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Orgue de tribune Casavant, Opus 704, 1917 / Guilbault-Thérien, 1987
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Orgue de choeur Létourneau, Opus 14, 1987
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La colonisation des Cantons de l'Est fut d'abord le fait des Loyalistes de la Nouvelle-Angleterre qui, en 1783, après le traité de Versailles consacrait l'indépendence des États-Unis, furent regardés comme ennemis et virent leurs biens confisqués. Ils vinrent en grand nombre d'établir au Canada. Environ 10 000 se fixèrent dans les Cantons de l'Est. Le retard dans le peuplement de cette région est dû à plusieurs causes, dont la principale est le fait qu'on a d'abord voulu garder cette région anglaise et qu'on a concédé des étendues immenses terres à un petit nombre de personnes qui ne tenaient pas à les mettre en valeur, préférant les garder en vue de la spéculation, ce qui enpêcherait les Canadiens-Français, devenus à l'étroit dans leurs seigneuries en bordure du Saint-Laurent, de pénétrer dans ces Cantons.
Lorsque le loyaliste Gilbert Hyatt arriva avec ses cinq frères en 1792, il érigea un moulin qui chevauchait les rochers de la rivière Magog. Tout le hameau prit le nom de Hyatt's Mill. En 1818, répndant à une requête des notables du lieu, Sir John Coape Sherbrooke, qui fut gouverneur général du Canada en 1816 et 1817, permit d'honorer de son nom ce vilage naissant.
C'est vers 1816 que la mission s'était ouverte au culte avec l'abbé Jean Raimbault. Il célébra la première messe, en mai 1816, dans la résidence de William Bowman Felton. Entre 1816 et 1823, aucun missionnaire catholique n'est venu à Sherbrooke: les catholiques devaient se rendre à Drummondville. À partir de 1823, l'abbé John Holmes, bien qu'établi à Drummondville, venait, tous les trois mois, célébrer la messe chez les Felton ou au palais de justice du temps. Le 12 décembre 1824, les habitants d'Orford et d'Ascot envoyèrent une pétition à Mgr. Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, pour demander la permission d'ériger une chapelle dans le village de Sherbrooke. Cette permission fut accordée le 6 avril 1825 et une chapelle, sous le vocable de saint Colomban, fut construite l'année suivante par Jason Hill. Elle mesurait 15,2 mètres (50 pieds) de long sur 8,5 mètres (28 pieds) de largeur: elle possédait 28 bancs. En 1825, l'abbé Holmes est nommé missionnaire résident à Sherbrooke et, jusqu'en 1850, ses successeurs furent de souche irlandaise. Le 16 juin 1834, l'abbé John Baptist McMahon, qui desservait Sherbrooke depuis deux ans comme missionnaire, est nommé curé résident.
En 1840, le futur premier évêque de Sherbrooke, l'abbé Antoine Racine, alors curé de Stanfold (aujourd'hui Princeville) sonna l'alarme par la publication d'un manifeste intitulé « Le Canadien émigrant » qui produisit un redressement de la situation par l'abolition des principaux obstacles qui s'opposaient à l'établissement des Canadiens-Français dans les Cantons de l'Est.
Nommé curé en 1853, l'abbé Alfred-Élie Dufresne entreprend, en 1854, la construction d'une nouvelle église de 40,8 mètres (134 pieds) de long sur 15.2 mètres (50 pieds) de largeur, qui deviendra la première cathédrale en 1874. Les travaux furent exécutés par G. Cuzner et Olivier Desrochers au prix de 5 200$. Elle fut bénite le 14 janvier 1855 par Mgr. Jean-Charles Prince, premier évêque de Saint-Hyacinthe. C'est à ce moment que la nouvelle église est dédiée à Saint-Michel. Un nouveau presbytère fut construit en 1865, il deviendra le premier évêché. Ce presbytère fut démoli en 1918 pour faire place à l'archevêché actuel.
Lors de la réunion des évêques de la province réunis en concile à Québec en 1873, Mgr. Ignace Bourget, évêque de Montréal, demanda avec instance aux Pères du Concile provincial d'organiser un diocèse des Cantons de l'Est. Rome reçut avec bienveillance la requête de l'épiscopat, et le pape Pie IX érigeait, le 28 août 1874, le diocèse de Sherbrooke et nommair l'abbé Antoine Racine, alors curé dans une paroisse de la ville de Québec, comme premier évêque. Il fut sacré le 20 octobre 1874 par Mgr. Elzéar-Alexandre Taschereau, archevêque de Québec. Évêque pionnier, organisateur, colonisateur et constructeur de premier ordre, il meurt le 17 juillet 1893.
Le chanoine Paul-Stanislas LaRocque, curé de la cathédrale de Saint-Hyacinthe, lui succède le 30 novembre 1893. Il est sacré par Mgr. Édouard-Charles Fabre, archevêque de Montréal. À l’automne 1914, après le retour de Mgr Larocque de sa visite ad limina, Mgr Hubert-Olivier Chalifoux qui venait d’être nommé évêque-auxiliaire, contacte l'architecte Louis-Napoléon Audet pour lui dire que Mgr LaRocque songeait à rebâtir sa cathédrale et lui demander de préparer des croquis à cet effet. Le début de la construction, en 1915, allait permettre aux ouvriers sherbrookois de trouver un gagne-pain en cette deuxième année de la Première guerre mondiale alors que le chômage sévissait. Les matériaux de diverses régions ont servi à édifier les murs extérieurs : le granit extérieur provient de Saint-Sébastien, le remplissage est fait de pierres dégrossies (moëllon) provenant du chantier même, de briques des briqueteries d’East-Angus et de Richmond, ainsi que de terra cotta de la compagnie montréalaise Terra Cotta Co. Deux Sherbrookois, Omer Bonin et Gaudiose Plamondon, supervisent les travaux et la taille des pierres.
Alors que l’ancienne cathédrale s’oriente nord-sud, la nouvelle est orientée est-ouest, le chœur vers l’Est. La base de la cathédrale projetée est massive puisqu’on prévoit doter le bâtiment de trois nefs. Des fenêtres ogivales lui procurent un air médiéval. On opte pour un plan jésuite, avec transepts et abside, ainsi qu’une sacristie et une chapelle de part et d’autre du chœur. La construction avança lentement; des difficultés s’élevaient de tous côtés: la principale étant la grande quantité de roc à enlever. On consacre beaucoup d’énergie à l’excavation. Le génie des entrepreneurs, la détermination des ouvriers et à la puissance des chevaux sont mis à contribution. En septembre 1916, le mur de l’entrée sud, avec ses ouvertures en ogive, et les piliers du sanctuaire destinés à recevoir la future cathédrale sont élevés. À l’automne 1917, les travaux étaient terminés. Les lourds piliers supportent une voûte d’ogives surbaissée impressionnante par sa largeur et, surtout, par son recouvrement de tuiles provenant de l’entreprise bostonnaise Guastavino. Le plancher de marbre blanc, provenant de la compagnie Green Mountain Marble Co. du Vermont, est légèrement incliné vers le chœur, ce qui offre aux paroissiens une meilleure vue, ainsi qu’une meilleure acoustique. Malheureusement pour l’architecte Audet et Mgr LaRocque, le rêve de la cathédrale ne se réalise pas en ce premier quart du XXe siècle. La raison principale de l’inachèvement de la cathédrale est probablement d'ordre financièr. Cette nouvelle église est appelée « chapelle Pauline » par Mgr. LaRocque.
À la mort de Mgr. LaRocque le 15 août 1926, Mgr. Alphonse-Osias Gagnon est nommé évêque de Sherbrooke et intronisé le 29 septembre 1926. De santé fragile, il n'entreprit pas de grands travaux en cette période difficile que fut la crise économique des années 1930. Dès 1937, Mgr. Philippe Desranleau est nommé évêque-coadjuteur. Suite au décès de Mgr. Gagnon le 12 février 1941, il devient évêque titulaire.
Le 2 mars 1951, le pape Pie XII érige le diocèse de Sherbrooke en archidiocèse avec les diocèses de Saint-Hyacinthe et de Nicolet comme suffragants. Au cours du mandat de Mgr. Desranleau, l'architecte Louis-Napoléon Audet et ses deux associés présentent différents projets pour l'érection de la cathédrale. Malheureusement, suite à un accident d'auto le 30 août 1951, Mgr. Desranleau est gravement blessé et meurt le 28 mai 1952 avant de pouvoir réalise l'un deux. Entre temps, le 19 janvier 1952, Mgr. Georges Cabana est nommé archevêque-coadjuteur.
Chose certaine, après plus de quarante ans d’attente, Sherbrooke possédera sa cathédrale et Louis-Napoléon Audet en sera le principal artisan. En effet, en 1956, il retourne sur le site de la chapelle Pauline pour y réaliser la cathédrale Saint-Michel. Il est maintenant âgé de 75 ans (alors qu’il en avait 34 au début des travaux du soubassement de la cathédrale). Depuis ses premiers dessins de cathédrale, bien des bâtiments religieux ont vu le jour grâce à son crayon. D’ailleurs, l’idée d’une cathédrale à 5 nefs, ne pouvant se réaliser à Sherbrooke, servit à la conception de la cathédrale Sainte-Anne-de-Beaupré en 1922. Les plans qu’il présente en 1955 sont le fruit d’un mûrissement professionnel, de l’apparition de nouveaux matériaux, d’une évolution artistique et d’une adaptation aux exigences des autorités religieuses.
Les ouvriers de l’entrepreneur J. A. Verret débutent les travaux le 6 mai 1956. Afin d’assurer une harmonie avec le soubassement construit en 1914-1917, le choix du recouvrement extérieur et de l’architecture de la cathédrale prend sa source dans le premier projet. Le granit s’impose donc comme matériau. Il provient de Saint-Sébastien, mais d’une carrière différente : les premières carrières, qui avaient alimenté la chapelle Pauline, avaient été fermées à cause de l’épuisement de la ressource ou encore de la présence de filons trop importants de minéraux ferreux qui rouillaient dans le granit. D’ailleurs, aujourd’hui on peut reconnaître la délimitation entre le soubassement et la cathédrale par la présence de cette rouille dans le granit de la chapelle Pauline. Le cuivre et le bardeau d’asphalte recouvrent la toiture.
Le plan en croix latine orientée vers l’est suit celui de la chapelle Pauline. La longueur totale est de 79,2 mètres (260 pieds) et les transepts totalisent une largeur de 45,7 mètres (150 pieds). Le corps principal se compose d’une nef principale, de deux nefs secondaires et de bas-côtés. Dans les années 1910, Audet prévoyait une longue flèche à la croisée des transepts, projet qu’il dut abandonner. Par contre, l’architecte flanque le transept nord d’une tour octogonale dominée par un clocher recouvert de cuivre, le tout s’élevant à une hauteur de 51,8 mètres (170 pieds). Du côté est, le temple s’impose par sa hardiesse. Puisque la cathédrale s’inscrit dans une dénivellation, l’abside et le soubassement totalisent une hauteur de 41,7 mètres (137 pieds).
L’essentiel du visage de la façade ouest se concentre dans la partie centrale qui correspond à la nef principale. Elle s’élève à 33,5 mètres (110 pieds) de hauteur et mesure 23,8 mètres (78 pieds) de largeur. Les deux imposantes tours carrées prévues dans les aquarelles de 1914 disparaissent du décor. Selon Denis Tremblay, un des associés de Audet, cet élément n’était pas abandonné définitivement : « Les tours de la façade principale ont été supprimées mais pourront être construites plus tard puisque leur charpente a été prévue et préparée pour les recevoir. »
Cependant, on a conservé les tourelles octogonales logeant les escaliers qui mènent aux tribunes. En fait, toujours selon l’architecte Tremblay, le budget imposait un dessin simplifié des façades. Le vocabulaire gothique se matérialise dans les arcs en ogives de la porte et de l’imposante fenestrations qui éclaire la nef. Par ailleurs, dans l’ensemble des fenestrations les ogives sont accentuées comparativement à celles de la chapelle Pauline. Un Christ en croix, reproduction en aluminium patiné du Saint-Suaire de Turin, a été exécué par la firme Cassini, de Montréal, et fondu à Sainte-Croix de Lotbinière. Il remplace la rosace que Audet avait dessinée à l’époque de Mgr LaRocque.
L’emploi des matériaux modernes a permis à l’architecte de présenter un intérieur vaste. Dans le projet initial, Louis-Napoléon Audet et Mgr LaRocque caressaient le rêve d’une cathédrale à cinq nefs. Selon les désirs de Mgr Philippe Desranleau, qui relance le projet de construction en 1949, l’architecte réajustait le tir en élargissant la nef principale, en faisant des deux nefs secondaires des allées et en logeant des chapelles et des confessionnaux dans les bas-côtés. Grâce à une structure de béton, le nombre de colonnes a été réduit de moitié et les travées ont 11 mètres (36 pieds), plutôt que (5,5 mètres) 18 pieds.
Au moment de la bénédiction, le 27 septembre 1957, la décoration du nouveau temple est incomplète. Il faut dire que Audet avait d’abord l’intention de recouvrir les voûtes de tuiles Gustavino, tout comme pour la chapelle Pauline. Pour des raisons d’économie, il opte plutôt pour un enduit acoustique gris pâle, mais qui permet la projection des mélodies de l’orgue, logé dans la plus haute des deux galeries au-dessus du narthex. Les voûtes, dont la plus haute s’élève vers le ciel à une hauteur de 21,3 mètres (70 pieds), prennent forment dans les arcs en forme de lancettes qui s’entrecroisent pour former un dessin ayant beaucoup de relief, créant des jeux d’ombre et de lumière d’un effet intéressant. Cette utilisation savante des ombres est manifeste dans le sanctuaire en hémicycle où le déambulatoire ajoute à la profondeur.
La sobriété du décor permet aujourd’hui d’apprécier tous les éléments artistiques. Pas moins de 105 vitraux (34 grands, 11 moyens, 60 petits) réalisés entre 1959 et 1965 par le maître verrier Raphaël Laudeur, de Paris, sur des dessins conçus par le frère assomptionniste Gérard Brassard, colorent la lumière qui pénètre dans la cathédrale. Quatre tableaux reproductions d’œuvres de maîtres dont une signée Plamondon, ont été récupérés de l’ancienne cathédrale et exposés dans les transepts. Des mosaïques dessinées par André Mériel-Bussy décorent les autels latéraux.
La chapelle de sainte Anne, à la croisée de la nef et du transept sud, est un lieu vitré où les parents peuvent assister à la messe sans que leurs enfants ne distraient l’assistance. Vis-à-vis, du côté nord, se trouve la chapelle des reliques. Cette chapelle contient une partie de la précieuse collection de reliques constituée par Mgr Philippe Desranleau avant son arrivée comme évêque de Sherbrooke en 1938. Elle contient aussi le maître-autel de marbre et de bois installé dans la première cathédrale vers les années 1880. Elle contient aussi une statue du Sacré-Cœur, œuvre de Médard Bourgault de Saint-Jean-Port-Joli, tout comme une statue de Notre-Dame-de-Sherbrooke exécutée à la demande de Mgr Desranleau en 1941, le prie-dieu et le fauteuil de Mgr Georges Cabana, archevêque de 1952 à 1968, et la châsse de l’Enfant Jésus de Prague, œuvre donnée à l’Église diocésaine par M. Steeve Lussier, en mémoire de son père qui en est l’auteur.
Le maître-autel, de très grande dimension, se dresse au centre du sanctuaire. La table de granit de poli de Chicoutimi mesure 3,7 mètres (12 pieds) de longueur sur 2,4 mètres (8 pieds) de largeur; elle est supportée par huit colonnes d'onyx du Maroc et par deux pylônes de marbre vert de Saint-Barthélémy. Il est surmonté d'un baldaquin suspendu et d'une croix de 3,7 mètres (12 pieds) de long, avec un corpus sculpté dans un bois de tilleul.
La cathédrale a été consacrée les 23 et 24 juin 1959 par Mgr. Georges Cabana. Un décret pontifical du pape Jean XXII, daté du 31 juillet 1959, érige la cathédrale en basilique mineure.
Perchée sur une sorte d’acropole, elle domine la ville et les environs de sa silhouette massive, robuste, que complètent les lignes plus aériennes du palais archiépiscopal, à l’aspect d’un château fort. Archevêché, chapelle Pauline et cathédrale forment aujourd’hui un ensemble de maçonnerie imposant, qui révèle l’évolution de la pensée du principal artisan de cette œuvre, l’architecte Louis-Napoléon Audet.
Les orgues
L'orgue de tribune
La cathédrale a toujours été le centre d'un mouvement musical intense. En 1874, on y installe un orgue Couillard à deux claviers inauguré par l'organiste Rosa d'Erina et un choeur mixte dirigé par H.-O. Doré, professeur au collège de Sherbrooke. Le chant liturgique est assuré par les étudiants du séminaire Saint-Charles de 1875 à 1910 sous la direction de l'abbé J.-H. Roy puis par une chorale mise sur pied par le notaire Ernest Sylvestre.
En 1918, un orgue Casavant à trois claviers est installé dans la chapelle Pauline. L'un des titulaires fut, pendant de longues années, Louis-Édouard Codère. L'instrument est déménagé au dernier jubé de la nouvelle cathédrale en 1957. Il fut restauré, en 1987, par la firme Guilbault-Thérien au coùt de 75 000$. Il a été ré-inauguré le 4 octobre 1987.
L'orgue de choeur
Cet instrument a été construit à l'origine pour l'église Saint-Jean-de-Bréboeuf, de Sherbrooke, sous la direction générale du facteur Fernand Létourneau en consultation avec l'organiste de cette église, André Vallières. La conception physique de l'instrument a été élaborée par Denis Campbell alors que son harmonisation, de type classique français, a été réalisée par Jean-François Mailhot et Sylvain Létourneau.
Les principaux et les anches sont construits d'étain poli à 70% alors que ce pourcentage est de 30% pour les flûtes. Le jeu de Soubasse et le buffet de l'orgue sont de chêne massif. Les notes naturelles des claviers manuels sont d'os poli alors que les accidentées sont de padouk. Quant au pédalier, les notes naturelles sont d'érable alors que les accidentées sont de bois de rose.
Le récital inaugural a été donné par Hélène Panneton.
Lorsque l'église a été fermée en 2005, il fut décidé de relocaliser cet instrument comme instrument de choeur à la cathédrale. Le déménagement s'est effectué en octobre 2005. Afin que l'architecture du buffet s'harmonise avec celle de la cathédrale, quelques éléments de décoration, incluant les claires-voies, ont été ajoutés.
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Colonization in the Eastern Townships was first done by Loyalists coming from New England who, in 1783, after the Versailles Treaty sanctioned the independence of the United States, were considered as ennemies and whose possessions were confiscated. They came in large number to settle in Canada. About 10,000 of them came in the Eastern Townships. Many reasons caused the late peopling in this region, but the main one was that the region should be kept as an English-speaking region and large amount of land was granted to few people who did not want to work on them but only to keep them for speculation. The situation prevented the French-Canadian population, who had not much living space in the seigneuries along the St. Lawrence River, from settling in the townships.
When Loyalist Gilbert Hyatt arrived with his five brothers in 1792, he built a mill over the Magog River. The hamlet was known as Hyatt's Mill. In 1818, upon a request from the notables, Sir John Coape Sherbrooke, who had been Governor General of Canada in 1816 and 1817, authorized them to name the growiing village after his name.
By 1816, a Catholic mission was settled with Rev. Jean Raimbault. He celebrated a first mass, in May 1816, in William Bowman Felton's home. Between 1816 and 1823, no Catholic missionnary came to Sherbrooke: Catholics had to go to Drummondville. From 1823, Rev. John Holmes, while living in Drummondville, came every three months to celebrate mass in Felton's home or in a hall in the Law Courts. On December 12, 1824, people liviing in Orford and Ascost petitionned Bishop Joseph-Octave Plessis, of Quebec City, to obtain permission for building a chapen in the village of Sherbrooke. This permission was granted on April 6, 1825 and a chapel, dedicated to St. Columban, was built the following year by Jason Hill. The building was 50 feet (15.2 meters) long by 28 feet (8.5 meters) wide: there was 28 pews. In 1825, Rev. Holmes was appointed resident missionnary in Sherbrooke and, until 1850, all his successors were Irish born. On June 16, 1834, Rev. John Baptist McMahon, who ministered in Sherbrooke as missionnary, was appointed as the first resident parish priest.
In 1840, the future first bishop of Cherbrooke, Rev. Antoine Racine, then parish priest in Stanfold (now Princeville) sound the alarm when he published a pamphlet titled "Le Canadien émigrant / The Emigrant Canadian" with the results that major obstacles to the colonization of the Eastern Townships by French-Canadians were lifted.
Appointed parish priest in 1853, Rev. Alfred-Elie Dufresne began, in 1854, the construction of a new 134 feet (40.8 meters) long by 50 feet (15.2 meters) wide church, that would become the first cathedral in 1874. Construction was carried out by G. Cuzner and Olivier Desrochers at the cost of $5,200. It was blessed on January 14, 1855 by Bishop Jean-Charles Prince, first bishop of St. Hyacinthe. On that occasion, the new church was dedicated to St. Michael. A new rectory was built in 1865, it will become the first bishop's palace. This rectory will demolished in 1918 to make way for the actual archbishop's palace.
In a meeting of all bishops of the province of Quebec, in 1873, Bishop Ignace Bourget, of Montreal, emphasized the need for a new diocese in the Eastern Townships. The request was sent to Rome and, on August 28, 1874, Pope Pius IX established the diocese of Sherbrooke and appointed Rev. Antoine Racine, then parish priest in Quebec City, as first bishop. He was consecrated on October 20, 1874 by Archbishop Elzéar-Alexandre Taschereau, of Quebec City. First-rate pioneer, organizer, colonizer and builder, he died on July 17, 1893.
Canon Paul-Stanislas LaRocque, parish priest in St. Hyacinthe cathedral, was appointed on November 30, 1893. He was consecrated by Archbishop Edouard-Charles Fabre, of Montreal. In the fall of 1914, upon his return from his "ad lumina" visit, Bishop LaRocque instructed his newly appointed auxiliary bishop, Hubert-Olivier Chalifoux, to meet with architect Louis-Napoléon Audet and tell him that Bishop LaRocque wanted to build a cathedral and ask him to sumbit proposals. Construction began in 1915, It was a way to provide work for people in this second year of the First World War while unemployment ran high. Materials from neighboring regions were used to build exterior walls : granite came from St. Sébastien, filling came from rough stones from the working site, bricks manufactured in East-Angus and Richmond, and terra cotta from Terra Cotta Co., of Montreal. Work and stone cutting supervision was done by Omer Bonin and Gaudiose Plamondon, of Sherbrooke.
While the old cathedral was facing south, the new chancel faces east. The foundations of the projected cathedral are bulky since it will be a three-nave building. Ogival windows gives a Medieval look. The Jesuit plan is adopted with transepts and apse along with a vestry and chapels on both sides of the chancel. Contruction progressed slowly; difficulties came from all sides: the main one was the large quantity of stone to be removed. Excavation was the major operation. It required engineering from the builders, determination from the workers and power from the horses. In September 1916, the south wall with its ogival openings and the pillars were completed. The church is inaugurated in the fall of 1917. Large pillars support a surbased vault; impressive by both its width and the covering tiles manufactured by the Gustavino firm. from Boston. The slightly inclined white marble floor come from Green Mountain marble Co., of Vermont. Unfortunately for both architect Audet and Bishop LaRocque, the dream of a cathedral will not materialize in this first quarter of the 20th century. The main reason for the delay is probably due to the lack of funds. This new church is named "Pauline Chapel" by Bishop LaRocque.
When Bishop LaRocque dies on August 15, 1926, Bishop Alphonse-Osias Gagnon is appointed and is enthroned on September 29, 1926. Due to frail health and the economic crisis during the 1930s, he will not unterdake any major work. In 1937, Bishop Philippe Desranleau is appointed as bishop-coadjutor. When Bishop Gagnon dies on Debruary 12, 1941, he is appointed titular bishop.
On March 2, 1951, Pope Pius XII established the diocese of Sherbrooke as archdiocese with St. Hyacinthe and Nicolet dioceses as suffragans. During Bishop Desranleau's episcopate, architect Louis-Napoléon Audet and his two associates submitted various proposals for the new cathedral. Unfortunately, following a car accident on August 30, 1951, Bishop Desranleau is seriously wounded and he will die on May 28, 1952 before being able to launch the construction work. Meanwhile, on January 19, 1952, Bishop Georges Cabana is appointed archbishop-coadjutor.
After a delay of more than forty years, Sherbrooke will have its cathedral and Louis-Napoléon Audet will be the main architect. In 1956, architect Audet return on the Pauline Chapel site to build St. Michael Cathedral. He is now 75 years old (he was 34 when the Pauline Chapel was built). Since his first plans of the cathedral, he has built many religious buildings. One of them is the St. Anne-de-Beaupré basilica in 1922 where he used the plans he prepared for Sherbrooke's five-nave cathedral. The plans he submitted in 1955 are the result of professional maturity, the use of new materials, artistic evolution and adaptation to new requirements from religious authorities.
On May 6, 1956, workers for contractor J.A. Verret began the construction works. To insure unity of style with the lower church built in 1914-1917, the choice of material for the exterior walls and the buildiing style come from the initial project. Granite is used as main material. It comes from St. Sébastien but from another quarry : the quarries used for the Pauline Chapel are now closed because of the lack of materials or by the presence of ferrous mineral veins that would rust in the granite. It is wasy today to see the delimitation between the lower and the upper church by the presence of rust in the granite used in the Pauline Chapel. Copper and asphalt shingles are used for the roof.
The latine cross floor plan facing east follows the one used for the Pauline Chapel. The building is 260 feet (79.2 meters) long and 150 feet (45.7 meters) wide at the transepts. The main building is is composed of the main nave, two secondary naves and side aisles. In the 1910s, Audet planned for a high spire at the transept crossing but the project was abandonned. On the other hand, the architect adds an octogonal tower topped by a copper roof alongside the north transept: the tower is 170 feet (51.8 meters) high. On the east side, the building stands out by its boldness. Since the cathedral is located in a slope, the apse and the lower church have a combined height of 137 feet (41.7 meters).
Most of the west facade marches the main nave. It is 110 feet (33.5 meters) height and 78 feet (23.8 meters) wide. The projected two impressive square towers, as seen in a 1914 painting, are no longer there. According to Denis Tremblay, one of Audet's associates, this element is not definitely discarded: "Although the towers in the main facade are not there, they can be built at a later date since the structure has been prepared for."
However, octogonal towers housing stairs leading to the rear galleries have been preserved. According again to architect Tremblay, budget requirements called for a simplified facade. Gothic architecture is represented in ogival archways above the doors and the imposing windows that light up the nave. Otherwise, in all windows, ogives are emphasized as compared to the ones in the Pauline Chapel. A Christ on the Cross, a patinized aluminum reproduction of Turin's Holy Shroud, was executed by Cassini firm, of Montreal, and melted in a St. Croix-de-Lotbinière shop. It replaced the rose window planned by Audet.
The use of modern materials allowed the architect the design a large interior. In the initial project, Louis-Napoléon Audet and Bishop LaRocque planned for a five-nave cathedral. According to Bishop Desranleau's wishes, who revived the project in 1949, the architect revised his plan by enlarging the main nave, replacing the secondary naves with aisles and adding chapels and confessionals in the side aisles. Thanks to a concrete structure, the number of pillars was reduced by half and bays are 36 feet (11 meters) part from each other instead of 18 feet (5.5 meters).
When it was blessed on September 27, 1957, the interior decoration was incomplete. Originally, Audet planned to use Gustavino tiles on the vault as he did in the Pauline Chapel. For economic reasons, he used a pale gray acoustic coating that allows a better sound projection for the organ located in the second gallery above the narthex. Vaults are at a height of 70 feet (21.3 meters) and originate in the archways as intertwining lancets to create a raised design where the mixture of shade and light sets an interesting result. This skilful used of shades is evident in the semi-circular chancel where the ambulatory adds to the depth.
The bearness of the decor allows today to appreciate all the artistic elements. No less than 105 stained glass windows (34 large, 11 medium, 60 small) executed between 1959 and 1965 by master glassmaker Raphaël Laudeur, from Paris, upon drawings prepared by Assumptionist Brother Gérard Brassard, color the light that enters the cathedral. Four paintings, copies of masterworks of whom is signed by Plamondon, were recuperated froom the old cathedral and are on display in the transepts. Lateral altars are decorated with mosaics designed and exécuted by André Mériel-Bussy.
The St. Anne Chapel, located at the nave crossing and the south transept, is a glass enclosure where parents can attend services with their children without them disturbing the congregation. Opposite, on the north side, stands the Relic Chapel. It houses part of the precious collection of relics put together by Bishop Desranleau before his arrival as Archbishop of Sherbrooke in 1938. It also houses the wood and marble main altar installed in the first cathedral aroung 1880, a Scred Heart statue executed by Médard Bougault, from St. Jean-Port-Joli, and a statue of Our Lady of Sherbrooke commissionned by Bishop Desranleau in 1941, Bishop Cabana's prayer stool and air, and the shrine of Holy Infant of Prague donated by Steeve Lussier, in memory of his father who built it.
A very large main altar is installed right iin the center of the chancel. The polished granite table, from Chicoutimi, is 12 feet (3.7 meters) long by 8 feet (2.4 meters) wide. It is supported by eight onyx pillars, from Maroc, and two green marble columns from St. Barthelemy. The altar is surmounted by a suspended baldachino and a large 12 feet (3.7 meters) long crucifix with a lime sculpted corpus.
The cathedral was consecrated on June 23 and 24, 1959 by Bishop Georges Cabana. A pontifical decree issued by Pope John XXIII, dated July 31, 1959, bestowed the status of minor basilica to the cathedral.
Perched on an acropolis, the cathedral overlooks the city and its surroundings with is massive and robust figure completed by the more arial style of the archbishop palace that looks like a fortress. Together, the archbishop palace, the Pauline Chapel, and the cathedral form an imposing stonework group that reveals the evolutional spirit of its main architect, Louis-Napoléon Audet.
The organs
The Gallery Organ
The catheral was always a center of intense musical mouvement. In 1874, a 2-manual Couillard organ was inaugurated by organist Rosa d'Erina and by a mixed choir led by H.O. Doré, professor at the Sherbrooke College. Liturgical music was provided, from 1875 to 1910, by students at St. Charles Seminary under the direction of Rev. J.H. Roy to be replaced by a choir set up by Norary Ernest Sylvestre.
In 1918, a new 3-manual Casavant organ is installed in the Pauline Chapel. One of the organists was, for many years, Louis-Edouard Codère. The instrument was moved into the second gallery of the new cathedral in 1957. It was restored in 1987 by Guilbault-Thérien at the cost of $75,000. It was reinaugurated on October 4, 1987.
The Chancel Organ
This instrument was originally built and installed in 1987 in St. Jean-de-Brébeuf church in Sherbrooke, under the general supervision of organbuilder Fernand Létourneau and in consultation with the church organist, André Vallières. The physical design of the instrument was conceived by Denis Campbell while its voicing, in the classical French tradition, was executed by Jean-François Mailhot and Sylvain Létourneau.
Principals and reeds are built from 70% polished tin while this percentage decreases to 30% for the flues. The Soubasse stop and the organcase are made of oak. Natural notes of the manuals are made of polished bone while the accidentals are of paduk. Natual notes of the pedalboard are made of maple while the accidental are made of rose wood.
Hélène Panneton performed the inaugural recital..
When the church closed in 2005, it was decided to relocate this instrument as the cathedral's chancel organ. The moving was completed in October 2005. In order to match the style of the organcase with its new environment, decorative elements, including the pipeshades, were added.
II. Grand-Orgue |
I. Positif |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte | 4' | |
| Flûte traversière | 8' | Prestant | 4' | |
| Flûte | 4' | Flûte | 2' | |
| Prestant | 4' | Cornet | II | |
| Doublette | 2' | Plein Jeu | III | |
| Fourniture | IV | Cromorne | 8' | |
| Trompette | 8' | Tremblant | ||
III. Récit |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Flûte (ext) | 16' | |
| Principal | 8' | Bourdon (ext) | 16' | |
| Bourdon | 8' | Flûte | 8' | |
| Viole de gambe | 8' | Bourdon | 8' | |
| Voix céleste | 8' | Montre | 8' | |
| Flûte | 4' | Prestant (ext) | 4' | |
| Violon | 4' | Bombarde (ext) | 16' | |
| Octavin | 2' | Trompette | 8' | |
| Mixture | III | |||
| Trompette | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Tremblant | ||||
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Flûte à cheminée | 8' | Bourdon | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte conique | 4' | |
| Doublette | 2' | 1Cornet 2 2/3' | III | |
| Trompette | 8' | Cromorne | 8' | |
| Tremblant | ||||
Pédale |
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|---|---|
| Soubasse | 16' | Bourdon | 8' |
| 1 | Tuyauterie usagée ré-harmonisée / Used pipework, revoiced |