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Déry, 1887 / Casavant, Opus 826, 1920 Lévesque-Roussin, 2009
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Historique
Cette chapelle a été construite en 1818 d'après les plans de François Baillairgé pour la Congrégation des hommes de la haute-ville. Elle a été agrandie d'après les plans de Thomas et Charles Baillairgé, avant d'être, en bonne partie, reconstruite en 1930 d'après les plans des architectes Robitaille & Desmeules. Aujourd'hui son intérêt tient surtout à son architecture intérieure, représentative de l'art des Baillairgé au milieu du XIXe siècle.
L'histoire de cette chapelle est liée à celle de la Congrégation Notre-Dame de Québec, fondée le 14 février 1657, par le père Poncet, jésuite. Cette confrérie regroupe de jeunes laïques désireux de propager la dévotion mariale. Les congréganistes tiennent leurs assemblées dans un oratoire situé dans la partie sud-est du collège des Jésuites. Ils l'occupent jusqu'en 1800, avant de déménager dans une chapelle au-dessus de la sacristie de la cathédrale Notre-Dame.
En 1817, Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, obtient, après d'insistantes démarches, un terrain près du corps de garde de la porte Saint-Jean pour ériger une chapelle qui logerait la Congrégation des hommes de la haute-ville. Devant la multiplication des lieux de culte non catholiques dans la ville, Mgr Plessis encourage les communautés et congrégations à se construire des chapelles pour en quelque sorte "marquer" le territoire et offrir des lieux de culte en nombre suffisant, même si Québec demeurera une seule entité paroissiale jusqu'en 1829. Le gouverneur John Coape Sherbrooke peut difficilement refuser l'octroi d'un terrain à une congrégation formée de laïcs et qui regroupe la plupart des notables en vue de la communauté francophone de Québec; ses prédécesseurs ont généreusement distribué des lots aux Églises d'Angleterre et d'Écosse et celles-ci le pressent toujours pour obtenir davantage.
Aussitôt le terrain arpenté, les congréganistes chargent François Baillairgé de dresser le plan de leur nouvelle chapelle, qui fera face à l'enceinte ouest de Québec et dont le long pan longera la rue Dauphine, étant ainsi "orientée" vers l'est, comme le veut la tradition chrétienne.
Les Jésuites, présents à Québec depuis 1625 et qui ont fondé le premier collège en 1635, sont expulsés de leur collège en 1760, au début du régime anglais, avec interdiction de recrutement. L'ordre des Jésuites s'est ensuite éteint en 1800 avec le décès du dernier survivant, le père Jean-Joseph Casot. Rétablis dans l'église catholique en 1814 par le pape Pie VII, les Jésuites sont revenus à Montréal en 1842 et de là, ils tentaient de se réinstaller au Canada. Puis, ils reviennent s'installer à Québec durant l'été 1849 à la demande de l'évêque de Québec, Mgr Pierre-Flavien Turgeon, dans le but de faire contrepoids à l'influence grandissante des protestants, surtout dans la haute-ville qui s'anglicise et où les différents pasteurs sont des intellectuels de haut niveau. L'évêque les invite à prendre charge de la chapelle de la congrégation, jusque-là desservie par les prêtres de la paroisse Notre-Dame.
En 1907, lors des célébrations du 250e anniversaire de la fondation de la congrégation, la chapelle est cédée aux Jésuites.
En 1992, les Jésuites modifient la mission de leur résidence. Elle devient la Maison Dauphine qui a pour vocation de venir en aide aux jeunes itinérants. La crypte de la chapelle leur sert de refuge. Le service dominical est alors interrompu dans la chapelle, mais une messe est célébrée chaque jour de la semaine jusqu'en juin 2006.
Fermée depuis juin 2006, la chapelle est ré-ouverte au culte, le 25 janvier 2009, pour la messe du dimanche.
L'édifice
Le premier édifice, en plan, est relativement simple : un seul rectangulaire comprend la chapelle et le presbytère. Par contre, l'élévation latérale établit une nette distinction entre la chapelle qui compte deux étages (fenêtres cintrées et oculus) et le presbytère qui en compte trois. La façade présente un grand intérêt : l'étage est traité en soubassement par un appareil rustique et des emmarchements rachètent la dénivellation de la rue d'Auteuil. Le pignon, orné de trois portails et d'autant de fenêtres, est terminé par un large fronton triangulaire. Le toit en croupe, se pare d'un élégant clocher. Les proportions classiques du fronton imposent une limite à sa hauteur, alors que les conditions climatiques du pays exigent un angle plus prononcé pour la toiture et interdisent l'usage d'un toit en croupe qui dégage un fronton. Un nouveau type de clocher est proposé avec une base octogonale et un tambour ajouré.
L'évêque de Québec approuve les plans le 27 janvier 1818 mais y apporte des modifications : il abolit l'étage des fenêtres en forme d'oculus et suggère d'agrandir, vers le haut, celles de l'étage du bas, ce qui permet de baisser les murs latéraux de 1,8 mètre (6 pieds) pour les ramener à 6 mètres (20 pieds); puis la chapelle aura 1,5 mètre (5 pieds) de moins en largeur que ne le prévoyait le projet et la maison qui la jouxte à l'arrière aura deux étages au lieu de trois. Même si les propositions ont été réduites, François Baillairgé fait progresser l'architecture religieuse puisque certains éléments demeurent après avoir été expérimentés lors de cette construction : le fronton ouvert en façade, le nouveau type de clocher plus élégant, l'éclairage des galeries par des lucarnes dans le toit et le presbytère-sacristie qui emprunte les traits de la maison urbaine typique. Ce bâtiment nous est connu par quelques documents anciens dont des aquarelles de l'artiste militaire James Pattison Cockburn (1779-1847) qui le montrent en 1829.
Ce n'est qu'en 1841 que les congréganistes entreprennent de parachever l'intérieur de leur chapelle. Les travaux commencent par l'installation d'une fausse-voûte en plâtre sur les cintres de bois, et ceci d'après les plans de Thomas Baillairgé, fils de François.
En 1856, les congréganistes entreprennent d'ambitieux travaux dans et autour de la chapelle pour mieux loger les jésuites. Dans un premier temps, un vaste bâtiment est construit dans l'alignement de la chapelle, au coin des rues Dauphine et Sainte-Ursule. L'architecte Charles Baillairgé, petit cousin de Thomas, conçoit une résidence comptant six niveaux d'occupation, ornée d'une façade en pierre de taille, d'un portique d'entrée discret et d'une galerie arrière qui surplombe le quartier au quatrième étage.
Aussitôt la résidence complétée, en 1857, la congrégation décide d'agrandir la chapelle en y incluant l'espace de l'ancienne sacristie-presbytère, désormais superflu : la chapelle compte désormais neuf travées au lieu des cinq d'origine. À l'extérieur, le bâtiment est en quelque sorte uniformisé, tandis qu'à l'intérieur, Charles Baillairgé crée un chœur en hémicycle en reproduisant et en étirant les grandes lignes de l'architecture intérieure imaginée par Thomas Baillairgé. Puis, devant la façade, la congrégation fait construire un portique bas pour protéger le perron accessible latéralement depuis la rue Dauphine.
En 1887, Édouard Meloche fait accepter les plans d'une décoration à fresque de la voûte et de l'abside pour remplacer le décor intérieur, laissé au plâtre, depuis quelques trente ans. L'ameublement de la chapelle, réalisé par Philippe Vallière (1832-1919), est remplacé et, en 1888, un nouveau maître-autel est installé.
En 1930, la chapelle est "modernisée". Comme cela s'est fait un peu partout dans le Vieux-Québec après que la Ville eut entrepris de déneiger les trottoirs et de rendre les riverains responsables des dégâts causés par les chutes de neige et de glace sur les passants, les architectes Robitaille & Desmeules transforment la pente du toit. Ils ont d'abord haussé les murs gouttereaux, ajoutant une deuxième rangée de fenêtres au bâtiment. Puis, ils ont coupé la charpente ancienne et repris en sous-œuvre sa portée pour établir un toit avec égouttement interne. Ensuite, la façade est agrandie pour inclure le portique puis remodelée pour faire écran à ces réaménagements.
En 1949, le supérieur des Jésuites obtient que soient enlevées les massives galeries latérales et l'abside est remodelée.
En 1977-78, il faut consolider le bâtiment : la fausse-voûte de plâtre est mieux accrochée et redressée, tandis que les murs gouttereaux, affaiblis par les entailles faites à la charpente et la disparition des galeries, ont été attachés par des tirants de métal, visibles dans la nef.
La chapelle contient quelques œuvres intéressantes. L'architecte Eugène-Étienne Taché livre les plans du maître-autel, qui date de 1888. Les statues de la Vierge et saint Joseph sont des œuvres anciennes : elles dateraient des années 1750 et sont attribuées à Pierre-Noël Levasseur (1690-1770). Le sculpteur Alfred Laliberté (1878-1953) a réalisé les deux gisants offerts par la Ville et la Province de Québec en 1925 : ce sont Jean de Brébeuf et Isaac Jogues. Le tableau du maître autel, une Présentation au temple, est une œuvre de Théophile Hamel (1817-1870) et date de 1862; les tableaux des deux autels latéraux (Apparition du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie Alacoque et saint Joseph avec l'enfant Jésus) sont des œuvres d'Eugène Hamel (1845-1932) et datent de 1888. Les vitraux des grandes fenêtres de la nef ont été installés par la maison Bernard Léonard, entre 1914 et 1916. Ceux placés plus haut, installés en 1949, sortent des ateliers de l'École des Beaux-Arts de Québec et sont dus à Marius Plamondon (1914-1965). Les stations du Chemin de croix et un grand crucifix, œuvres réalisées vers 1948 de Médard Bourgault (1897-1967), sont installés en 1978 et proviennent de l'ancienne maison de retraites Villa Manrèse. Une statue de saint Ignace de Loyola, fondateur de l'ordre des Jésuites et installée dans l'une des niches en 1992, provient d'une ancienne chapelle privée des Jésuites et a été réalisée vers 1888-1890 par Louis Jobin (1844-1928).
En 1992, une nouvelle verrière, réalisée selon les dessins de Steeve Lamonde et illustrant un Abraham nomade en route vers l'Égypte, est installée en façade. Elle se veut un symbole de la nouvelle mission de la chapelle.
L'orgue
En 1887, un orgue, fabriqué par Napoléon Déry, est installé dans la chapelle; il comprend 16 jeux répartis sur deux claviers et pédalier. Il est inauguré par l'organiste de la chapelle, Clodomir Delisle, le 16 octobre 1887. L'instrument est reconstruit et agrandi pour le porter à 25 jeux, en 1920, par la maison Casavant (Opus 826). La firme Levesque-Roussin en effectue une restauration en 2009.
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History
This chapel is built in 1818 according to plans prepared by François Baillairgé for the Upper Town Mens' Congregation. It was enlarged according to plans prepared by Thomas and Charles Baillairgé, before being, in large part, rebuilt in 1930 according to plans prepared by architects Robitaille and Desmeules. Today the main interest in this building is mainly for its interior architecture which is a fine example of Baillairgé's art in the middle of the 19th century.
The history of this chapel is linked to the Quebec's Notre Dame Congregation, founded on February 14th, 1657, by Fr. Poncet, a Jesuit. This congregation regroups young laymen eager to spread the Marian devotion. Members hold their meetings in an oratory located in the southeast section of the Jesuits College. They used it until 1800, before moving in a chapel located above the sacristy of Notre Dame Cathedral.
In 1817, Bishop Joseph-Octave Plessis, of Quebec, gets, after many insistent requests, a piece of land near the guardroom of St John's gate on which a chapel would be built and be used by the Upper Town Mens' Congregation. Facing the increasing number of non-catholic places of worship in the city, Bishop Plessis encourages both religious and lay congregations to build chapels in order to 'mark out' the territory and to create a sufficient number of places of worship, even if the city of Quebec is organized into a single parish until 1829. Governor John Coape Sherbrooke could hardly refuse the request for a piece of land to be used by a congregation formed by laymen who are, for most of them, notables from Quebec's French-speaking community; his predecessors having generously distributed lots to the Churches of England and Scotland and who were always urging to own more.
Right after the ground is surveyed, the Congregation asks François Baillairgé to prepare the plans for their new chapel. It will face up Quebec's western surrounding wall and the long section will follow Dauphine street, in order for the chapel to be 'orientated' eastward, according to the Christian tradition.
The Jesuits, present in Quebec City since 1625 and who founded the first college in 1635, are evicted from their college in 1760, at the beginning of the English regime, along with a ban from recruiting. The Jesuit Order dies out in 1800 with the death of its last survivor, Fr. Jean-Joseph Casot. After being restored by the Catholic church in 1814, by Pope Pius VII, the Jesuits come back to Montreal in 1842 and from there, they try to re-establish themselves in Canada. They are back in Quebec City during the summer of 1849 at Bishop Pierre-Flavien Turgeon's request. They are asked to provide a counterweight to the enlarging Protestant influence, mainly in the upper town district of the city which has become more anglicized and where pastors are high-level intellectuals. The bishop invites them to take charge of the Mens' Congregation chapel, up to then being served by the priests of Notre Dame parish.
In 1907, during the celebrations of the 250th founding anniversary of the congregation, the chapel is given up to the Jesuits.
In 1992, the Jesuits change the mission of their residence. It becomes the Dauphine House with the mission of helping homeless youth. The crypt of the chapel acts as a shelter. The Sunday service is suspended in the chapel but a mass is celebrated on week days until Juns 2006.
Closed since June 2006, the chapel is reopened to worship, on January 25th, 2009, for the Sunday mass.
The Building
The floor plan of the first building is relatively simple: a single rectangular consisting of a chapel and a presbytery. On the other hand, the lateral elevation sets a net difference between the two-floor chapel (with arched windows and oculus) and the three-floor presbytery. The facade is of great interest: the level is treated as a foundation by a rustic device and a tiering arrangement makes up the difference to d'Auteuil street. The gable, decorated with three portals and with as many windows, is completed by a broad triangular pediment. The hipped end roof, is crowned with an elegant bell tower. The pediment's classical proportions command a height limit, while the country's climatic conditions require a more pronounced angle for the roof and forbid the use of a hipped end roof clearing a pediment. A new type of bell tower is put forward with an octagonal base and an openwork drum.
The plans are approved by the bishop of Quebec on January 27th, 1818 but with modifications: he abolishes the oculus window floor and suggests to extend, upwards, the bottom floor windows, allowing to lower the lateral walls by 6 feet (1,8 metre) and to bring them back to 20 feet (6 metres); so the chapel will be 5 feet (1,5 metre) narrower than planned and the adjoining residence will have two stories instead of three. Even if the proposals are reduced, François Baillairgé develops a religious architecture with new elements being tried and which survive: the open pediment in the facade, the new type and more elegant bell tower, the illumination of galleries using skylights in the roof and a presbytery-sacristy which presents features of the typical urban home. This building is known to us through some ancient documents among which watercolors by military artist James Pattison Cockburn (1779-1847) which show it in 1829.
It is only in 1841 that the congregation undertakes to complete the interior of their chapel. Works begin with the installation of a blind plaster vault on wooden arches, and this according to plans prepared by Thomas Baillairgé, François' son.
In 1856, the congregation undertakes major works in and around the chapel to better lodge the Jesuits. First, a large residence is built in the chapel's alignment, at the corner of Dauphine and St Ursule streets. Architect Charles Baillairgé, Thomas' second cousin, plans a six-floor building, adorned with a paleolith stone facade, a discreet entrance portico and a back gallery, on the fourth floor, which overlooks the district.
As soon as the residence is completed, in 1857, the congregation decides to enlarge the chapel by including the space used by the former sacristy-presbytery: the enlarged chapel now covers nine bays instead of the original five. The outside of the building is, in a way, standardized while for the interior, Charles Baillairgé creates a semicircular chancel by reproducing and by stretching the outlines of the internal architecture conceived by Thomas Baillairgé. Then, in front of the facade, a low portico is built in order to protect the perron now laterally accessible from Dauphine street.
In 1887, plans prepared by Édouard Meloche are approved for a fresco decoration to be applied on the vault and on the apse in order to replace the interior decor, left on plaster for some thirty years. The chapel's furnishings, executed by Philippe Vallière (1832-1919), are replaced and, in 1888, a new main altar is installed.
In 1930, the chapel is 'modernized'. As it was going on everywhere in the Old City district when the City decided to clear the snow from sidewalks and to make the owners responsible for damages caused by snow and ice falls on passers-by, architects Robitaille and Desmeules modified the roof slope. First gutter walls are raised, adding a second row of windows to the building. Then, the old framework is cut and taken back in substructure to make a roof with internal draining. Then, the facade is extended to include the portico and then restructured to hide these modifications.
In 1949, the superior of the Jesuits obtains that the massive lateral galleries be removed and the apse is remodeled.
In 1977-78, it is necessary to straighten the building: the plaster vault is better hung and straightened, while gutter walls, weakened by cuts made into the framework and the removal of the galleries, are tied by metal tie beams, visible in the nave.
The chapel houses some interesting pieces of art. The main altar, whose plans were prepared by architect Eugène-Étienne Taché, dates from 1888. The statues of the Virgin Mary and of St Joseph are ancient works: they would date from the 1750s and are attributed to Pierre-Noël Levasseur (1690-1770). Two recumbent statues of Jean de Brébeuf and Isaac Jogues, executed by sculptor Alfred Laliberté (1878-1953), which were given by the City and the Province of Quebec in 1925. The painting over the main altar, a Presentation in the temple, is a work by Théophile Hamel (1817-1870) and dates from 1862; the paintings over the lateral altars (a Sacred Heart Appearance to St Marguerite-Marie Alacoque and a St Joseph with the child Jesus) are works by Eugène Hamel (1845-1932) and date from 1888. The stained glass windows in the nave large windows were installed by the Bernard Léonard firm, between 1914 and 1916. Those in the high windows, installed in 1949, come from Quebec's School of Fine Arts workshops and are the work of Marius Plamondon (1914-1965). The stations of the Cross and a large crucifix, executed in 1948 by Médard Bourgault (1897-1967), were installed in 1978 and come from the former Villa Manrèse retirement home. A statue of St Ignatius Loyola, founder in the Jesuit Order, installed in one of the alcoves in 1992, comes from a former Jesuit private chapel and was executed in 1888-1890 by Louis Jobin (1844-1928).
In 1992, a new glass window, executed from Steeve Lamonde's drawings and illustrating a nomadic Abraham under way towards Egypt, is installed in the facade. It is meant to be a symbol of the chapel's new mission.
The organ
In 1887, an organ, built by Napoléon Déry, is installed in the chapel; it is a two-manual and pedal, 16-stop isntrument. It is inaugurated by the chapel organist, Clodomir Delisle, on Octobrer 16th, 1887. The instrument is rebuilt and enlargesd to 25 stops, in 1920, by Casavant Frères (Opus 826). The Levesque-Roussin organbuilding firm executed a restoration in 2009.
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Mélodie | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Dulciane | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 4' | Violon | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte traversière | 4' | |
| Doublette | 2' | Nazard | 2 2/3' | |
| Mixture | III | Piccolo | 2' | |
| Trompette | 8' | Voix humaine | 8' | |
| Hautbois | 8' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte ouverte | 16' | Bourdon | 16' |
| Flûte | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Violoncelle | 8' |