| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Références References |
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La ville de Chicago, fondée en 1803 près de Fort Dearborn, a connue un essor considérable après les années 1830 avec la construction des chemins de fer. Elle était devenue, vers 1871, une colonie assez grande peuplée d'immigrants provenant, entre autres, de l'Italie et l'Irlande catholiques. Dans le nuit du 8 octobre de la même année, un grand feu ravagea la ville détruisant presque tous les immeubles et causant la mort de plusieurs centaines de personnes. Parmi les bâtiments disparus, on dénote l'église Holy Name, à moitié complétée, laquelle dit-on, a fondu en cinq minutes dans cet intense brasier. Quatre ans plus tard, la pierre angulaire d'une nouvelle cathédrale était posée.
Avant le feu, l'histoire de l'église Holy Name a été mouvementée. Elle a été d'abord érigée en tant que chapelle pour servir l'université St. Mary's of the Lake, le premier établissement d'éducation supérieure de Chicago dont la charte remonte à 1844. Très tôt, une nouvelle église fut nécessaire car la seule alternative pour assister à des liturgies catholiques était l'église St. Joseph, de langue allemande. Une nouvelle structure de bois fut élevée au coin des rues Superior et State. De nouveau, cette nouvelle église devint trop petite et l'église Holy Name fut construite tout près.
En 1859, James Duggan est nommé évêque de Chicago et alors commence une série d'intrigues et de conflits déplaisants qui allait mener au renvoi des prêtres de l'église Holy Name et à la fermeture de l'université ainsi que du séminaire qui lui était rattaché. En colère, le père McMullen, supérieur de l'université, alla à Rome en appel auprès du Pape; l'aboutissement de cette affaire fut que Mgr. Duggan fut placé dans un asile pour les malades mentaux jusqu'à sa mort en 1899.
Mgr. Foley, le successeur de Mgr. Duggan, était de nature plus gentille. Lorsque le feu eut ravagé l'église Holy Name, il acheta l'église congrégationnelle Plymouth, mais, réalisant que l'édifice était indigne d'être la cathédrale du diocèse de Chicago, il mit sur pied une campagne de levée de fonds et la pierre angulaire de la nouvelle cathédrale fut posée le 19 juillet 1874. L'architecte fut Patrick Charles Keely. La nouvelle cathédrale, inaugurée le 21 novembre 1875, reçut des éloges de la part des journaux de l'époque. Elle mesure 65 mètres (216 pi.) de long par 31 mètres (102 pi.) de largeur aux transepts alors que son clocher s'élève à 63 mètres (210 pi.) du niveau du sol. Après la mort de Mgr. Foley en 1879, le diocèse fut promu au rang d'archidiocèse et le premier archevêque de Chicago fut intronisé, avec pompe et cérémonies, dans la cathédrale Holy Name le 8 novembre 1880. Douze ans plus tard, une restauration majeure fut entreprise durant laquelle les piliers de bois furent remplacé par du marbre et le plafond fut décoré de panneaux de bois peints. Un agrandissement du sanctuaire fut complété en 1914 et, en 1924, l'archevêque fut élevé au rang de cardinal.
En 1968, la cathédrale fut fermée suite à la découverte de défauts structuraux majeurs. Presqu'entièrement vidé, le bâtiment fut renforcé avec du ciment et de l'acier alors que le sanctuaire a été complètement reconstruit. Les travaux de restauration, lesquels incluaient l'installation de nouvelles verrières provenant de Milan, de même qu'un nouveau Chemin de Croix réalisé par Goffredo Verginelli, eurent un succès retentissant surtout l'effet des nouvelles verrières qui mettaient en valeur l'élégant plafond voûté. Les décorations multicolores de même que les statues furent retirées et remplacées par du marbre ou du bronze afin de procurer une unité de style qui était absente dans l'ancien édifice. Durant la restauration, un bloc massif de granit rouge-noir a été importé d'Argentine afin de créer un nouvel autel. Cette splendide pièce d'ameublement ecclésiastique, conçue par l'artiste Eugenio de Courten, est sur un piédestal lequel est encerclé par une belle sculpture de bronze. La nouvelle cathédrale a été ré-ouverte à l'occasion de la messe de minuit, le 24 décembre 1969.
L'orgue de jubé
L'ancien orgue de jubé de la cathédrale a été construit en 1877 par le réputé facteur d'orgues du Massachusetts, William A. Johnson, peu après l'inauguration de la cathédrale. Il a été reconstruit par Wangerin en 1918 et une autre fois en 1950. L'orgue ayant subi les ravages du temps et sa tuyauterie ayant été fortement modifiée, il était impensable de le restaurer. Des bris survenaient fréquemment suite à cette condition générale instable.
En 1985, le cardinal Joseph Bernardin, archevêque de Chicago et Mgr. Timothy J. Lyne, curé de la cathédrale, ont annoncé la décision qu'un nouvel orgue serait construit et placé dans la galerie ouest. Le nouvel orgue est un cadeau à la cathédrale par Mme. Alice O'Malley Robinson, en mémoire de son époux, William D. Robinson. L'orgue, construit par la firme D.A. Flentrop de Zandaam, en Hollande, devait être complété à l'été de 1988 et être installé, à Chicago, en 1989.
Le nouvel orgue a été conçu par Hans Steketee, président de Flentrop, en collaboration avec le directeur musical de la cathédrale, Richard Proulx. Le buffet, d'une hauteur de 12 mètres (40 pi.) et d'une largeur de 8.5 mètres (28 pi.) contient la tuyauterie et la mécanique. Il est construit de chêne solide afin qu'il s'harmonise avec son entourage et qu'il réfléchisse clairement le son tout au long de l'espace acoustique de la cathédrale. Le buffet principal, avec ses cinq grandes tours s'élevant jusqu'au plafond voûté de la cathédrale, est construit autour de la rosace, en proportion à l'architecture originale de Patrick Charles Keely. Le second buffet, plus petit, est suspendu à la balustrade du jubé. Les panneaux décoratifs des deux buffets sont sculptés et partiellement dorés selon la tradition hollandaise. Entre le buffet principal et celui du Positif, il y a un grand espace pour y accueillir un chœur et des instrumentistes.
La console est placée en fenêtre au buffet principal. La structure des claviers manuels est de chêne alors que les côtés sont d’ébène. Les tirants sont disposés à la verticale, de gauche à droite, Positif, Grand Orgue, Solo, Récit, Pédale, Accouplements. À cause de cette disposition et de la proximité des tirants entre eux, une maniabilité maximale a été obtenue. Le nom des jeux – la plupart en abréviation – ainsi que les numéros des combinaisons sont gravés sur des plaques d’os attachées au boutons ronds faits d’ébène, un style qui rappelle l’orgue Konig de Nijmegen.
Les pistons réversibles qui activent les combinaisons sont placés au-dessus du pédalier. Il y a des pédales de combinaisons mécaniques pour chaque division et deux d’entre elles sont prévues pour chaque division dans le but d’engager ou de désengager les combinaisons. Pour les jeux de mixtures et d’anches, tel qu’indiqué dans le devis, l’organiste tourne le tirant d’un quart de tour. Les jeux ainsi tournés deviennent disponibles pour être engagés par les pédales de combinaisons. Des pédales d’appel général pour les divisions du Grand Orgue et du Solo sont aussi disponibles. Le pédalier est construit de façon historique et est plat. Les notes des claviers manuels sont couvertes d’os poli alors que la face des notes possède un profil. La division du Positif possède une traction mécanique balancée alors que les trois autres divisions manuelles possèdent une traction mécanique suspendue.
La disposition des divisions est la suivante. Le placement de la division du Positif sur la balustrade du jubé est explicite. Au centre du buffet principal, derrière la façade du milieu, la division du Grand Orgue est montée sur deux sommiers, C et C#. Les sommiers C et C# des divisions du Solo et de la petite Pédale sont placés de chaque côté derrière les tours de côté et les rangs de tuyaux les réunissant. La division du Récit, installée comme un Oberwerk, est placée au-dessus du Grand Orgue. Le buffet principal a été agrandi par l’arrière pour y inclure la tuyauterie des plus grands jeux de la Pédale. Visuellement, le buffet de ces grands jeux forme un tout avec le buffet principal. Toutefois, le sommier de ces grands jeux est placé aussi bas que possible afin de fournir tout l’espace requis pour le jeu de Bombarde 32’ de pleine longueur.
Le système de traction pour les notes est construit de façon classique. Le système de traction pour les jeux est composé de rouleaux d’acier, ronds, avec des connecteurs de chêne. Le Cymbelstar est placé au centre de la tour centrale de l’orgue. Le Rossignol est placé sur un porte-vent dans le bas du buffet.
Tous les tuyaux ont été fabriqués dans les ateliers de la firme Flentrop. Les jeux individuels de prestant ont une composition de 30% d’étain comme le sont tous les tuyaux de façade. La lèvre des tuyaux de façade est dorée avec un mélange de 80% d’étain. Les flûtes bouchées et ouvertes ont une composition de 5% d’étain. Les tuyaux bouchés sont de métal martelé. Les anches de la division du Grand Orgue et du jeu de Bombarde 32’ ont des pieds et des écrous de bois. Les autres jeux d’anches ont des pieds de métal et des écrous de plomb, quelques uns avec des têtes d’acajou.
En ce qui concerne les pléna, celui du Grand Orgue est le plus vaste, celui du Solo, quoique aussi vaste, mais avec un peu plus de bruissement à cause de la mixture à la tierce, celui du Positif est brillant et différent, alors que celui du Récit s’en fait l’écho. En accouplant les pléna ensemble, chacun conserve les caractéristiques qui lui sont propres.
Avec 19 jeux d’anches, cet orgue possède amplement de couleurs. L’égalité entre eux et la voix individuelle de chacun sont exemplaires. La sonorité chantante et relaxante reflète les travaux de restauration effectués à den Bosch et Alkmaar et qui ont mené à la sonorité de ce grand instrument.
Le troisième élément de la composition sonore est constitué des jeux bouchés et autres jeux flûtés. Les jeux de Bourdon du Positif et du Solo possèdent de très grandes tailles, ils sont les jeux de flûtes les plus riches de l’orgue. Les autres jeux de flûtes du Positif, incluant les mutations, sont spécialement élégants. Les flûtes 8’, 4’ et 2’ du Grand Orgue constituent un bel ensemble. Parce que la Quintadeen est harmonisé avec une légère touche quintée, l’effet de coloration est minime lorsque joint à d’autres jeux mais, parce qu’il n’existe pas d’autres Gedeckt 8’ de petite taille dans cet orgue, le Quintadeen peut jouer de nombreux rôles. Le Quintadeen 16’ du Récit possède plus de fondamentales mais avec une petite perte de cette mélancolie généralement associée à ce jeu. Le jeu de Gamba du Solo a une touche douce, un peu plus vive qu’un Salicional, mais quelque peu semblable aux cordes de l’Allemagne du sud.
Le concept de diviser la Pédale entre jeux de petite pédale et jeux de grande pédale est une heureuse idée. Les jeux les plus utilisés pour la musique ancienne ont gardé leur emplacement classique directement derrière la façade sans avoir à embourber le sommier avec les jeux de grande taille. Cette solution a été utilisée au 18e siècle à Lahm et au 19e siècle à Dordrecht. Pour les jeux de grande taille, les fondamentales graves, leur emplacement derrière l’orgue n’est pas un inconvénient; leur son se projette au-delà.
En résumé, la sonorité de l'orgue est basée sur la tradition hollandaise du 18e siècle: chantante, riche, audacieuse et colorée avec des influences additionnelles provenant des orgues des cathédrales françaises. C’est un instrument impressionnant, non seulement à cause du nombre de jeux individuels, mais à cause de l’homogénéité réalisée, sa sonorité, et son « gravitat » charactérique hollandais dans son ensemble. C’est un orgue avec plusieurs pléna, chacun différent dans son identité, mais lorsque réunis, résultent un large tutti impressionnant.
Le Cardinal Joseph Bernardin, archevêque de Chicago et Mgr. Timothy J. Lyne, recteur d’alors de la cathédrale, ont procédé à l’inauguration de l’orgue, mercredi le 19 juillet 1989. Le chœur et l’orchestre, dirigé par Richard Proulx, ont contribnué à cette impressionnante cérémonie. Aussi présente à la cérémonie, la bienfaitrice, Mme. Alice O’Malley Robinson, qui célébrait, ce jour-là, son 101e anniversaire de naissance. Les concerts d’inauguration ont eu lieu les 20 et 23 juillet 1989 – le premier donné par Jan Jongepier et le second, par David Craighead.
Jan Jongepier
L'orgue du sanctuaire
En 1981, un nouvel orgue, un cadeau de la succession de Florence Bolles, devant être placé à l'avant de la cathédrale, fut commandé. Il a été construit, dans le style du 18e siècle, par la firme Casavant Frères, de Saint-Hyacinthe, au Québec. Cet instrument à traction mécanique a été inauguré en septembre 1982. Le concert d'inauguration fut donné par Mireille Lagacé, de Montréal.
Placé du côté de l'épître du sanctuaire, face à la nef, cet instrument est entièrement auto-portant et comprend le sommier des divisions du Grand-Orgue et de la Pédale déposé sur une base qui contient la division du Positif, en position Brustwerk. Toutes les divisions sont non expressives. Les accouplements sont engagés par tirants ou leviers placés au-dessus du pédalier, ces derniers étant mécaniquement réversibles.
Le buffet est de chêne solide avec des claires-voies qui évoquent un motif abstrait de flamme qui rejoint des décorations similaires dans la cathédrale. Les tuyaux de façade, qui proviennent de la Montre 8', ont un contenu de 70% d'étain. Les tuyaux placés en miroir dans les plates-faces sont tous des tuyaux différents qui sont alimentés par le dos du pied.
Il est utilisé principalement pour l'accompagnement des solistes et des chœurs, pour soutenir le chant de la communauté lors de liturgies célébrées sur semaine ainsi qu'à l'occasion de récitals d'orgue.
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The city of Chicago, founded in 1803 near the site of Fort Dearborn, expanded rapidly after the 1830s with the construction of the railways. By 1871 it was a sizeable settlement with a population made up of large numbers of immigrants from, among other places, Catholic Italy and Ireland. In that year, on the night of 8 October, a great fire raged through the city destroying virtually every building and killing several hundred people. One of the many places to disappear was the half-completed Holy Name Church, which was reported to have melted in the intense inferno within five minutes. Four years later, the foundation stone of a new cathedral was laid.
Prior to the fire, the history of Holy Name Church had been anything but peaceful. It was originally built as a chapel to serve the newly founded St. Mary's of the Lake University, the first establishment of higher education in Chicago, whose charter had been granted in 1844. Because of the only alternative for Catholic worship in the area was the nearby German-speaking St. Joseph Church, a new church was needed before long and a wooden structure was built on the junction of Superior and State streets. Soon this was bulging at the seams, and the Holy Name Church was built near by.
In 1859 James Duggan was appointed Bishop of Chicago and there followed a series of unsavoury intrigues and conflicts that resulted in the sacking of the priests of Holy Name Church and the closing down of the university and attached seminary. In a fury, Father McMullen, head of the university stormed off to Rome to appeal to the Pope; the upshot of all this was that the fiery Bishop Duggan was placed in an asylum for the mentally ill until his death in 1899.
Bishop Duggan's successor, Bishop Foley, was of a gentler nature. When the fire deprived him of Holy Name Church, he bought the Plymouth Congregational Church, but, realising that the plain dumpy building was unworthy as Chicago Diocese's cathedral, he set about raising funds and the corner stone of a new cathedral was laid on 19 July 1874. The architect was Patrick Charles Keely. The new cathedral, dedicated on 21 November 1875, received gushing praise from the newspapers of the time. It is 216 feet (65m) in length, and 102 feet (31m) at its transepts while the spire soars 210 feet (63m) above the foundations. After Bishop Foley died in 1879 the diocese was elevated to the status of Arch-diocese and the first Archbishop of Chicago was installed with due pomp and ceremony in Holy Name Cathedral on 8 November 1880. Some 12 years later a massive restoration was begun, during which wooden pillars were replaced with marble and the ceiling received intricately painted wooden panels. An enlargement of the sanctuary was completed in 1914 and in 1924, the archbishop was elevated to the status of cardinal.
In 1968 the cathedral, found to be structurally unsafe, was immediately closed. Subsequently totally gutted, the building was underpinned with concrete and steel and the sanctuary completely rebuilt. The restoration, which included the installation of new stained-glass windows from Milan, along with some magnificent bronze statues representing the Stations of the Cross by Goffredo Verginelli, was a tremendous success, with the new windows enhancing the effect of the elegant vaulted ceiling. The previous multi-coloured decorations were removed and statues replaced in marble or bronze to provide a unity of style absent in the older building. During the restoration a massive lump of red-black granite was imported from Argentina specifically for the purpose of creating a new altar. This splendid piece of ecclesiastical furniture, designed by the artist Eugenio de Courten, is on a pedestal that is encircled by a beautiful sculpture in cast bronze. On 24 December 1969, the cathedral was re-opened for midnight mass.
The Gallery Organ
The gallery organ in the Cathedral, prior to the actual one, was built in 1877 by the distinguished Massachusetts builder William A. Johnson, shortly after the building's dedication. It was rebuilt by Wangerin in 1918 and again in 1950. The organ had suffered the ravages of time and its original pipework has been altered beyond restoration. It was in unreliable condition and suffered frequent breskdowns.
In 1985, Joseph Cardinal Bernardin, Archbishop of Chicago and Mgr. Timothy J. Lyne, Pastor of Holy Name Cathedral, announced plans for a new organ in the west gallery. The new organ is a gift to the Cathedral by Mrs. Alice O'Malley Robinson, in memory of her husband, William D. Robinson. The organ, built by the firm of D.A. Flentrop in Zandaam, Holland, was completed in the summer of 1988 and installed in Chicago in 1989.
The new organ was designed by Hans Steketee, president of Flentrop, in collaboration with the Cathedral's music director, Richard Proulx. The organ case, 40 feet high and 28 feet wide, houses the pipe and mechanism. It is constructed of solid oak to blend and reflect sound clearly through the acoustical spaces of the Cathedral. The main case, with its five large towers rising to the vaulted ceiling of the Cathedral, is built around the west rose-window, in proportion to the original architecture of Patrick Charles Keely. A second, smaller case is cantilevered from the gallery railing. Decorative panels for both cases are hand-carved and partly gilded in the traditional Dutch manner. Between the main case and the Positiv, there is a rather large space to allow for choir and instruments.
The console is situated in the classical place. The keyboard frames are of oak, fitted with ebony side rails. The arrangement of the stopknobs is vertical, from left to right: Positiv, Great, Solo, Swell, Pedal, Couplers. Because of this arrangement and because the knobs have been placed as closely together as possible, maximum surveyability has been reached. Stop names - mostly abbreviated - and registration numbers are engraved on bone plates attached to the spherical ebony knobs, a style that recalls the Konig organ in Nijmegen.
Above the pedalboard, there are reversible foot pistons that activate the coupler stops. There are also mechanical combination pedals for each division and two of these are provided for each division to switch combinations on or off. For the mixture and reed stops, as indicated in the specification, the organist moves the stopknob a quarter turn. Stops so turned may then be engaged by the combination pedals. General ventils for the Great and the Solo are also available. The pedalboard is built in historical fashion and is flat. The manual keys are fitted with polished bone, the front of the keys made with a profile. The Positiv has a balanced action; the other three keyboards have suspended action.
The installation of the divisions is as follows. The mounting of the Positiv on the railing is clear. Central in the main case, behind the middle facade, the Great is set up on two windchests, C and C-sharp. The C and C-sharp windchests of the jointly built Solo and small Pedal section are on either side, behind the side towers and the connecting sets of pipes. The Swell, installed as an Oberwerk, is above the Great. The main case has been extended behind for the larger pedal stops. Visually, the case for these large stops forms a whole with the main case. However, the chest for the large pedal stops is situated as low as possible to provide space for the full-length 32' Bombarde.
The key action is built in the classical manner. The stop action is composed of steel rollers, round, and with oak connections. The Cymberstar is situated on top of the central tower of the organ. The Rossignol is in the lower case, on a windtrunk.
The pipes were all made in Flentrop's own workshops. Individual prestant stops are of 30% tin, as are the facade pipes. The lips of the face pipes of gilded with a mixture of 80% tin. Both stopped flutes and open flutes are of 5% tin. The stopped pipes are hammered. The reeds of the Great and the Bombarde 32' have wooden boots and nuts. The other reeds have metal boots and lead nuts, some with round mahogany heads.
In characterizing the plena, the plenum of the Great sounds the broadest; that of the Solo is also broad but a little more rustling because of the tierce mixture; the Positif plenum is brilliant, swerving; and that on the Swell echoes it. When coupling the plena together, their characters remain.
With 19 reeds, this organ is richly blessed with color. The evenness and initial speech are exemplary. The relaxed, singing tone reflects the work of the restoration projects in den Bosch and Alkmaar, culminating in the sound of this large instrument.
The third element in the sound composition constitutes stopped pipes and other flute stops. Very broad are the widely scaled bourdons on the Positiv and the Solo, the richest flutes of the organ. Especially elegant are the other Positiv flutes, including the mutations. The 8', 4' and 2' flutes of the Great constitute a beautiful ensemble. Because of the Quintadeen is voiced deliberately with little quint tone, the coloring effect with other stops is minimal; but because there is no other small-scaled 8' Gedeckt in the organ, the Quintadeen has a number of uses. The Swell 16' Quintadeen has much fundamental, with perhaps some loss of melancholy usually characteristic of this stop. The Solo Gamba has a mild touch, a little sharper than a Salicional, somewhat like a South German string.
Dividing the Pedal into large and small pedal stops is a successful idea. The stops more often used for older music have managed to retain their classical place directly behind the facade, without burdening the chest with widely scaled larger stops. This solution was used in the 18th century at Lahm and in the 19th century at Dordrecht. For the wider-scaled, low-sounding fundamentals, placement at the back of the organ is no drawback; these tones project far away.
In summary, the sound of the organ is grounded in the tradition of 18th century Dutch style: singing, rich, bold and colourful, but with additional influences of the French Cathedral organs. This is an impressive organ, not only because of the musical quantities of many of the individual stops, but because of the achieved homogeneity, vocality, and characteristic Dutch "gravitat" in the ensemble. This is an organ with a number of plena, each differing in identity, but together resulting in one impressive, large tutti.
On Wednesday, July 19, 1989, Joseph Cardinal Bernardin, Archbishop of Chicago, and Bishop Timothy J. Lyne, then rector of Holy Name Cathedral, dedicated the organ. Choir and orchestra, directed by Richard Proulx, contributed to this impressive ceremony. Also present was the benefactor, Alice O'Malley Robinson, who celebrated her 101st brithday that day. The dedication recitals tool place on July 20 and 23, 1989 - the first played by Jan Jongepier and the second by David Craighead.
Jan Jongepier
The Sanctuary Organ
In 1981, a new organ was commissioned for the front of the Cathedral, a gift from the estate of Florence Bolles. It was built by Casavant Frères from St. Hyacinthe, Quebec in 18th century style. The mechanical key and stop action instrument was dedicated in September 1982. The dedicatory recital was performed by Mireille Lagacé of Montreal.
Located on the epistle side of the sanctuary, facing the nave, the instrument is completely free-standing and encased with the Grand-Orgue and Pedale division on one chest entablatured over the base which contains the Positif division in "Brustwerk" position. All divisions are unenclosed. Couplers are engaged by drawknobs of by foot levers, the latter of which are mechanical reversible.
The case is solid oak, with a double-depth collage treatment of pipeshades which evokes an abstract flame motif echoing similar building decorations in the cathedral. Facade pipes (Montre 8') are 70% tin. The mirror trebel pipes in the flats are all different speaking pipes winded separately from the back of the foot.
It is used largely to accompany cantors and choirs, to lead congregational singing at weekday services and for smaller organ recitals.
I. Positief |
III. Solo |
|||
|---|---|---|---|---|
| Prestant | 8' | Bourdon | 16' | |
| Bourdon | 8' | Prestant | 8' | |
| Octaaf | 4' | Flûte Harmonique | 8' | |
| Fluit | 4' | Gamba | 8' | |
| Nasard | 3' | Nasard | 5 1/3' | |
| Octaaf | 2' | Octaaf | 4' | |
| Terts | 1 3/5' | Ters | 3 1/5' | |
| Larigot | 1 1/3' | Mixtuur | VI-X | |
| Sesquialter | II | Cornet | V | |
| Mixtuur | IV-VI | Bombarde | 16' | |
| Cymbel | III | Trompet | 8' | |
| Dulciaan | 16' | Clairon | 4' | |
| Trompet | 8' | |||
| Kromhoorn | 8' | |||
| Vox Humana | 8' | |||
| Tremulant | ||||
II. Great |
III. Bovenwerk/Swell |
|||
|---|---|---|---|---|
| Prestant | 16' | Quintadeen | 16' | |
| Octaaf | 8' | Prestant | 8' | |
| Roerfluit | 8' | Gedeckt | 8' | |
| Quintadeen | 8' | Viola di Gamba | 8' | |
| Octaaf | 4' | Vox Celeste | 8' | |
| Nachthoorn | 4' | Octaaf | 4' | |
| Quint | 3' | Gemshoorn | 4' | |
| Octaaf | 2' | Quintfluit | 3' | |
| Woudfluit | 2' | Nachthoorn | 2' | |
| Cornet | V | Flageolet | 1' | |
| Mixtuur | IV-VIII | Mixtuur | IV-V | |
| Scherp | IV-VI | Basson | 16' | |
| Trompet | 16' | Trompet | 8' | |
| Fagot | 16' | Bassonhobo | 8' | |
| Trompet | 8' | Vox Humana | 8' | |
| Tremulant | ||||
Pedal (I) |
Pedal (II) |
|||
|---|---|---|---|---|
| Subbass | 16' | Bourdon | 16' | |
| Roerquint | 10 2/3' | Prestant | 16' | |
| Fluit | 8' | Prestant | 8' | |
| Fluit | 4' | Octaaf | 4' | |
| Bazuin | 16' | Mixtuur | VI | |
| Bombarde | 32' | |||
| Fagot | 16' | |||
| Trompet | 8' | |||
| Trompet | 4' | |||
I. Grand Orgue |
II. Positif |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Flûte conique | 4' | |
| Prestant | 4' | Doublette | 2' | |
| Flûte à fuseau | 4' | Quinte | 1 3/5' | |
| Nasard | 2 2/3' | Cymbale 2/3' | III | |
| Quarte de nazard | 2' | Cromorne | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Tremblant | ||
| Fourniture 1 1/3' | V | |||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |
| Octavebasse | 8' |
| Octave | 4' |
| Basson | 16' |