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Brodeur, 1893 Létourneau, 2002
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Le développement de la seigneurie de Nicolet au début du XIXe siècle nécessite l'implantation d'un moulin, vers 1808, sur le site où se forme le village de Sainte-Monique. La paroisse, érigée en 1842, fait partie, à l’époque de sa fondation, du diocèse de Québec. Elle devient l'une des paroisses du diocèse de Trois-Rivières, lors de sa création en 1852 et plus tard, du diocèse de Nicolet, lorsque fondé en 1885.
Cette paroisse est l’une des premières paroisses faisant partie du deuxième groupe de paroisses de la rive sud du Saint-Laurent qui aient pris naissance sur les riches terres de la région du Lac Saint-Pierre. L’emplacement physique de l’église s’est concrétisé après de long débats et est choisi pour des raisons d’accessibilité facilitée par les voies terrestres de communication déjà en place. Les espaces nécessaires à un centre religieux (église, presbytère, dépendances, cimetière) sont offerts gratuitement par un commerçant de bois, Samuel Waterford Woodward.
C’est le 25 octobre 1842 que Mgr. Joseph Signay, archevêque de Québec, appose sa signature au décret d’érection en paroisse religieuse du territoire que l’on avait demandé de détacher de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Nicolet. L’organisation matérielle de la paroisse tarde à se réaliser faute de la nomination d’un curé permanent. Il faudra attendre au 8 octobre 1848 pour que l’abbé Michel Forgues arrive en poste. Il célèbre la première messe au presbytère, construit en bois au cours de l'année 1848. Mesurant 14,6 mètres (48 pieds) par 9,8 mètres (32 pieds), il sert de chapelle temporaire dans l'attente de la fin des travaux de construction de l'église. Le contrat de construction de cette dernière, avec sacristie, est confié, le 30 juin 1845, aux entrepreneurs Jean-Baptiste Hébert et Augustin Leblanc. Seules les fondations sont réalisées en 1848, la construction sera parachevée en 1849. L'édifice, construit en pierres des champs, mesure 32,9 mètres (108 pieds) par 15,2 mètres (50 pieds) et est béni le 7 mars 1850. L’intérieur de l’église fut parachevé en 1858 par Thomas Allard qui veille au parachèvement de la voûte. La chapelle temporaire, servant au culte durant l’époque de la construction de l’église, devient le presbytère.
Un groupe de huit tableaux, produits entre 1870 et 1880, par le peintre romain Cesare Porta, sont achetés. Ils peuvent toujours être admirés dans l’église actuelle. En 1885, Joseph Thomas Rousseau peint, en trompe-l’œil, les panneaux de la grande voûte.
Le 2 avril 1890, le feu détruit l’église, la sacristie, le presbytère et les dépendances de la fabrique. La reconstruction est presque immédiatement accordée sauf que l’église doit être reconstruite sur l’emplacement du presbytère avec façade du côté du grand chemin et le presbytère sur l’emplacement de la sacristie incendiée.
Le contrat de la construction de l’église et de la sacristie est accordé à l’architecte-entrepreneur Louis Caron, de Nicolet, le 5 juin 1890 qui réalisera les constructions sur une période de deux ans. L’église qui devait mesurer 73,2 mètres (240 pieds) de longueur sur 12,2 mètres (40 pieds) de largeur aura, lorsque terminée, une longueur de 76,2 mètres (250 pieds) sur 20,4 mètres (67 pieds) de largeur incluant une sacristie qui mesure 18,3 mètres (60 pieds) de longueur par 12,2 mètres (40 pieds) de largeur. La nef contient 576 places et son jubé 220 places, sans compter la tribune de l’orgue, logée plus haut, à un deuxième jubé. Construite en pierre, elle coûte 39 880$. Un carillon de trois cloches de fabrication française, achetées en Belgique, au coût d’environ 1 500$ est installé au clocher. La nouvelle église est bénie par Mgr. Elphège Gravel, évêque de Nicolet, le 29 mai 1893. Quant au presbytère, il mesure 50 pieds de long par 33 pieds de large.
Dès 1905, il est noté que la façade de l’église pourrait s’écrouler. Pour résoudre ce problème, il est décidé de remplacer la monture des cloches et d’exécuter un second drainage autour de l’église. La même situation est remarquée en 1916 alors que la façade de l’église penche dangereusement. Un décret de l’évêque ordonne les réparations devenues nécessaires. Et comme la situation ne se corrige pas, le 13 juillet 1925, s’appuyant sur un rapport de l’inspecteur des édifices publics de la province, Mgr. Hermann Brunault, évêque de Nicolet, ordonne la démolition de l’église. L’année suivante, suite aux suggestions des architectes Gauthier et Daoust, l’évêque sursoit à son décret et l’édifice subit des réparations majeures au coût de 33 380$.
En 1948, des dépenses sont engagées visant à réparer des faiblesses structurelles de l’église. En 1984 et 1985, l’intérieur et l’extérieur de l’église sont peints à nouveau, un clocher en fibre de verre remplace l’ancien, fait de bois et recouvert en tôle, jugé trop lourd pour l’édifice tandis que les portes et fenêtres sont remplacées et le portique interieur est aménagé.
L’orgue
L’orgue actuel est le troisième instrument de la paroisse. Le premier, acheté en 1871, semblait être une belle occasion pour acheter un orgue. Un dénommé Pierre Beaudoin en possède un qu’il a tenté, sans succès, de vendre à La Baie-du-Febvre et à Lévis. Le curé le fait acheter par la fabrique pour la somme de 1 000$.
Le deuxième instrument, un Mitchell, est acheté et installé en 1878, pour la somme de 1 700$. Il est partiellement détruit lors de l’incendie de 1890.
À l’automne de 1890, il est décidé d'acheter et d’installer un orgue dans la nouvelle église. Le nouvel instrument doit incorporer la tuyauterie de l’ancien orgue sauvée du feu. La construction de cet instrument est réalisée par Eusèbe Brodeur, un facteur d’orgues de Saint-Hyacinthe, au coût de 1 600$. Il comporte 21 jeux répartis sur deux claviers manuels et pédalier et une console renversée.
L'instrument n’a jamais été modifié jusqu’à ce qu’il soit restauré par la maison Orgues Létourneau, de Saint-Hyacinthe, au cours de l’année 2002. L'instrument restauré est inauguré le 3 novembre 2002 par Gaston Arel.
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The development of the Nicolet seigneury early in the 19th century requires the building of a mill, by 1808, on a site that will become the village of St. Monique. The parish, established in 1842, is part of the Québec diocese. It becomes one of the parishes of the new Trois-Rivières diocese when it is established in 1852 and later, part of the Nicolet diocese, established in 1885.
This parish is one of the second wave of parishes established on the south shore of the St. Lawrence River on rich lands in St. Pierre Lake region. The physical location of the church is set after long debates and is chosen for its easy access taking into account existing land roads at the time. The required land for the religious center (church, presbytery, outbuildings, cemetery) is given by a local wood merchant, Samuel Waterford Woodward.
On October 25, 1842, Archbishop Joseph Signay, of Québec, approves bt decree the establishment of the new parish to be detached from Nicolet's St. Jean-Baptiste parish. The physical organization of the new parish is delayed because no priest is available to be permanently assigned. Rev. Michel Forgues is appointed as parish priest only on October 8, 1848. A first mass is celebrated in the wooden presbytery completed a few months earlier. The 48 feet (14.6 meters) long by 32 feet (9.8 meters) wide building is used as a temporary chapel until the church is completed. The contract for the construction of the church is awarded, on June 30, 1845, to contractors Jean-Baptiste Hébert and Augustin Leblanc. Only foundations are executed in 1848; the construction of the church will be completed in 1849. The stone building, measuring 108 feet (32.9 meters) long by 50 feet (15.2 meters) wide, is blessed on March 7, 1850. The church interior is completed in 1858 by Thomas Allard who looks after the vault completion. The temporary chapel, used as worship center pending the construction of the church, becomes the presbytery.
A group of eight paintings, executed by Roman artist Cesare Porta between 1870 and 1880, are purchased. They are still present inside the actual church. In 1885, Joseph Thomas Rousseau painted, in still-life deception, the panels of the large vault.
On April 2, 1890, the church, the vestry, the rectory and the outbuildings are destroyed by fire. The permission for rebuilding is almost immediately granted with the exception that the church is to be rebuilt facing the main road on the site of the former prebytery while the presbytery is to be rebuilt on the site of the former sacristy.
The contract for rebuilding the church and the vestry is awarded, on June 5, 1890, to architect-contractor Louis Caron, of Nicolet, who will complete the buildings over a two-year period. The initial dimensions of the church were to be 240 feet (73.2 meters) long by 40 feet (12.2 meters) wide but when completed, the church is 250 feet (76.2 meters) long by 67 feet (20.4 meters) wide including a 60 feet (18.3 meters) long by 40 feet (12.2 meters) wide sacristy. Its nave seats 576 and its gallery 220, plus the one located in the organ loft in the second gallery. The stone building cost 39 880$. A three-bell carillon, cast in France but purchased in Belgium, at a cost of 1 500$, is installed in the belfry. The new church is blessed on May 29, 1893 by Bishop Elphège Gravel, of Nicolet. The new presbytery is 50 feet long by 33 feet wide.
Earlu in 1905, it is observed that the façade of the church could collapse. To solve this problem, it is decided to replace the handles of the bells and to perform a second drainage around the church. The same situation is again observed in 1916 while the façade of the church leans dangerously. A decree from the bishop orders that all necessary repairs be undertaken. And as the situation does not improve, on July 13, 1925, based on a report from the public buildings inspector for the province of Quebec, Bishop Hermann Brunault, of Nicolet, orders that the church be demolished. The following year, acting upon suggestions put forward by architects Gauthier and Daoust, the bishop suspends his decree and major repairs, at a cost of 33 380$, are undertaken.
In 1948, the building is again repaired to correct structural weaknesses. In 1984 and 1985, the interior and the exterior of the church are repainted, a new fibreglass steeple replaces the old one, made of timber and covered with sheet-metal, believed too heavy for the structure while doors and windows are replaced and a new narthex is laid out.
The Organ
The actual organ is the third instrument owned by the parish. The first one, purchased in 1871, is beleived to have been a good opportunity to purchase an organ. A man by the name of Pierre Beaudoin had an organ that he tried, without luck, to sell to La Baie-du-Febvre and Lévis. The parish priest asks the churchwardens to purchase it for 1 000$.
The second instrument, a Mitchell organ, is purchased and installed in 1878, for the amount of 1 700$. This instrument is partially destroyed in the 1890 fire.
In the fall of 1890, the churchwardens decide to purchase and install an organ in the new church. The new instrument is to incorporate part of the pipeworks salvaged from the fire. Eusèbe Brodeur, an organbuilder from St. Hyacinthe, is awarded the contract to build the new instrument at a cost of 1 600$. It is to be a 21-stop instrument with 2 manuals and pedal featuring a reverse console.
This instrument remains unchanged until it was restored by Orgues Létourneau, from St. Hyacinthe, in 2002. The newly restored organ is inaugurated on November 3, 2002 by Gaston Arel.
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Bourdon | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Salicional | 8' | Clarabelle | 8' | |
| Dulciane | 8' | Violina | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Octavin | 2' | |
| Prestant | 4' | Hautbois | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Cromorne | 8' | |
| Doublette | 2' | Tremolo | ||
| Mixture | III | |||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
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|---|---|
| Bourdon | 16' | Violoncelle | 8' |