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Casavant, Opus 408, 1910/1968 Bertrand, 1984
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Au début des années 1820, les paroissiens de Saint-Georges se rendaient à la messe à Saint-François de Beauceville, paroisse située à 17 km (10 m) en aval de Saint-Georges. Considérant que le trajet s'effectuaient difficilement, surtout en hiver, que le chemin n'était à peu près pas carrossable et que les moyens de transports étaient relativement inexistants, le seigneur Jean-Georges Pfotzer fit, en 1820, donation d'un lot pour la future chapelle. Après des années de mésententes concernant son emplacement, la construction débuta en 1823 et fut parachevée en 1831.
Le 16 octobre 1835, le décret canonique de la paroisse de Saint-Georges fut obtenu. Le décret ecclésiastique date de 1841 et l'érection civile date de 1856.
Après une vingtaine d'années, la chapelle était dans un bien triste état et menaçait de s'écrouler sur les fidèles. Le 29 octobre 1858, le curé Charles-Godefroy Gaudin obtint un décret autorisant la construction de la première église de pierre de Saint-Georges. La chapelle fut démolie et la construction fut complétée pour Noël 1862.
Lors d'une visite de l'archevêque de Québec, le cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau, le 14 juin 1888, il devint de plus en plus évident que l'église etait devenue beaucoup trop petite pour le nombre de fidèles croissant d'année en année.
Les préparatifs furent suspendus en 1890 puisqu'il y avait, une fois de plus, dissensions entre les résidents des deux rives de la Chaudière. Ces mésententes persistèrent pendant neuf ans si bien que le contrat fut finalement signé le 13 juin 1899 et que la nouvelle église serait construite sur le site de l'église actuelle.
L'architecte David Ouellet, de Québec, est chargé de préparer les plans du nouvel édifice. Les travaux de la nouvelle église débutèrent par l'érection de la sacristie tout au côté de l'ancienne église. Elle servit au culte pendant que la grande église prenait forme. Le 17 juin 1900, on célébra la dernière messe dominicale dans l'ancienne église et le lendemain, on entreprit sa démolition. Le 3 juillet 1900, la construction de la grande église débutait et se poursuivra pendant deux ans. La pierre angulaire fut bénite le 4 septembre 1900 et l'église fut bénite par l'archevêque de Québec, le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, le 27 juillet 1902.
L'extérieur
L'église est faite de pierre de granit transportée par chemin de fer de Deschambault jusqu'à Beauceville. De là, le transport se faisait par voitures tirées par des chevaux à raison d'une ou deux pierres par voyage, tout dépendant de leur grosseur et de leur pesanteur.
Joseph Couture s'occupa de la maçonnerie, son contrat de 32 845$ fut résilié le 27 novembre 1901. Joseph St-Hilaire de Saint-Romuald, à partir du 8 décembre de la même année, parachèvera les travaux pour 8 434$.
Les vingt grandes fenêtres de chaque côté de l'église furent fabriquées par Évangéliste et Olivier Rodrigue. Pour ce qui est des fenêtres de la voûte, ce fut l'affaire des frères Ludger et François Bérubé.
L'église est dotée de quatre clochers. Trois de ces clochers surplombent le façade et le quatrième, la sacristie. Le clocher central fait une hauteur de 67,6m (222 pi.). À son extrémité est fixée une croix de 3m (10 pi.).
Cette œuvre architecturale fut réalisée pour une somme totale de 125 000$. Les paroissiens verront à l'acquittement entier de cette dette d'honneur dans une courte période de huit ans.
L'église possède un carillon de quatre cloches (3 184 kg - 7 015 lb). Il fut béni par l'archevêque de Québec, le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, le 27 juillet 1902. En 1951 et 1952, deux cloches ont été remplacées. Leur poids total est maintenant de 3 603 kg (7 937 lb).
Devant l'église, sur un socle, repose la superbe statue équestre de saint Georges terrassant le dragon. Il s'agit d'une réplique en fibre de verre recouverte de cuivre dont l'original a été réalisée par le sculpteur Louis Jobin et installée en 1912. Elle est entièrement fabriquée de bois, plaqué de bronze et recouvert de feuilles d'or. Depuis 1995, la précieuse statue est exposée en permanence au Centre Marie-Fitzbach.
L'intérieur
L'architecture, la sculpture et la dorure font de cette église l'un des plus beaux monuments religieux du Québec. Le style architectural s'inspire des sources de la Grèce antique et de la période romaine. La sobriété, la symétrie et l'harmonie sont particulières à ce type d'architecture appelé : le Renouveau classique ou néoclassicisme (1790-1820).
La longueur de la nef est de 41,5m (128 pi.), la largeur (incluant les nefs latérales) fait 24,5 m (75 pi.) et la hauteur 19,5m (60 pi.). Deux mille deux cent personnes peuvent y trouver place. La voûte de la nef, de forme hémicycle, est soutenue par 24 colonnes agrémentées de plusieurs sculptures cousues de feuilles d'or et recouvrant l'ensemble des arches et des arcades supportant les galeries.
La chaire est le résultat du travail méticuleux du sculpteur Henri Angers. Le Chemin de Croix, fait d'huile sur toile, est l'œuvre d'Édouard Cabane, peintre parisien. C'est une réalisation datée de 1904 et acquise au prix de 1 400$. Le premier lustre de la nef est fait de cristal de Bohême. À l'origine, il était muni de chandelles et suspendu dans la nef de la première église de pierre. En 1956, on décide de lui redonner sa place dans le temple, après plusieurs années d'entreposage. On le redore et on l'électrifie. Le second, à l'arrière, est une réplique du premier.
Un ciborium (sorte de baldaquin sculpté) surplombe le maître autel entièrement fabriqué de pin recouvert de feuilles d'or, au-dessus duquel est déposée la statue de saint Georges terrassant le dragon. Il faut inauguré le 19 juillet 1908. Les autels latéraux, fabriqués par Louis Doyon en 1890, faisaient partie de l'ancienne église.
L'église possède aussi cinq grandes toiles du peintre Vincenzo Pasqualoni commandées par le curé Ferdinand Catellier en 1875.
L'orgue
Acheté en 1910, au coût de 5 995$, de la maison Casavant Frères de Saint-Hyacinthe, son installation s'étala sur une période de trois semaines. Il possédait, à l'époque, 34 jeux répartis sur 3 claviers et pédalier pour un total de 2 100 tuyaux dont 520 en bois. Il fut béni le 17 juillet 1910 et un grand concert couronna cet événement.
En 1968, le conseil de fabrique décida de faire restaurer l'orgue au complet à un coût de 35 000$. On ajouta 2 jeux à la pédale, portant le nombre de jeux à 36. Une console neuve y fut installée et le fonctionnement est désormais électro-pneumatique.
En 1983, il est décidé de réharmoniser l'instrument sur les conseils de l'organiste Sylvain Doyon tout en prenant soin de réutiliser au maximum les éléments sonores de l'ancien devis. L'instrument comporte une vingtaine de jeux nouveaux et ce, avec l'achat de seulement 2 jeux neufs. Onze mois de travaux auront été nécessaires à la maison Marcel Bertrand, de Charlesbourg, requérant un déboursé de 50 000$.
L'orgue ainsi renouvelé fut inauguré, le 9 décembre 1984, par Sylvain Doyon.
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By 1820, parishionners from St. Georges were obliged to attend mass in St. François (Beauceville), 10 m (17 km) away. Considering the fact that the journey was difficult, mainly during winter months, due to unsuitable roads and nonexistent commuting system, the domain's lord Jean-Georges Pfotzer, gave land, in 1820, for the building of a church. After years of disagreements about the location of the church, its construction began in 1823 and was completed in 1831.
In 1835, the canonic decree was obtained while the ecclesiastical decree was given in 1841 and the official civil approval came in 1856.
After some 20 years, the chapel was in a very bad shape and threatened to fall on the worshippers. On October 29, 1858, parish priest Rev. Charles-Godefroy Gaudin got the authorization to build the first stone church. The chapel was demolished and the new church was completed for Christmas 1862.
When the Archbishop of Quebec, Elzéar-Alexandre Cardinal Taschereau, came to visit the parish on June 14, 1888, it became evident that the church was way too small for the ever increasing number of parishioners.
Preparations were suspended in 1890 because there was, once more, disagreements about the location of the church between residents of both sides of the Chaudière river. These disagreements went on for nine years and finally the contract was signed on June 13, 1899. The new church will be built on the site of the existing church.
Architect David Ouellet, from Quebec City, is commissioned to prepare the plans of the new church. Works began with the construction of the vestry alongside the old church. It served as a worshipping place while the new church is being built. June 17, 1900 is the last Sunday where mass is celebrated in the old church and, the very next day, the demolition began. The construction of the new church began on July 3, 1900 and will last two years. The corner stone was blessed on September 4, 1900 and the church itself was blessed on July 27, 1902 by the Archbishop of Quebec, Louis-Nazaire Cardinal Bégin.
The exterior
The church is built with granite stone conveyed by railway trains from Deschambault to Beauceville. From there, the conveying was taken over by carriages towed by horses at the rate of one or two stones a trip depending on the size and weight of the stones.
Joseph Couture was in charge of stonework. His $32,845 contract was cancelled on November 29, 1901. From December 8, Joseph St-Hilaire, from St. Romuald, completed the works for $8,434.
The twenty large windows on each side of the church were built by Évangeliste and Olivier Rodrigue while vault windows were built by Ludger and François Bérubé.
The church has four towers. Three of them overhang the façade and the fourth one, the vestry. The main one is 222 feet (67.6 m) high and is topped by a 10-foot (3 m) cross.
This architectural work was built at a cost of $125,000. Parishioners repaid the whole amount in eight short years.
The church has a 4-bell carillon (7,015 lb - 3,184 kg). It was blessed by the Archbishop of Quebec, Louis-Nazaire Cardinal Bégin, on July 27, 1902. In 1951 and 1952, two bells had to be replaced. Their actual weight is 7,937 lb (3,603 kg).
In front of the church, the magnificent equestrian statue of St. George striking down the dragon stands on a base. It is a copper-covered fibreglass replica of the original made by famous sculptor Louis Jobin and installed in 1912. The original is a bronze clad wooden statue and gilded with gold leaf and is now permanently displayed in Marie-Fitzbach Center.
The interior
This church is one of the most beautiful religious building in Quebec as much as for its architecture, its sculpture then for its gilding. The architectural style is inspired by antique Greece and Roman era. The bearness, the symmetry and the harmony are characteristics of this architectural style called: Classic renewal or neo-classicism (1790-1820).
The nave is 128 feet (41.5 m) long, 75 feet (24.5 m) wide (including the lateral naves) and 60 feet (19.5 m) high. The seating capacity is two thousand two hundred people. The nave's semicircle vault is supported by 24 pillars decorated with many gilded sculptures going way up to the arches and arcades of the galleries.
The pulpit was built by sculptor Henri Angers. The Way of the Cross, oil on canvas, was made, in 1904, by Parisian painter Édouard Cabane at the cost of $1,400. The first nave chandelier is made of crystal from Bohemia. Originally, it held candles and was hung in the first stone church. In 1956, it was decided to bring it back into the church after many years in storage. It was regilded and electrified. The second one, in the rear, is a replica of the first one.
A ciborium (sort of sculpted baldachin) overhang the gilded pine main altar above which there is a statue of St. George striking down the dragon. It was inaugurated on July 19, 1908. Lateral altars, made by Louis Doyon in 1890, were transferred from the old church.
Five large paintings by Vincenzo Pasqualoni, commissioned by parish priest Rev. Ferdinand Catellier in 1875, are hung in the church.
The organ
Bought in 1910, at the cost of $5,995 from Casavant Frères in St. Hyacinthe, it was installed in the church over a three-week period. At the time, it was a 34-stop instrument with 3 manuals and pedal for a total of 5,100 pipes of which 520 were wooden pipes. It was blessed on July 17, 1910 and a concert followed the ceremony.
In 1968, the churchwardens decided to completely restore the organ at the cost of $35,000. Two stops were added in the Pedal division, making it a 36-stop instrument. A new console was installed and the action is modified to electro-pneumatic.
In 1983, it was decided to revoice the instrument based on organist Sylvain Doyon's recommendations while preserving as much as possible the tonal elements of the old stop list. Twenty new stops were generated with the purchase of only two new stops. The works were carried over a period of eleven months by organbuilder Marcel Bertrand, from Charlesbourg at a cost of $50,000.
The revoiced instrument was inaugurated on December 9, 1984 by Sylvain Doyon.
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Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Principal | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Bourdon | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Octave | 4' | |
| Flûte | 4' | Flûte bouchée | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte à bec | 2' | |
| Doublette | 2' | Piccolo | 1' | |
| Fourniture 1 1/3' | IV | Sesquialtera 2 2/3' | II | |
| Trompette | 8' | Plein Jeu 1' | III | |
| Hautbois | 8' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Tremblant | ||||
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Positif |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 32' | |
| Principal | 4' | Contrebasse | 16' | |
| Flûte des bois | 2' | Bourdon | 16' | |
| Larigot | 1 1/3' | Principal | 8' | |
| Cymbale 1/2' | III | Bourdon | 8' | |
| Cromorne | 8' | Basse chorale | 4' | |
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||