8' | |||
| Flûte harmonique | 4' | |||
| Mixture | II | |||